La peur de la mort est le fond de toutes les peurs. Outre la peur de l'anéantissement, elle est associée à la mort des êtres chers, à la perte de nos possessions, à la nature éphémère de toute chose, à l'insécurité du réel, imprévisible, jamais totalement sous contrôle. Comment se sauver de cette peur ? En s'éveillant à ce qui ne meurt pas. A ce qui ne peut mourir. Qu'est-ce qui ne peut mourir ? La conscience. Un secret simple. Mais intime. Si intime ! Ce que nous sommes vraiment, avant et après tout. Un anonyme du Cachemire du IXè siècle l'a dit ainsi : L'être conscient ne naît pas, ne meurt pas. Jamais, nulle part. Il ne ressent cela que par égarement, comme dans l'illusion d'un rêve. L'être est seulement conscience. Où et quand pourrait-il mourir ? Dis-moi, que serait l'être en dehors du fait d'être conscient ? Dis-moi, quelle conscience est jamais morte, jusqu'à maintenant ? Et pour qui serait-elle morte ? Quelle serait donc cette conscience ? Comment serait-ce possible ? Des millions de corps sont morts. La conscience demeure impérissable. "Vie", "mort" : une vision due seulement à l'habitude, des mots inventés par chacun pour en faire l'expérience. En réalité, personne ne meurt, nul ne nait : juste un être emporté par le tourbillon de ses habitudes (imaginaires). Oui, la conscience est transparente et permanente : elle n'apparait pas, ne disparait pas. Elle ne nait pas, elle ne meurt pas. C'est l'espace impérissable de la conscience. Le Yoga selon Vasistha, VI, 54
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