Psicología

Centro MENADEL PSICOLOGÍA Clínica y Tradicional

Psicoterapia Clínica cognitivo-conductual (una revisión vital, herramientas para el cambio y ayuda en la toma de consciencia de los mecanismos de nuestro ego) y Tradicional (una aproximación a la Espiritualidad desde una concepción de la psicología que contempla al ser humano en su visión ternaria Tradicional: cuerpo, alma y Espíritu).

“La psicología tradicional y sagrada da por establecido que la vida es un medio hacia un fin más allá de sí misma, no que haya de ser vivida a toda costa. La psicología tradicional no se basa en la observación; es una ciencia de la experiencia subjetiva. Su verdad no es del tipo susceptible de demostración estadística; es una verdad que solo puede ser verificada por el contemplativo experto. En otras palabras, su verdad solo puede ser verificada por aquellos que adoptan el procedimiento prescrito por sus proponedores, y que se llama una ‘Vía’.” (Ananda K Coomaraswamy)

La Psicoterapia es un proceso de superación que, a través de la observación, análisis, control y transformación del pensamiento y modificación de hábitos de conducta te ayudará a vencer:

Depresión / Melancolía
Neurosis - Estrés
Ansiedad / Angustia
Miedos / Fobias
Adicciones / Dependencias (Drogas, Juego, Sexo...)
Obsesiones Problemas Familiares y de Pareja e Hijos
Trastornos de Personalidad...

La Psicología no trata únicamente patologías. ¿Qué sentido tiene mi vida?: el Autoconocimiento, el desarrollo interior es una necesidad de interés creciente en una sociedad de prisas, consumo compulsivo, incertidumbre, soledad y vacío. Conocerte a Ti mismo como clave para encontrar la verdadera felicidad.

Estudio de las estructuras subyacentes de Personalidad
Técnicas de Relajación
Visualización Creativa
Concentración
Cambio de Hábitos
Desbloqueo Emocional
Exploración de la Consciencia

Desde la Psicología Cognitivo-Conductual hasta la Psicología Tradicional, adaptándonos a la naturaleza, necesidades y condiciones de nuestros pacientes desde 1992.

lunes, 6 de diciembre de 2021

Pèlerin de l’Éternité Par Nefissa Roty-Geoffroy - Conscience Soufie

René Roty, « Pèlerin de l’Éternité ». par: Néfissa Roty-Geoffroy René Roty était poète, mais personne, ou presque, ne le savait. Avant sa mort en 1994, il remit ses écrits à son fils Yacoub, qui découvrit par la suite un trésor insoupçonné. Celui-ci décida alors de transmettre ce legs à sa famille, mais aussi au grand public. Il travailla scrupuleusement à la mise en forme du recueil qu’il publia sous le titre Pèlerin de l’Éternité[1]. Que mon père en soit ici remercié. Mon grand-père était aimé de tous. Ses élans joyeux et ses paroles inspirées attiraient celui ou celle qui cherchait conseil. Je le revois assis à l’ombre des grands arbres tout au bout de notre jardin où mes parents installèrent mes grands-parents dans une petite maison en retrait du monde. Il nous observait vivre, méditait, lisait et sans doute composait-il de temps à autre quelques vers quand l’instant l’inspirait. Sans poésie et sans parfum Le cœur ne serait qu’une pierre. J’ai trouvé Dieu dans l’éphémère En tenant Ses fleurs dans mes mains. Mon amour devint Son mystère Et mon Bien-Aimé, un jardin.[2] Son aïeul, le graveur Oscar Roty, est l’auteur de La Semeuse, celle-là même qui orna le franc. On me fit remarquer un jour qu’elle semait à contre vent puisque l’artiste l’avait représentée, par souci esthétique, les cheveux flottant en arrière, mais le bras tendu prêt à lancer le grain en avant. J’ai toujours pensé que cette figure féminine semant au soleil levant avait un caractère prémonitoire. Elle esquissait déjà une destinée familiale, celle qu’initia mon grand-père en semant les graines d’une spiritualité désavouée par ses contemporains matérialistes. De fait, sa poésie reprend souvent l’image des semailles. […] Épelez en moi vos louanges, Ô Foi ! Germe caché des mots. Dans l’humilité des hameaux Vous êtes le trésor des granges, Le grain qui dort, l’arbre qui croît. Je voudrais, dans la Terre pure, Semer pour des moissons futures Les mots d’amour qui sont en moi.[3] […] La Semeuse, création d’Oscar Roty, grand-père de René Roty. René Roty naquit à Paris en 1906. A l’âge de douze ans, il perdit tragiquement sa mère qui, blessée en amour, fut incapable de survivre à son chagrin. Cette disparition bouleversa son existence à jamais. Et c’est au cœur d’une peine infinie que l’enfant partit en quête de sa mère céleste. […] Mon Dieu replonge au sein de ma mère éternelle Le grain de Ton amour tombé de son collier, Le grain d’amour que Tu fis d’elle, Et que dans sa détresse elle avait oublié. Dans le cœur de celui que Ta sagesse éprouve, Qui, celui qui Te perd ou celui qui Te trouve, T’a le plus aimé dans sa nuit ? En moi, mon Dieu, pardonne-lui.[4] […] Mon grand-père, tel un alchimiste qui transmue le plomb en or, fit de sa douleur un chemin de foi. La lune s’est levée, immense. Son regard d’amour dans la nuit Pose sa paix sur chaque bruit Et sa beauté sur mon silence. Ainsi, tu parus dans mon cœur Pour me parler d’un autre monde, Ô ma mère ! À jamais féconde À l’avant-garde du bonheur. Quand tes yeux se refermèrent Tu décidas de mon sort. J’aimais tout ce qu’ils aimèrent, Vivant, j’ai vécu ta mort. Fallait-il qu’on brise la porte Pour délivrer mon cœur d’enfant ? Tes secrets, mon Dieu, sont si grands, Serait-ce pour moi qu’elle est morte ?[5] […] Sa quête lui fit connaitre l’enseignement de René Guénon, dont les écrits sur la Tradition redonnèrent un sens à sa vie en lui révélant l’évidence d’une « Vérité Unique ». Ainsi, c’est au sein de l’islam et de sa spiritualité vive qu’en 1936 sa Mère éternelle, enfin retrouvée, enfanta « Re-né » une seconde fois. L’enfant unique qu’il était, seul héritier du patronyme Roty, eut sept enfants et plus de quarante petits-enfants de son vivant, tous élevés en islam, sa terre d’adoption, sa mère adoptive. Ma grand-mère Raymonde – « la lumière du monde » – réenchanta sa vie et fut pour toujours sa fidèle compagne. […] Ô ma bien-aimée ! Et quoi qu’il arrive, Que le même amour passe entre nous deux Comme une rivière avance vers Dieu Entre ses deux rives.[6] Mon grand-père musulman s’abreuvait aux sources des saints et hommes de Dieu de toutes les époques. Tous surent le nourrir de leur sagesse universelle et le « réparer ». Lorsque j’errais désemparé Dans la longue nuit de ma quête, Les savants brisèrent ma tête, Les saints vinrent la réparer.[7] […] A la lecture de ces vers, je ne peux m’empêcher de songer à cet art japonais du kintsugi, qui consiste à réparer la céramique brisée en coulant des jointures en or. L’objet en sort sublimé : il garde les traces de son passé, mais il est restauré de manière glorieuse pour un nouveau cycle de vie. Les saints de Pé pratiquaient l’art du kintsugi, et mon grand-père, qui fut longtemps céramiste dans sa vie, le savait bien. L’art japonais du Kitsungi : Les savants brisèrent ma tête, les Saints vinrent la réparer. D’ailleurs, il parle d’or à plusieurs reprises dans ses poèmes en lui donnant une valeur symbolique liée à la nature pure et originelle du nouveau-né et à l’état de grâce de l’enfance. Cette notion se dit en arabe « al-fitra », et toute la voie soufie pourrait se résumer à la restauration en soi de cet état primordial. Cela aussi, mon grand-père soufi le savait bien. […] C’est en cherchant dans ma douleur Ces petits morceaux de lumière Que j’ai passé ma vie entière À tamiser l’or de mon cœur.[8] Il était l’ami de tous, celui que tout le monde appelait Pé, une simple syllabe que babilla son premier petit-enfant pour le nommer, et qui lui allait si bien, le résumant ainsi à l’essentiel. Pourquoi l’aimions-nous tant ? Dans son corps de vieillard brillait l’âme de l’enfant. Je montais, quand j’étais enfant, Pour fuir les choses ordinaires, Sur des chevaux imaginaires Qui se devaient d’être tout blancs, Et d’un bond, je quittais la terre. Vieillard, mon rêve est enfin vrai, J’ai trouvé la route enfantine Qui me traversait la poitrine Lorsque le monde s’entrouvrait ; D’un bond, j’ai franchi les collines. Oui, c’est bien le même chemin. Ô quelle ardente chevauchée Au sein de la splendeur cachée, Mon cheval frémit sous ma main, Mon âme vole, détachée. C’est le monde qui chante en moi, Et cette ivresse qui me grise, C’est ma liberté reconquise Qui, sur la route de la Foi, Bondit vers la Terre promise.[9] Sur des chevaux imaginaires… d’un bond je quittais la terre. Détail d’une miniature persane. Bouraq, le cheval ailé de la tradition musulmane qui emporta le Prophète dans son ascension céleste (mi‘râj). Tous les jardins de sa vie, et surtout celui du Luxembourg à Paris où, enfant il jouait, furent à la fois ses médecins, ses compagnons, ses sources d’inspiration. Il les contempla et se fondit en eux. Il devint lui-même un jardin magnifique, mais très secret, où son âme se régénérait. Le silence des nuits ou l’ombre de Vos arbres, Vos rayons de soleil qui se baignent dans l’eau, La crinière enflammée au cou de Vos chevaux, L’éclair de Vos poissons dans Vos bassins de marbre, C’est tout cela, mon Dieu, qui retourne vers Vous. Vos parfums respirés sont devenus mes louanges, Toutes Vos fleurs en moi tremblent devant Vos anges Quand je tombe à genoux. Les jours que j’ai vécus brillent dans ma mémoire ; Je suis l’aube et le soir et le soleil couchant Où toutes les couleurs viennent mêler leurs chants Dans un dernier instant de lumière et de gloire.[10] […] Ce n’est pas forcément sa douceur que je retiens de lui en premier, bien qu’elle fût généreuse. C’est surtout cette ardeur qui brûlait en lui et que l’éclat de ses yeux révélait par moments. Sa foi était d’une vigueur sans pareille, il la surnomme de fait, dans un de ses poèmes, la Sans-Pareille. La Foi, ce beau navire aux ailes de lumière Emporte mon amour vers l’Au-delà de Dieu. Sa puissance indicible s’emparant de mes yeux, L’éclat de son soleil traverse mes paupières. Je suis comme un oiseau dans une cage d’or Qui vogue suspendue sur l’océan du ciel ; Un pur instant de grâce, une goutte de miel, Un enfant pardonné qu’une autre mère endort. Là, là ! Tout est fini, dit-elle à mon oreille, Que croyais-tu, mon fils, en poursuivant tes songes ? À l’écart désormais de mes pieux mensonges Écoute dans la paix chanter la « Sans-Pareille ». [11] […] Écoutez aussi cet appel impérieux à la « désobéissance matérielle », comme nous pourrions le qualifier de nos jours. A l’image de Saint François d’Assise, avec qui il vivait en proximité spirituelle, il fut sincère : pour mieux se consacrer à l’essentiel, il vécut avec sa famille dans une pauvreté choisie qui sut le combler de ses richesses immatérielles. Allâhu akbar[12] ! Que les morts se dressent, Laissez là ce monde, il n’y a que Dieu. Allâhu akbar ! Ô cœurs valeureux, Chassez la tristesse. Allâhu akbar ! Hommes courageux, Fuyez vos prisons et brisez vos chaînes, Soyez sans regret de quitter vos peines, Il n’y a que Dieu. Allâhu akbar ! Franchissez la porte Que votre esprit seul pourra dépasser. Allâhu akbar ! Fuyez tout passé, Toute chose morte Et portez en Lui votre folle ardeur. Allâhu akbar ! Ô Toute Puissance, Héraut de mon ciel, ô ma délivrance, Souffle de mon cœur ! À Votre Nom seul s’ébranle l’espace, Écoutez Son cri, serviteurs de Dieu, Jetez-vous au sol et baissez vos yeux Lorsque mon Roi passe ![13] Allahu Akbar : « Dieu est plus grand [que tout] »[14] Comment clore ce témoignage sans mentionner Michel Vâlsan, son maître spirituel dans la tradition musulmane soufie ? Il permit à René Roty, Hamid ed-Din de son prénom musulman, de parcourir les étapes d’une vie spirituelle exigeante. La disparition soudaine du cheikh en 1974 lui fit franchir « le mur de ses peines ». […] Plus rien ne peut blesser mon cœur. J’ai franchi le mur de mes peines. Comme on venait boire aux fontaines, Oh venez boire à mon bonheur ! Dans le grand fleuve qui m’emporte, Je ne puis plus me retourner. Venant du monde où je suis né, Je n’entends plus les choses mortes. En moi, l’éclair de Ta Beauté A déchiré ma nuit d’orage ; Arraché à tous les rivages, Je deviens mon éternité. Je suis dans l’ombre de moi-même, Un enfant qui naît, étonné. Je suis le cœur que j’ai donné Et je deviens tout ce que j’aime.[15] […] René Roty – l’enfant, le vieil homme, le poète, Pé le patriarche, Hamid ed-Din le musulman soufi – mourut à Saint Appolinard, petit village de la Loire au pied du Pilat. Il fut enterré par une belle journée d’automne. Je revois le Mont Blanc à l’horizon, clair et majestueux, qui semblait lui rendre hommage. Nos cœurs étaient légers. Aujourd’hui, ses poèmes au grand jour tissent leur trame d’or pour vêtir nos âmes. Aujourd’hui, qu’il fait calme et doux Comme en rémission de nos fautes, Mon cher passé, reçois ton hôte, Serrons-nous encor contre nous. Notre amour est inséparable, En ce jardin, seul promeneur, Nous n’avons eu qu’un même cœur Et qu’une trace sur le sable. Je suis le même qu’autrefois Mais moi seul peux me reconnaître, Mon cœur n’a jamais cessé d’être À chaque instant unique en toi. En vérité, mon Dieu, Vous êtes Le Survivant de ce qui fut, Le Soleil de ce qui n’est plus Et l’espoir sans fin de ma quête. Voici la fin de mon amour, Tout va finir et peu m’importe, Car même les feuilles mortes Auront le souvenir du jour. Je vois dans mon cœur solitaire, Au-delà de vivre et mourir, Le fil ailé du souvenir Recoudre le Ciel à la Terre.[16] Néfissa Roty-Geoffroy [1] René Roty, Pèlerin de l’Éternité, Paroles et poèmes sur la quête de Dieu présentés par Yacoub Roty, Ed. Gnôsis-Éditions de France, 2014. [2] Ibid, p.59, Les fleurs de Dieu. [3] Ibid, p.62, Des mots qui n’ont plus de pareil. [4] Ibid, p.17, Elle était celle que j’aimais. [5] Ibid, p.30, Je vais où l’amour me conduit. [6] Ibid, p.88, Quand on cherche ensemble. [7] Ibid, p.73, Les savants brisèrent ma tête. [8] Ibid, p.143, Tamiser l’or de son cœur. [9] Ibid, p.175, Vers la Terre promise. [10] Ibid, p.192, Louanges. [11] Ibid, p.42, La Sans-Pareille [12] Allâhu Akbar signifie « Dieu est plus grand [que tout] » : expression musulmane de glorification et de soumission qui se prononce notamment pour l’entrée en prière. [13] Ibid, p.117, Il n’y a que Dieu. [14] Calligraphie : https://ift.tt/3dq93GQ [15] Ibid, p.137, Au-delà de mes peines. [16] Ibid, p.152, L’espoir sans fin de ma quête. L’article Pèlerin de l’Éternité Par Nefissa Roty-Geoffroy est apparu en premier sur Conscience Soufie. Artículo*: Nefissa Roty-Geoffroy Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL (Frasco Martín) Psicología Clínica y Tradicional en Mijas Pueblo (MIJAS NATURAL) *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí compartidos. No todo es lo que parece.
René Roty était poète, mais personne, ou presque, ne le savait. Avant sa mort en 1994, il remit ses écrits à son fils Yacoub, qui découvrit par la suite un trésor insoupçonné. Celui-ci décida alors de transmettre ce legs à sa famille, mais aussi au grand public.

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