Psicología

Centro MENADEL PSICOLOGÍA Clínica y Tradicional

Psicoterapia Clínica cognitivo-conductual (una revisión vital, herramientas para el cambio y ayuda en la toma de consciencia de los mecanismos de nuestro ego) y Tradicional (una aproximación a la Espiritualidad desde una concepción de la psicología que contempla al ser humano en su visión ternaria Tradicional: cuerpo, alma y Espíritu).

“La psicología tradicional y sagrada da por establecido que la vida es un medio hacia un fin más allá de sí misma, no que haya de ser vivida a toda costa. La psicología tradicional no se basa en la observación; es una ciencia de la experiencia subjetiva. Su verdad no es del tipo susceptible de demostración estadística; es una verdad que solo puede ser verificada por el contemplativo experto. En otras palabras, su verdad solo puede ser verificada por aquellos que adoptan el procedimiento prescrito por sus proponedores, y que se llama una ‘Vía’.” (Ananda K Coomaraswamy)

La Psicoterapia es un proceso de superación que, a través de la observación, análisis, control y transformación del pensamiento y modificación de hábitos de conducta te ayudará a vencer:

Depresión / Melancolía
Neurosis - Estrés
Ansiedad / Angustia
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Adicciones / Dependencias (Drogas, Juego, Sexo...)
Obsesiones Problemas Familiares y de Pareja e Hijos
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La Psicología no trata únicamente patologías. ¿Qué sentido tiene mi vida?: el Autoconocimiento, el desarrollo interior es una necesidad de interés creciente en una sociedad de prisas, consumo compulsivo, incertidumbre, soledad y vacío. Conocerte a Ti mismo como clave para encontrar la verdadera felicidad.

Estudio de las estructuras subyacentes de Personalidad
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Visualización Creativa
Concentración
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Exploración de la Consciencia

Desde la Psicología Cognitivo-Conductual hasta la Psicología Tradicional, adaptándonos a la naturaleza, necesidades y condiciones de nuestros pacientes desde 1992.

jueves, 22 de diciembre de 2016

2010 - Au seuil du chaos planétaire - Mon site SPIP

Texte Schémas Cet article est le premier d'une série qui en comprend trois : « 2010 - Au seuil du chaos planétaire » ; « Le chaos planétaire 2010-2015 » ; « Au-delà du chaos planétaire ». Ce premier article, consacré à l'année 2010, présente une étude à la fois astrologique et géopolitique ; le suivant, couvrant la période 2008-2017 (et au-delà, la période 2017-2021) présente essentiellement un tableau des mouvements planétaires durant ces deux phases du carré Uranus-Pluton et du semi-carré Uranus-Neptune, ainsi que les implications sur les diverses générations et sur de nombreux États de la planète ; le troisième article sera plutôt de nature cyclologique et tentera de situer la conjoncture actuelle dans le cadre d'une involution cyclique proche de son terme. L'astrologue n'est pas un romancier qui écrit l'histoire avant qu'elle n'ait eu lieu, on ne le répètera jamais assez. L'astrologie mondiale constitue toutefois un outil précieux pour jalonner, bien à l'avance, la nature et le degré d'importance des défis à affronter, et la durée prévisible d'un « climat général ». Le monde se trouve maintenant au seuil de la période du carré évolutif Uranus-Pluton (de 2012 à 2015), et la pièce maîtresse de l'année 2010 est la conjonction Jupiter-Uranus au carré de Pluton et en opposition à Saturne. Configuration explosive qui prélude certainement à une période de chaos généralisé à travers toute la planète. Bien que l'Histoire ne se répète jamais, il est toujours utile, afin de comprendre la nature d'une configuration aussi complexe, de se référer à des exemples plus ou moins analogues dans le passé, quitte ensuite à marquer les différences avec le présent. Nous prendrons, pour éclairer la situation actuelle, deux exemples : les interférences saturniennes avec les trois trans-saturniennes ; les carrés évolutifs Uranus-Pluton durant les quatre cycles qui précèdent celui qui s'est ouvert avec la conjonction de 1966. Quelques années après ou avant de grandes conjonctions entre planètes trans-saturniennes, la période du passage de Saturne sur ces zones peut être considérée comme une sorte de « relais déclencheur », au même titre - mutatis mutandis - qu'un transit martien ou solaire sur une la zone d'une conjonction de planètes lentes. Sans remonter au-delà du XIXe siècle, on constate que ce phénomène s'est produit quatre fois : entre 1828 et 1834, après la conjonction Uranus-Neptune de 1821, au carré de Pluton ; entre 1864 et 1874, soit une quinzaine d'années après la triple conjonction Saturne-Uranus-Pluton de 1851-1852 et une vingtaine d'années avant la conjonction Neptune-Pluton de 1891 ; plus près de nous, de 1966 à 1971, à la suite de la conjonction Uranus-Pluton ; et enfin de 2000 à 2010, soit une dizaine d'années après la conjonction Uranus-Neptune de 1993. Ces périodes de transits saturniens accompagnent, comme le constate notre confrère Raymond Merriman, spécialiste d'astrologie financière, des pics de l'Indice Dow Jones suivis de chutes retentissantes, telles celle que nous avons connue à partir de la mi-septembre 2008. Dans le passé, les dépressions économiques ont duré entre deux et huit ans après la dernière de ces triples oppositions de Saturne, ce qui laisse augurer, pour la période en cours, une période dépressive qui devrait durer au moins jusqu'en 2012, mais pourrait aussi bien s'étendre jusqu'en 2018. La pièce maîtresse de la décennie à venir est constituée par le carré évolutif Uranus-Pluton (de juin 2012 à décembre 2014). Dans les Temps modernes, cette configuration se présente cinq fois jusqu'à nos jours : en 1499, en 1623, en 1756, en 1876 et en 2010. Si lourd et si complexe que soit le carré UR-PL de la période 2010-2015, on peut déjà constater que le monde a traversé sans périr des configurations analogues. Certes, nous avons là - même en nous limitant à l'histoire européenne - des phases de tension internationales marquantes : les guerres d'Italie, qui se poursuivront sous François Ier et Charles-Quint ; la Guerre de Trente Ans et l'arrivée de Richelieu au pouvoir ; la Guerre de Sept Ans et la rivalité franco-anglaise pour la domination en Amérique du Nord et aux Indes ; les guerres balkaniques pour secouer le joug ottoman et le blocage de l'avance russe sur Constantinople par les puissances occidentales ; et maintenant, en 2010, l'évolution des engagements militaires américains dans les zones Irak-Iran et Afghanistan-Pakistan. Mais l'étude des constantes de l'Histoire ne doit pas masquer la nouveauté de chaque étape et la différence des temps. En particulier, il convient de garder à l'esprit le fait que la « figure du monde » change, de façon radicale, au moins lors de chaque renouvellement du cycle fondamental Neptune-Pluton, tous les cinq siècles. Ainsi, la conjonction Uranus-Pluton de 1965, qui inaugure le cycle en cours, est lourde de significations en résonance avec des mutations d'ordre civilisationnel, telles que les migrations de population vers l'hémisphère Nord, les développements de l'informatique et de l'Internet, la question de la gestion des ressources naturelles et de la protection de l'environnement. C'est dans ce cadre complexe que s'inscrivent les conflits de puissances qui forment la trame de l'histoire par le jeu des affrontements entre les États et entre les empires. Le retour en force de la crise Lors du coup de gong du 15 septembre 2008, signature de l'éclatement de la crise financière mondiale à la suite de la banqueroute de la firme Lehman Brothers, le carré en T Saturne-Uranus-Pluton était, pour la première fois, activé par une lunaison située dans l'axe de l'opposition Saturne-Uranus au double carré de Pluton. C'est la configuration lourde qui va peser tout au long de l'année 2010. En effet, de novembre 2009 à fin août 2010, le carré Saturne-Pluton vient s'ajouter à l'opposition Saturne-Uranus, toujours en cours depuis novembre 2008. Cependant, de mai à décembre 2009, la configuration prédominante a été la conjonction Jupiter-Neptune, de 24° à 26°30 du Verseau : une signature céleste portant à un optimisme exagéré susceptible de conduire à des désillusions, si ce n'est à des manifestations d'hystérie et de panique collectives. Sur les marchés financiers, cette figure correspond à un climat d' « exubérance irrationnelle », selon les termes d'Alan Greenspan. Dans le signe du Verseau, cette conjonction suscite des sentiments d'altruisme teinté de romantisme, allant jusqu'à l'exaltation d'une figure héroïque susceptible de « sauver le monde » : tel est le lourd fardeau posé sur les épaules de Barack Obama, encore aggravé par les honneurs quelque peu prématurés d'un prix Nobel de la paix qui ne vient couronner que des intentions et des propos, et non des réalisations pacifiques (la conjonction Jupiter-Neptune tombait sur son Nœud Nord en M. I, signe d'une reconnaissance universelle de sa personnalité). La conjonction Jupiter-Neptune est souvent lourde d'espérance, mais également d'une menace d'amères désillusions si elle ne porte pas les fruits attendus : cela a pu se vérifier, lors des deux premières conjonctions entre la fin mai et le début juillet, période durant laquelle s'est déroulée l'élection présidentielle en Iran (le 12 juin), où la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été vivement contestée ; puis à nouveau, lors des manifestations qui ont repris au moment du troisième passage, en décembre 2009. Cette conjonction Jupiter-Neptune se trouvait alors en opposition à une conjonction Lune-Pluton (significatrice de révolte populaire) dans le thème du président Ahmadinejad. Les aspirations démocratiques sont sans doute bien réelles dans la jeunesse iranienne, mais le mouvement est sans doute soumis aux jeux de pouvoir et d'influence parmi les hiérarques d'un État semi-théocratique. Par ailleurs, la dernière des trois conjonctions JU-NE, le 21 décembre 2009, a eu lieu quelques jours seulement après la déception causée par l'échec de la conférence de Copenhague sur la question - toujours controversée, malgré un acharnement médiatique incessant et partial - des « effets de serre » dus au dioxyde de carbone. Ici encore, des espérances inconsidérées se sont heurtées au mur des réalités, engendrant maintes déceptions. Cette dernière conjonction JU-NE, concomitante avec le premier carré SA-PL, sonne comme le glas d'une période d'idéalisme et de fuite devant les réalités d'un monde en crise majeure. Mais c'est sur le terrain de la crise économique que les attentes excessives courent les plus grands risques d'être tragiquement déçues. Combien de voix, officielles ou médiatiques, se sont-elles écriées, sous l'euphorie illusoire de la conjonction Jupiter-Neptune, que la sortie de crise était en vue et que la reprise n'allait pas tarder dès l'année 2010 ! Un premier retour brutal à la réalité s'est imposé avec les menaces de cessation de paiement de Dubaï et de la Grèce, au moment du premier carré Saturne-Pluton. Durant l'année 2010, les deux pièces maîtresses seront la conjonction Jupiter-Uranus et le carré Saturne-Pluton : si l'on remonte dans le passé, on trouve un tableau assez analogue en 1983, au moment des deux conjonctions Jupiter-Uranus et Saturne-Pluton. Une période critique pour le monde, où les tensions entre l'Est et l'Ouest auraient pu conduire à une confrontation violente du fait de la crise polonaise ou à cause de l'engagement soviétique en Afghanistan. La conjonction Jupiter-Uranus suivante se passait au contraire, en 1997, dans un climat de consolidation (trigone Saturne-Pluton) et d'expansion, en particulier avec l'essor mondial de l'Internet. Aujourd'hui, en 2010, les effets stimulants et explosifs de la conjonction Jupiter-Uranus se situeront dans le contexte critique et restrictif du carré Saturne-Pluton. C'est à une relance explosive de la crise ouverte en 2008 qu'il faut s'attendre, plus précisément au déchaînement des conséquences économiques, sociales et politiques de la crise financière qui a failli emporter le système mondial. Certes, il ne s'est pas produit un effondrement généralisé du système, comme on aurait pu le craindre au moment de la crise financière, mais le système financier, soutenu par les États, demeure bien fragile et à la merci d'une nouvelle secousse, et surtout la crise économique ne fait que commencer : le chômage et la baisse de la consommation sont maintenant au rendez-vous. Le plus grave, c'est que les responsables, les dirigeants politiques, ne se sont pas attaqués au mal principal - l'effroyable endettement des États - mais l'ont aggravé pour venir au secours des banquiers. Ainsi, par exemple, alors que le déficit du budget de la France était de 51 milliards d'euros pour la première moitié de 2008, il est passé à 115 milliards sur la même période un an plus tard. Le risque qui se profile à l'horizon, c'est le modèle argentin, c'est-à-dire la faillite, dont il est déjà question à propos de la Grèce, mais qui menace également d'autres pays européens, comme l'Espagne, l'Italie et l'Irlande, ainsi que divers pays d'Europe centrale et orientale. Diverses instances économiques à travers le monde donnent à entendre que la crise pourrait s'étendre encore sur de nombreuses années. Ainsi, l'Organisation internationale du travail (OIT) prévoit-elle une crise de l'emploi et de la protection sociale d'une durée de six ou huit ans (jusqu'en 2015 ou 2017). Aux États-Unis, le rythme d'accroissement du chômage s'élève chaque mois de 600 000 à un million de personnes. Pour 2009, la Confédération syndicale internationale parle de 50 millions de licenciements dans le monde qui feront basculer 200 millions de personnes dans la pauvreté la plus extrême et conduiront à une recrudescence des troubles sociaux. Quant au total des pertes boursières dans le monde, il s'élève à plus de 32 000 milliards de dollars, plus de deux fois le PIB des États-Unis. Les spécialistes de la Société Générale envisagent un « scénario du pire », à l'image de ce qu'a connu le Japon dans les années 1990 : une dette publique si énorme que sa réduction entraîne une paralysie de l'activité économique pendant une décennie. Ainsi, la dérive du système économique, financier et monétaire global s'accélère, même si l'intervention des États en faveur des banques a permis jusqu'à présent de ralentir la vitesse d'effondrement de l'économie mondiale. Les deux facteurs dominants de l'année 2010 seront vraisemblablement l'accroissement du chômage de masse, avec ses conséquences funestes sur la stabilité sociale et politique, ainsi que l'explosion du nombre de faillites d'entreprises ou de collectivités. Ainsi, aux États-Unis, sur 50 États, 48 sont en déficit budgétaire croissant, le cas le plus sensible étant celui de la Californie, l'État le plus riche, sous la menace d'une banqueroute depuis des mois. En deux ans s'est constituée une nouvelle bulle qui menace d'exploser : celle des obligations d'État qui atteint le chiffre astronomique de près de 50 000 milliards de dollars au niveau mondial. Face à cette menace d'un nouveau krach financier, l'or est en train de redevenir la valeur refuge, mais il semble difficile de connaître avec précision le montant réel des réserves en or des États. Dans une conjoncture économique aussi lourde, l'élément qui nous semble devoir probablement marquer le plus profondément l'année 2010 est l'installation d'un climat de chaos généralisé à travers le monde. Un spécialiste des menaces criminelles contemporaines, Xavier Raufer, signale dans ses publications la multiplication des dangers que constituent la cybercriminalité, les guérillas reconverties dans le narcotrafic, la constitution de méga-gangs, les États voyous, le terrorisme transnational. Les structures étatiques traditionnelles s'adaptent difficilement à cette tribalisation du monde qui ne connaît pas les frontières et qui bénéficie de l'acquiescement bienveillant de l'idéologie du métissage. En outre, le mélange, à une échelle massive, de populations hétérogènes engendre d'inévitables tensions qui deviennent, en temps de crise, de plus en plus explosives localement, comme en témoignent les scènes de guérilla urbaine qui se sont déroulées au début janvier 2010 à Rosarno, en Calabre. Le facteur astrologique le plus significatif de ce climat de chaos généralisé nous paraît être, pour cette année, la conjonction Jupiter-Uranus, qui sera exacte le 8 juin et le 19 septembre 2010, ainsi que le 4 janvier 2011, et qui demeure en orbe du début mai 2010 à fin janvier 2011. La première de ces conjonctions, le 8 juin, présente un tableau significatif, dans la mesure où, d'une part, cette conjonction se situe dans le cadre de l'opposition avec Saturne et du carré avec Pluton, et où, en outre, elle se place juste sur le Point Vernal, signe de résonance universelle des significations portées par cette conjonction. On peut raisonnablement envisager, à ce moment-là, des événements inattendus, soudains, de grande ampleur, ayant un retentissement à travers le monde entier. Mais, d'autre part, le pôle neptunien est lui aussi concerné, et cela de deux manières. D'abord par un carré en T Mercure-Mars-Neptune, avec Mercure apex : il peut y avoir là un élément de vive controverse (Mercure), peut-être en liaison avec des engagements de nature militaire (Mars) en relation avec le pétrole ou le narcotrafic (Neptune) : un tableau qui pourrait concerner aussi bien l'Irak que l'Afghanistan. Par ailleurs, le carré Mercure-Neptune est signe de confusion ou de mensonge, ou encore d'un état de confusion dans lequel il est difficile de discerner le rêve de la réalité. On observe ensuite un Yod engageant Lune et Neptune avec Saturne apex : on peut y voir l'expression d'un besoin de sécurité, d'une attente de responsabilité face à un environnement rude. Le mi-point Lune/Neptune=Saturne présage un climat de pessimisme, de découragement, avec un sentiment de paralysie. Avec la conjonction Jupiter-Uranus au mi-point du sextile Lune-Neptune, on peut escompter des réactions imprévisibles, impulsives. C'est ainsi dans l'ensemble un climat à la fois explosif et confus qui devrait caractériser la fin du printemps 2010. La carte astrocartographique de cette conjonction Jupiter-Uranus du 8 juin 2010 indique nettement la concentration de la quadruplice Jupiter-Uranus-Saturne-Pluton sur la zone explosive du Proche et du Moyen-Orient : la conjonction Jupiter-Uranus passe juste sur Jérusalem dans l'axe du méridien, tandis que le paran (le croisement de la ligne de Pluton à l'Ascendant avec Jupiter-Uranus au Milieu du Ciel ou au Fond du Ciel) longe le Golfe d'Oman et la mer d'Oman jusqu'au sud de Karachi. Quant à la ligne Mars-Neptune à l'Ascendant, elle passe juste au nord de Kaboul et d'Islamabad, dans la zone la plus critique du théâtre d'opérations dans la région, la zone frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Certes, l'astrocartographie n'est pas encore devenue un instrument prévisionnel fiable en astrologie mondiale, mais du moins ces observations peuvent-elles contribuer à apporter des pièces au dossier. Dans les thèmes du 19 septembre 2010 et du 4 janvier 2011, la conjonction Jupiter-Uranus tombe à 29° et à 27° des Poissons, dans le contexte d'une pleine activation du dernier carré Saturne-Pluton lors du transit du cortège solaire au début du Capricorne à la fin décembre 2010 et au début janvier 2011. En outre, la lunaison du 4 janvier 2011, concomitante avec la dernière conjonction Jupiter-Uranus, tombe au mi-point d'un carré Vénus-Neptune : encore une indication de climat chaotique et d'une difficulté à concevoir de manière claire la réalité. C'est le même état de chaos et de confusion des esprits, caractéristique de la période de la conjonction Jupiter-Uranus, qui se poursuit tout au long de l'année 2010. On se fera une idée des périodes de tension probables durant l'année 2010 en examinant le tableau des lunaisons les plus marquantes, en relation avec la quadruplice Jupiter-Uranus et Saturne-Pluton. Nous avons retenu la Nouvelle Lune et la Pleine Lune des 15 et 30 mars, qui devraient ponctuer l'entrée dans la période de la pleine activation des tensions, puis la Pleine Lune du 26 juin, au moment où devient effectif le carré en T Uranus-Saturne-Pluton ; ensuite, les Nouvelles Lunes du 10 août et du 7 octobre, ainsi que la Pleine Lune du 21 décembre, lors du transit du cortège solaire, accompagné de Mars, sur la zone de Pluton en Capricorne. Il convient également de prendre en compte la rétrogradation de Mars, dont le processus s'étend d'octobre 2009 à mai 2010. La première zone stationnaire, à la mi-décembre 2009, était en aspect au carré Saturne-Pluton ; la seconde zone stationnaire, dans la première quinzaine de mars 2010, est suivie d'un aspect de sesqui-carré à Jupiter, qui se prolonge jusqu'à la mi-avril. C'est là une période orageuse, qui peut déboucher sur des moments critiques lorsque Mars transitera l'opposition Saturne-Uranus au début mai ou peu après, lorsqu'un carré Soleil-Mars formera un Yod dissonant par le biais d'un double sesqui-carré avec Pluton. Au cœur de la crise : l'hyper-puissance américaine La racine de l'actuelle opposition Saturne-Uranus qui s'étend de 2008 à 2010 remonte à la conjonction de 1988, et l'on sait que le cycle Saturne-Uranus est en corrélation avec l'histoire des États-Unis, tandis que les cycles Saturne-Neptune et Saturne-Pluton le sont respectivement avec la Russie et avec la Chine. Ce n'est pas d'ailleurs l'un des moindres mystères de l'harmonie céleste que l'évolution des trois plus grandes puissances mondiales de notre temps soit reliée aux cycles des trans-saturniennes, découvertes en 1781 (Uranus), en 1846 (Neptune) et en 1930 (Pluton). C'est surtout depuis la conjonction Saturne-Uranus de 1898 que les États-Unis se sont mis à jouer un rôle déterminant sur la scène mondiale, à la suite de leur victoire sur l'Espagne, qui leur ouvrait les portes d'une expansion dans l'océan Pacifique. À la conjonction suivante, en 1942, les États-Unis se sont imposés comme la puissance dominante du monde occidental, avec l'effacement des empires coloniaux britannique, français, hollandais et portugais, suite à cette longue guerre civile de Trente Ans qui a ravagé l'Europe de 1914 à 1945. Et voici que, au sortir de la conjonction de 1988, après l'effondrement de l'Union Soviétique, les États-Unis d'Amérique sont devenus la seule hyper-puissance au monde, au point que certains, tel le philosophe et économiste Francis Fukuyama, évoquaient « la fin de l'Histoire ». [1] Mais le traumatisme du 11 septembre 2001 - avec l'image symbolique de l'effondrement des deux tours du World Trade Center de New York - est venu rappeler que l'Histoire ne saurait être arrêtée ainsi sur le point d'orgue du triomphe définitif d'un Empire universel. À mi-parcours du cycle, qui se renouvellera lors de la future conjonction de 2032, la logique impériale de l'hyper-puissance se trouve confrontée aux effets de la crise financière et économique, ainsi qu'à des résistances civilisationnelles multipolaires, que ce soit en Eurasie (Russie et Chine) ou dans le monde islamique. Le messianisme américain, déjà présent chez les pères fondateurs de l'Union, tend à transformer le monde à l'image de la société américaine, en y important de gré ou de force ses idéaux démocratiques et libéraux - qui n'empêchent pas la prédominance, aux États-Unis mêmes, d'une oligarchie financière toute-puissante. On peut faire remonter la première pierre posée à l'édification d'un futur gouvernement mondial à la signature, entre Franklin Roosevelt et Winston Churchill, le 14 août 1941, de la Charte de l'Atlantique, déclaration solennelle qui servit de base à la Déclaration des Nations unies (1er janvier 1942) et à la Charte des Nations unies, signée le 26 juin 1945 à San Francisco. Le thème nodal de la Charte de l'Atlantique se caractérise par une conjonction Vénus-Neptune au NN (à l'Ascendant) - signature typique d'un idéal humanitaire à caractère universel - qui se trouve au double trigone de la conjonction Saturne-Uranus, indication que cet idéal est porté par les États-Unis. Mais, si le mi-point Soleil/Mars=Jupiter est indicateur d'optimisme et d'aspiration au pouvoir, le mi-point Jupiter/Neptune=Pluton suggère le risque de faillite de projets démesurés. Durant la période de la guerre froide avec l'URSS, le mondialisme fut contraint de se limiter à l'atlantisme. Mais durant la phase évolutive du nouveau cycle Saturne-Uranus de 1988-2032, le rêve mondialiste poussa les États-Unis à entreprendre une guerre larvée contre les puissances eurasiatiques, sous couvert de guerre contre l'islamisme. Les États-Unis ont ainsi imposé leur puissance dans les Balkans (suite à l'écrasement de la Serbie), en Irak et en Afghanistan, prenant ainsi en tenaille l'Iran chiite. Après la chute de l'empire soviétique, c'est la Chine qui est devenu le principal problème des États-Unis : c'est aujourd'hui la seule puissance continentale susceptible de s'opposer à la thalassocratie américaine du fait de sa formidable ascension industrielle et commerciale. Une ascension que la crise en cours pourrait, certes, freiner et mettre à mal : le grand rendez-vous, pour l'évolution de la Chine, dont on pourrait qualifier le régime de « national-communiste », est à l'horizon de la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton de 2020. Les opérations militaires en cours depuis 1990 dans toute la zone qui s'étend de l'Irak au Pakistan visent à terme à l'encerclement de la Chine et au contrôle de sa dépendance énergétique. Mais il faut, pour cela, l'appui de la Russie. Or, après les années désastreuses de la décennie 1990, période durant laquelle les États-Unis pouvaient penser intégrer une Russie abaissée dans un vaste bloc transatlantique allant de Vancouver à Vladivostok, la Russie constitue aujourd'hui encore un obstacle géopolitique majeur pour le mondialisme. C'est qu'il s'est produit en 1999 un événement d'une portée considérable, qui est l'arrivée de Vladimir Poutine sur la scène internationale. Boris Eltsine le nomme au poste de Premier ministre au moment même de la fameuse éclipse nostradamique du 11 août 1999, sous la phase du carré évolutif Saturne-Uranus. Le thème de Vladimir Poutine présente d'ailleurs ce même aspect de carré Saturne-Uranus : c'est en fait sa conjonction natale Saturne-Neptune (signature de la Russie) qui est au carré d'Uranus (signature des États-Unis) ; à quoi il faut ajouter que le Soleil de Vladimir Poutine, à 13° Balance, est au carré du Soleil des États-Unis. La politique de Poutine a consisté à redresser la Russie en prenant appui sur sa puissance énergétique. De ce fait, le rêve de l'unipolarité de l'hyper-puissance américaine s'est heurté à l'émergence d'un monde multipolaire que la crise actuelle ne fait que renforcer. Alors que les États-Unis voulaient étouffer la Chine en contrôlant l'énergie, plusieurs pays producteurs de pétrole - la Russie, l'Iran, le Venezuela, le Kazakhstan - sont maintenant décidés à briser la suprématie du pétrodollar, ce qui priverait les États-Unis de cette « prime impériale » qui leur permet de faire supporter aux Européens leur colossal déficit budgétaire. Ainsi donc, se pose aujourd'hui la question du déclin de l'hyper-puissance. Certes, les États-Unis continueront longtemps encore à détenir une avance considérable dans des domaines stratégiques de pointe, mais la perte de leur prééminence économique entraînera certainement une baisse considérable de leur capacité à entretenir à travers le monde une armada qui représente un coût faramineux, la moitié des dépenses mondiales d'armement. Cela pourrait rappeler le déclin des puissances européennes - France, Grande-Bretagne et Allemagne - au sortir de la Première Guerre mondiale. Un futurologue américain, Gérald Celente, qui dirige le Trends Research Institute, est à prendre en considération dans la mesure où ses prévisions antérieures ont été confirmées (le krach boursier de 1987, la chute de l'Union soviétique, la crise financière de 2008) ; il annonce une révolution aux États-Unis, des émeutes de la faim et des rébellions contre les impôts, cela dans un climat de criminalité épouvantable, avec une population désespérée et à l'esprit survolté par les drogues et les médicaments chimiques [2]. On pourrait citer également les propos d'un universitaire russe, Igor Panarine, doyen de l'académie du Ministère des Affaires étrangères où sont formés les futurs diplomates, expert des relations américano-russes. Le professeur Panarine prédit rien moins qu'une désintégration des États-Unis en 2010 : selon lui, l'immigration de masse, le déclin économique et moral vont déboucher sur une guerre civile entraînant l'éclatement des États-Unis en plusieurs morceaux, avec une « République californienne » sous influence chinoise, une « République texane » sous influence mexicaine, une « Amérique atlantique » orientée vers l'Union européenne, une « République centre-nord américaine » qui pourrait fusionner avec le Canada. À ceux qui considèrent ses prévisions comme des fantasmagories, Igor Panarine rappelle que le politologue français Emmanuel Todd avait prédit, quinze ans à l'avance, l'effondrement de l'URSS sans être pris au sérieux. Quelles soient fondées ou excessives, de telles prévisions, émises par des personnes sensées, témoignent pour le moins d'un climat dramatique. Pour sa part, l'astrologue peut relever que la quadruplice Jupiter-Uranus-Saturne-Pluton de 2010 vient frapper de plein fouet, en septembre prochain, la conjonction Vénus-Jupiter du thème des États-Unis, à 3° et 5° du Cancer. De plus, ce carré en T touche également les thèmes du président Obama (Vénus à 2° Cancer), du FRB (Federal Reserve Board), de la Bank of America (Vénus à 4° Bélier), du FMI (Soleil à 5° Capricorne) et du Secrétaire au Trésor Timothy Geithner (Mars à 1° Balance). Dans le domaine économique et financier, en tout cas, cette lourde conjoncture va se faire sentir, et nombreux sont ceux qui évoquent déjà un « crépuscule » du dollar. On sait que les pays arabes du Golfe Persique planifient - avec la Chine, la Russie, le Japon et la France - de mettre fin à la facturation du pétrole en dollars et d'utiliser à la place un panier de monnaies. L'Iran, pour sa part, a fait savoir que ses réserves de devises étrangères seraient désormais conservées en euros plutôt qu'en dollars : une décision qu'avait prise en son temps Saddam Hussein, et qui n'a sans doute pas été pour rien dans la décision des États-Unis et de la Grande-Bretagne d'envahir l'Irak en 2003. Il ne serait pas étonnant que la question d'une banqueroute ou d'une chute du dollar vienne à se poser dans le temps du lourd transit de la quadruplice Jupiter-Uranus-Saturne-Pluton sur la conjonction Vénus-Jupiter des États-Unis, d'autant plus que cette configuration frappe directement l'opposition Soleil-Pluton dans l'axe du méridien du thème du FRB (Réserve Fédérale américaine). Raymond Merriman rapproche la situation actuelle avec celle de la période 1834-1842 : en 1834, le président Andrew Jackson abolit la banque centrale, à un moment où le gouvernement fédéral bénéficiait, pour la première fois dans l'histoire des États-Unis, d'un important surplus budgétaire ; Saturne était alors en opposition à Pluton, phase cyclique qui tend à correspondre avec un pic dans l'activité économique, à partir de quoi commence une période de baisse ; huit ans plus tard, au moment du carré involutif Saturne-Pluton, les États-Unis avaient accumulé une dette si considérable qu'en 1842 ils ne purent honorer leurs titres obligataires. On observera une évolution analogue entre l'opposition Saturne-Pluton de 2001 et la phase actuelle du carré involutif en 2010 ; une nouvelle fois, l'existence même de la banque centrale est menacée par un projet de loi promu par le sénateur texan Ron Paul. L'Europe à la croisée des chemins L'Union européenne s'inscrit dans les grands cycles Uranus-Neptune (conjonction de 1993) et Saturne-Pluton : carré évolutif lors de l'entrée en vigueur du Traité de Maastricht le 1er novembre 1993 et carré involutif lors de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009. On relèvera que la conjonction Jupiter-Neptune de 2009 se situe, à 24° Verseau, sur le Saturne de 1993. Dans les deux thèmes on observe en outre une triplice Mars-Saturne-Pluton, qui est une des signatures célestes les plus lourdes. Cette triplice Mars-Saturne-Pluton se retrouve dans le thème du premier Président permanent du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dont l'Ascendant en Capricorne est en harmonie avec l'importance particulière de ce signe durant l'année 2010, et dont le mi-point Soleil/Jupiter=Milieu du Ciel est un indicateur de réussite dans ses entreprises. En outre, le cycle Jupiter-Saturne, qui est en corrélation avec l'histoire de l'Europe moderne, atteint en 2010 la phase critique de l'opposition dans le cycle qui s'étend de 2000 à 2020. La double opposition de Saturne-Uranus et de Jupiter-Saturne laisse augurer de vifs conflits d'intérêts et des divergences politiques entre l'Europe et les États-Unis. Un des problèmes majeurs que va rencontrer l'Europe en 2010 est celui des dettes massives des pays de l'Europe de l'Est devenus indépendants en 1990 à l'égard des banques ouest-européennes, dont le montant s'élève à 1,7 trillions de dollars. Le remboursement de cette dette devient impossible du fait de la crise, et le FMI, qui a déjà soutenu la Hongrie, la Lettonie, la Biélorussie et l'Islande, court vers l'épuisement de ses réserves (155 milliards d'euros). Le jour où le directoire de l'Union européenne décidera de ne pas sauver l'un des pays membres, qui se déclarera en cessation de paiement puisque dans l'incapacité d'honorer ses dettes, risque de voir se déclencher une crise massive dont la contagion s'étendra dans toute l'Union Européenne. Une autre difficulté de l'Europe est sa dépendance - et même sa réduction à l'état de vassalité - à l'égard des États-Unis, dépendance qui empêche les Européens de défendre leurs intérêts, et qui les poussent notamment à considérer la Russie comme un adversaire et non comme un partenaire, alors qu'une orientation dans ce sens leur ouvrirait les richesses fabuleuses de la Sibérie et permettrait à la Russie de faire face au problème lancinant qu'est pour elle son déclin démographique. On comprend bien que les États-Unis poussent plutôt à l'intégration de la Turquie dans l'UE, afin d'affaiblir la cohésion européenne, et donc sa puissance, mais il serait souhaitable que les Européens songent à s'émanciper de la tutelle américaine qui pèse sur eux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi l'Europe va-t-elle devoir définir une position spécifique au regard de l'aggravation de la crise entre l'Iran et le duo Israël-États-Unis et au regard de la guerre en Afghanistan, en voie de s'étendre au Pakistan. L'Europe a tout intérêt à travailler de manière indépendante et constructive avec les grands acteurs du monde multipolaire en train de se forger au travers de la crise, notamment avec la Russie, la Chine, l'Inde et le Brésil. Il existe enfin un défi civilisationnel d'une extrême gravité pour l'avenir, qui est la menace d'une islamisation de l'Europe, ce dont les peuples prennent de plus en plus conscience, en dépit des dénégations des castes dirigeantes. Ainsi, en France, un député communiste qui préside la mission parlementaire sur le voile intégral dénonce-t-il l'islamisation de la vie sociale qui s'installe jusque dans les entreprises. Une des approches les plus éclairantes sur cette question est celle de René Marchand, un spécialiste issu des Langues Orientales et excellent connaisseur de la civilisation arabe, qui a publié en 2002 un ouvrage intitulé La France en danger d'islam [3]. Cet auteur pose la question de savoir comment les Européens ont pu laisser un système qui se donne pour objectif sacré leur asservissement, puis l'anéantissement de leur civilisation, prendre pied sur leur territoire. Il met en cause l'ignorance des Européens qui ne comprennent rien à l'islam en l'assimilant à une religion parmi d'autres et en niant l'existence d'une intention de conquête de leur continent. René Marchand a bénéficié des informations d'un interlocuteur islamiste qui lui a précisé, en 1994, la stratégie de conquête subversive qui est à l'œuvre et qui passe d'abord par une influence sur les lois, les coutumes et les modes de vie, avant de se hisser au plan des conquêtes territoriales. Il s'agit d'abord de banaliser l'islam en Europe, en évitant la violence, qui deviendra inéluctable cependant lorsque les peuples indigènes en viendront à se rebeller. L'auteur montre bien que l'islam apporte une identité à des individus ou à des peuples qui sont étrangers à notre culture ou qui la récusent. Le retour à cette identité ancestrale suscite une fierté d'appartenance et offre un cadre pour la réalisation de soi dans un monde déboussolé. Comme l'écrit Claude Imbert : « L'islam représente, pour des centaines de millions d'hommes, et pour longtemps, ce qui précisément nous quitte, un ordre spirituel et moral ». La conclusion est qu'il est urgent pour les Européens de sortir du piège « islam-religion », véritable cheval de Troie des conquérants. À terme, il est prévisible que les peuples d'Europe se réveilleront et refuseront de se laisser asservir. Il serait souhaitable pour eux qu'ils ne suivent pas l'exemple des Perses et des Byzantins, qui ont sous-estimé la capacité de conquête des Arabes qu'ils croyaient connaître et qu'ils méprisaient. La période du carré Uranus-Pluton, entre 2010 et 2015, pourrait signer un tournant décisif dans un processus qui s'est activé il y a une cinquantaine d'années environ, au moment de la conjonction Uranus-Pluton de 1966. Les guerres de la « zone centrale » Le sort du monde se joue aujourd'hui dans une « zone centrale » étendue, dont l'Iran constitue le cœur. À son flanc occidental, l'Irak et, au-delà, le foyer de tension permanent que constituent Israël et ses voisins immédiats ; à son flanc oriental, l'Afghanistan et le Pakistan. Les invasions américaines en Afghanistan en 2001 puis en Irak en 2003 constituent une véritable manœuvre d'endiguement à l'égard de l'Iran - dont les États-Unis avaient fait, sous le règne des Pahlavi, leur allié privilégié dans la région, avant d'abandonner le Chah et de laisser l'ayatollah Khomeyni y installer une République islamique qui est devenue la hantise d'Israël et de l'Occident. Durant l'année 2009, il ne semble pas que l'administration Obama se soit orientée vers un dégagement réel de ses deux terrains d'opérations, en Irak et en Afghanistan, si ce n'est dans des déclarations d'intention que ni le cours des événements ni l'attribution prématurée d'un prix Nobel de la Paix ne viennent confirmer. Au contraire, le déplacement du centre de gravité des engagements militaires sur le théâtre de l'Afghanistan s'est accompagné d'une dangereuse extension des opérations militaires dans les zones frontalières du Pakistan, si bien que l'on peut parler d'une zone « AfPak ». Les tirs de missiles tirés par des drones dans la région tribale du Nord-Waziristan ont été deux fois plus nombreux lors de la première année de l'administration Obama qu'ils ne l'avaient été lors de la dernière année de présidence de George W. Bush. À côté des 30 000 soldats américains envoyés en renfort à la demande du général Stanley McChrystal, il faut ajouter près de 50 000 mercenaires privés engagés dans des opérations militaires dont les populations civiles font les frais et qui considèrent les forces de l'OTAN comme des troupes d'occupation, au même titre que les troupes soviétiques dans les années 1980. Selon l'économiste F. William Engdahl, spécialiste, comme le général Gallois en France, de la géopolitique du pétrole, la guerre anti-terroriste contre Al-Qaïda n'est qu'un prétexte qui masque les deux buts réels de l'intervention américaine en Afghanistan : contrôler la plus grande fourniture mondiale d'opium et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires, et en premier lieu la Russie ; installer au cœur de l'Asie centrale des bases capables de frapper les deux seules nations du monde susceptibles de menacer le projet de domination mondiale des États-Unis (ce que les experts du Pentagone nomment America's Full Spectrum Dominance) [4]. Par ailleurs, la plus grande base américaine en Afghanistan se trouve à Shindand, dans la province occidentale de Herat, à une centaine de kilomètres de la frontière iranienne. Cette intensification de l'engagement militaire américain dans la « zone centrale » durant l'année 2009 correspond bien, sur le plan astrologique, au transit de l'opposition Saturne-Uranus sur la zone critique du carré Mars-Neptune du thème des États-Unis. On peut dire, en effet, que les États-Unis se trouvent désormais impliqués dans une nouvelle guerre qui est celle de l' « AfPak » - terme barbare pour désigner l'intrication des opérations entre l'Afghanistan et le Pakistan. Mais le transit de Saturne-Uranus progresse désormais au début du Capricorne, et la configuration dominante, pour 2010 et 2011, est celle du carré Saturne-Pluton, qui affecte la conjonction Vénus-Jupiter, ce qui présage plutôt la mise en avant des problèmes économiques et financiers. Quant au transit de Saturne sur la zone du carré Soleil-Saturne, il nous semblerait à première vue devoir concerner un problème d'autorité du président et de l'exécutif, à partir de l'automne 2010 et tout au long de l'année 2011 ; ce pourrait être l'effet d'une remontée du parti républicain à l'issue des élections de mi-mandat. C'est pourquoi, en dépit des rumeurs de menace accrue d'intervention américaine ou israélienne contre l'Iran, nous inclinons à conserver le pronostic émis dans notre article sur la crise iranienne (daté du 16 février 2009) [5]. À moins d'une opération déclenchée par le passage de MA, après la fin de sa rétrogradation, sur la zone de l'opposition Saturne-Uranus à la fin des signes mutables au début mai 2010, c'est plutôt durant la période 2013-2015, et plus particulièrement au printemps 2014, qu'il faudrait - astrologiquement parlant - envisager une intervention militaire américaine en Iran. Au stade actuel de la crise économique, prendre le risque de se trouver confronté à un blocage du détroit d'Ormuz et à une montée vertigineuse des prix du pétrole, ne pourrait apparaître que comme le geste fatal qui pousserait le monde dans l'abîme ; dans trois ou quatre ans, lorsque la crise économique aura étendu en profondeur tous ses ravages, une aventure militaire pourrait peut-être apparaître aux dirigeants des États-Unis comme un ultime moyen de tenter de sauvegarder leur hégémonie dans le monde. Charles Ridoux Amfroipret, le 13 janvier 2010 [1] cf. notre article « L'hyper-puissance américaine », 5 octobre 2008. http://ift.tt/2hWUPQ2 [2] Le blog financier - 23 juillet 2009. [3] MARCHAND René, La France en danger d'islam, L'Âge d'homme, 2002. [4] ENGDAHL F. William, Full Spectrum Dominance. Totalitarian Democracy in The New World Order, Édition Engdahl, 2009. [5] cf. notre article « La crise iranienne », 15 novembre 2009. http://ift.tt/2dswvq7 . - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
 

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