Psicología

Centro MENADEL PSICOLOGÍA Clínica y Tradicional

Psicoterapia Clínica cognitivo-conductual (una revisión vital, herramientas para el cambio y ayuda en la toma de consciencia de los mecanismos de nuestro ego) y Tradicional (una aproximación a la Espiritualidad desde una concepción de la psicología que contempla al ser humano en su visión ternaria Tradicional: cuerpo, alma y Espíritu).

“La psicología tradicional y sagrada da por establecido que la vida es un medio hacia un fin más allá de sí misma, no que haya de ser vivida a toda costa. La psicología tradicional no se basa en la observación; es una ciencia de la experiencia subjetiva. Su verdad no es del tipo susceptible de demostración estadística; es una verdad que solo puede ser verificada por el contemplativo experto. En otras palabras, su verdad solo puede ser verificada por aquellos que adoptan el procedimiento prescrito por sus proponedores, y que se llama una ‘Vía’.” (Ananda K Coomaraswamy)

La Psicoterapia es un proceso de superación que, a través de la observación, análisis, control y transformación del pensamiento y modificación de hábitos de conducta te ayudará a vencer:

Depresión / Melancolía
Neurosis - Estrés
Ansiedad / Angustia
Miedos / Fobias
Adicciones / Dependencias (Drogas, Juego, Sexo...)
Obsesiones Problemas Familiares y de Pareja e Hijos
Trastornos de Personalidad...

La Psicología no trata únicamente patologías. ¿Qué sentido tiene mi vida?: el Autoconocimiento, el desarrollo interior es una necesidad de interés creciente en una sociedad de prisas, consumo compulsivo, incertidumbre, soledad y vacío. Conocerte a Ti mismo como clave para encontrar la verdadera felicidad.

Estudio de las estructuras subyacentes de Personalidad
Técnicas de Relajación
Visualización Creativa
Concentración
Cambio de Hábitos
Desbloqueo Emocional
Exploración de la Consciencia

Desde la Psicología Cognitivo-Conductual hasta la Psicología Tradicional, adaptándonos a la naturaleza, necesidades y condiciones de nuestros pacientes desde 1992.

jueves, 22 de diciembre de 2016

ridoux.fr

Texte Schémas Ce m'est une joie de retrouver aujourd'hui, après quelques années d'absence, un public bruxellois dans lequel je discerne plusieurs visages amis, mais aussi nombre de personnes que je ne connais pas encore. Et puisque nous allons parler ce soir d'astrologie mondiale, je pense qu'il ne sera pas inutile de rappeler brièvement les principes et les techniques de cette branche de l'astrologie qui s'occupe du destin des nations et des relations internationales. J'ai coutume de dire que l'astrologue n'est pas un romancier qui raconte par avance ce qui va se passer dans l'année qui vient de s'ouvrir. Et si l'on veut connaître exactement tous les événements d'une année, il suffit d'attendre le 31 décembre ! En outre, quiconque parcourt la liste de ces événements d'une année écoulée éprouve l'étrange sentiment d'avoir oublié depuis longtemps ce qui s'est passé alors - sauf exception pour les « grandes années », par exemple 1989 ou 2001 qui laissent leur empreinte dans l'histoire et dans les mémoires. En fait, la démarche de l'astrologue est double, orientée à la fois vers le passé et vers l'avenir. Dans les deux cas, cependant, que l'orientation soit prospective ou rétrospective, l'astrologue, à la différence du journaliste, n'a pas à épouser le rythme haletant et saccadé de l'actualité, toujours mouvante, mais se doit plutôt de situer le flux des événements dans le cadre d'une conjoncture plus vaste, susceptible de donner un sens, une signification, à l'histoire en train de se dérouler. C'est ainsi que, dans une série d'articles rédigés ces dernières années sous la rubrique générale du « Chaos planétaire », j'ai discerné la succession de deux grandes conjonctures, l'une s'étendant de 2008 à 2017, autour de la pièce maîtresse du carré évolutif Uranus-Pluton, l'autre allant de 2015 à 2021, autour du semi-carré évolutif Uranus-Neptune. Cette double signature nous ramène aussitôt au moment clé du thème-racine, au moment de la naissance de ces deux cycles Uranus-Pluton et Uranus-Neptune lors de leur dernière phase de conjonction : 1965-1966 pour la conjonction Uranus-Pluton, 1993 pour la conjonction Uranus-Neptune. C'est en relation avec ce qui est né lors de ces deux périodes - milieu des années soixante et début de la dernière décennie du XXe siècle - qu'il convient de chercher le sens de ce qui est en train de se dérouler durant la seconde décennie du XXIe siècle dans laquelle nous sommes désormais engagés. Mais avant d'entrer dans le détail de cette analyse, il serait bon, sans doute, de rappeler les bases fondamentales de l'astrologie mondiale, telles qu'elles ont été établies au long des soixante-dix années de pratique par André Barbault, et telles qu'elles ont été reprises et développées dans l'ouvrage de nos confrères britanniques Mundane Astrology, que j'ai eu l'honneur de traduire en français. L'astrologie mondiale repose sur l'analyse des dix cycles planétaires impliquant le couple Jupiter-Saturne et les trois planètes trans-saturniennes, Uranus-Neptune-Pluton, découvertes respectivement en 1781, en 1846 et en 1930. Le fondement est constitué par les trois cycles des trans-neptuniennes, avec la « basse continue » que représente le cycle le plus lent, Neptune-Pluton, d'une durée approximative de cinq siècles (dernières conjonctions en 910, 1399 et 1891-1892). Là-dessus viennent se greffer les cycles Uranus-Neptune, d'une durée de 175 ans environ (dernières conjonctions en 1650, 1821 et 1993), et Uranus-Pluton, qui varient entre 110 et 140 ans (dernières conjonctions en 1710, 1850 et 1965-1966). A ce premier socle s'en ajoute un second, constitué par les interférences saturniennes et jupitériennes sur les trois courants plutonien, neptunien et uranien. Il est remarquable que les trois cycles saturniens soient en corrélation avec les trois grandes puissances des XXe et XXIe siècles : Saturne-Uranus avec les États-Unis, Saturne-Neptune avec la Russie, Saturne-Pluton avec la Chine. La durée de ces cycles saturniens est de trois ou quatre décennies, tandis que les cycles jupitériens durent un peu plus d'une dizaine d'années. Enfin, le cycle Jupiter-Saturne coiffe le tout, d'une durée de vingt ans et en corrélation avec les destinées de l'Europe (au moins depuis le début du XIXe siècle). Si l'analyse des cycles planétaires et du jeu mouvant des conjonctures qu'ils déterminent représente la démarche fondamentale en astrologie mondiale, il est un outil de synthèse qui vient compléter cette analyse : ce sont les divers Indices cycliques qui donnent une idée des rapports globaux entre le Soleil et les autres éléments du système solaire à tel ou tel moment de l'histoire. Mais la question des Indices cycliques n'est pas des plus simples, tant dans leur construction que dans leur interprétation, et nous la laisserons ici de côté. La pièce maîtresse de cette période est le carré évolutif Uranus-Pluton. Tout cycle planétaire se déroule à l'image du cycle de la lunaison, bien connu de tous : partant de la conjonction (qui correspond à la Nouvelle Lune), le cycle évolue, en passant par le carré ascendant, jusqu'à sa pleine mise en lumière sous la phase de l'opposition (équivalent de la Pleine Lune). Puis le cycle décroît, passe par la phase du carré involutif et s'achève ou se renouvelle lors de la prochaine conjonction. Pour le cycle Uranus-Pluton en cours, qui a commencé avec la conjonction de 1965-1966, le carré de 2008-2017 représente le moment fort de la phase évolutive ; cela correspond à une « crise de croissance », qui met en jugement - c'est le sens même du mot grec krisis - les phénomènes divers qui sont nés au moment de la conjonction et qui se rattachent à ce cycle particulier. Ce qui est en adéquation avec ce que le monde, dans sa réalité contemporaine, peut faire fructifier à ce moment-là, traversera la crise et s'épanouira au moment du trigone évolutif ; ce qui est excessif ou contraire aux possibilités du temps présent sera disqualifié et rejeté. Avec Uranus-Pluton, cette phase tend à se manifester sous la forme d'un chaos (comme ce fut le cas lors de la crise des années 1930) - chaos qui tend, naturellement, à se résoudre dans le cadre d'un ordre nouveau. Mais quelle est la nature de cet ordre nouveau, cela n'apparaît généralement qu'après coup, lorsque l'on est sorti du chaos. La période du carré évolutif Uranus-Pluton, qui s'étend de l'automne 2008 au printemps 2017, est scandée par les interférences de Jupiter et de Saturne. La signature céleste la plus impressionnante est celle de l'été 2010, avec le carré en T en signes cardinaux réunissant Pluton en Capricorne, au double carré de l'opposition Saturne-Uranus, renforcée à ses deux pôles par une opposition Mars-Jupiter le 31 juillet 2010. Au printemps 2014, le carré en T est renouvelé sur l'axe de l'opposition Jupiter-Pluton au double carré d'Uranus en Bélier, avec l'implication d'un sesqui-carré de Saturne en Scorpion. La séquence se clôt en 2017 avec un dernier passage de Jupiter sur le carré Uranus-Pluton. Voici les thèmes de deux Pleines Lunes qui marquent l'entrée et la sortie de la période du carré Uranus-Pluton. La première nous est bien connue, puisqu'elle a correspondu avec le fracas de la crise financière déclenchée le 15 septembre 2008 avec la chute de la banque Lehmann Brothers. La Pleine Lune du 11 avril 2017 viendra activer, pour une dernière fois, un carré en T cardinal construit sur l'opposition Jupiter-Uranus au double carré de Pluton. Ainsi, toute cette période est scandée par les trois grands transits jupitériens au carré Uranus-Pluton : conjonction de Jupiter à Uranus en 2010, opposition de Jupiter à Pluton en 2014, opposition de Jupiter à Uranus en 2017. Une remarque à ce propos. En septembre 2008, comme en avril 2017, nous ne sommes pas au moment précis d'une des sept occurrences du carré Uranus-Pluton qui se déroulent entre le 24 juin 2012 et le 17 mars 2015. Il n'empêche que le carré Uranus-Pluton, avec un orbe de 8°, est déjà activé par la Pluton du 15 septembre 2008, qui implique également l'opposition Saturne-Uranus. C'est ainsi qu'une conjoncture nouvelle s'est installée dès l'automne 2008, conjoncture qui connaîtra sa culmination entre l'été 2012 et le printemps 2015. Il y a là une leçon générale à tirer pour la démarche prévisionniste en astrologie mondiale : il convient de placer le début d'une conjoncture dès le moment où la phase cyclique en orbe est activée pour la première fois de façon conséquente. En ira-t-il de même pour la sortie de conjoncture ? Il nous faut attendre le printemps 2017 pour répondre à cette question. Observons toutefois dès à présent que l'ouverture d'une phase cyclique correspond à l'entrée dans une conjoncture qui va se développer pleinement par la suite. C'est ainsi que la crise financière de 2008 fonctionne comme l'élément d'une crise économique qui engendre à sa suite des conséquences sociales et politiques qui se manifesteront sans doute le plus nettement au moment du carré Uranus-Pluton proprement dit, entre 2012 et 2015. La clôture de la phase cyclique devrait logiquement se caractériser par des événements qui viennent sanctionner définitivement les mutations opérées au moment fort du carré. En outre, à partir de l'automne 2015 se met en place une autre conjoncture, celle du semi-carré Uranus-Neptune, qui ne se termine qu'au printemps 2021. Ainsi, de l'automne 2015 au printemps 2017, deux conjonctures vont se chevaucher, l'une tirant à sa fin, l'autre en plein essor. On peut légitimement penser qu'à partir de l'automne 2015 le cycle Uranus-Neptune va de plus en plus prendre le pas sur le cycle Uranus-Pluton. Pour fermer cette parenthèse, nous pouvons dire que l'on se trouve devant une longue période allant de 2008 à 2021, marquée prioritairement par une bipolarité entre les cycles Uranus-Pluton et Uranus-Neptune et secondairement par l'évolution du cycle Saturne-Pluton passant du carré involutif (2010) à la conjonction (2020). Nous avons déjà vu comment la phase du carré Uranus-Pluton était scandée par les transits de Jupiter d'abord conjoint à Uranus (en 2010), puis en opposition à Pluton (2014) et à Uranus (2017). Les interférences saturniennes sont également à prendre en compte, d'autant plus qu'il est vraisemblable qu'elles viendront alourdir le climat général. Les trois moments clés sont ceux d'août 2010 (Saturne en opposition d'Uranus et au carré de Pluton), de décembre 2014 et d'août 2015 (Saturne au semi-carré de Pluton et au sesqui-carré d'Uranus, avec implication de Jupiter en août 2015). C'est cette période entre le début de l'hiver 2014 et la fin de l'été 2015 qui nous semble être potentiellement la plus lourde, à un moment où se feront pleinement sentir les effets sociaux et politiques des crises financières et économiques de la phase précédente. Relevons au passage que, sur le plan politique, l'année 2012 a toutes chances de marquer un tournant majeur, dans la mesure où des élections devraient amener une relève dans plusieurs pays de première importance (États-Unis, Chine, Russie, France, Allemagne). Nous avons jusqu'ici examiné surtout la rythmique propre à cette longue période 2008-2021, ce qui, d'un point de vue prévisionnel, n'est déjà pas si mal. En effet, la détermination des conjonctures figurées par les cycles planétaires devrait permettre aux acteurs de l'Histoire, s'ils voulaient bien s'en tenir informés et en tirer profit, de naviguer au long terme et de prendre des mesures conformes aux exigences de la phase historique en cours de développement. Mais nous savons bien que, dans le monde actuel, il y a bien peu de véritables chefs d'État et que les hommes politiques pensent avant tout à leur réélection et naviguent à la petite semaine, et nous n'avons aucune illusion sur le rôle que pourrait jouer l'astrologue comme conseiller du Prince. L'astrologie mondiale permet cependant davantage que de jalonner à l'avance les phases d'un parcours historique. Elle peut, jusqu'à un certain point, fournir un éclairage sur la qualité d'une période, sur les défis posés au monde à tel ou tel moment de son histoire, et aider ainsi à réfléchir à l'avance aux solutions les plus adéquates. A l'avance - et non lorsque l'on se trouve au creux de la tempête : car, en vérité, comme le dit si bien le proverbe, « gouverner, c'est prévoir ». Mais qui gouverne réellement notre monde, c'est bien là une autre question qui dépasse le cadre de notre réflexion présente. Cet éclairage sur la qualité de la période présente nous est donné par la faculté de l'astrologie mondiale de naviguer dans le temps, de mettre en rapport les configurations planétaires en cours avec d'autres - passées ou futures - qui entrent en résonance avec elles. C'est ainsi que la spectaculaire configuration de l'été 2010 - la quadruplice Jupiter-Saturne-Uranus-Pluton au début des signes Cardinaux - s'imbrique avec la fameuse doriphorie de décembre 1989, lorsque le cortège solaire est venu activer la triplice Saturne-Uranus-Neptune en Capricorne en opposition de Jupiter en Cancer. Cette doriphorie de 1989, attendue par André Barbault et par nos confrères britanniques Charles Harvey et Nicholas Campion, mais également annoncée, avec des considérations relevant de la cyclologie traditionnelle, par Jean Phaure et par Vlaicu Ionescu [1], a donné en fait le signal de la chute de l'Empire soviétique et a marqué l'accession des États-Unis au rang d'hyper-puissance. L'imbrication des deux configurations majeures de 1989 et de 2010 doit attirer notre attention sur le fait que se déroule en ce moment une nouvelle phase d'une même histoire, un nouveau chapitre. On peut donc se demander si la quadruplice de 2010 ne vient pas donner le signal de la chute de l'Empire américain, dont les manifestations concrètes se réaliseront vraisemblablement durant la phase du carré Uranus-Pluton, entre 2012 et 2015. Précisons tout de suite, avant d'aller plus loin, qu'il s'agit là du destin des Empires (soviétique ou américain) et non des nations (Russie, États-Unis), lesquelles subsistent bien après l'écroulement des Empires dont la fragilité semble bien être à la mesure de leur expansion fulgurante. Rappelons que le « Reich de mille ans » n'a duré que de 1933 à 1945 et que, plus haut dans le temps, l'Empire napoléonien n'a eu lui-même qu'une dizaine d'années d'existence. Que se passe-t-il sous nos yeux, alors que règne dans le ciel de 2010 cette quadruplice en signes Cardinaux ? Arrivés au terme de cette année, un certain nombre de tendances de fond apparaissent déjà avec suffisamment de netteté. Le plus important, nous semble-t-il, c'est un gigantesque transfert de puissance - économique, politique et culturelle - qui dépouille l'Occident (Union européenne et États-Unis) d'une prééminence multiséculaire au profit des pays dits « émergents », autrement nommés BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Un transfert qui rappelle, à certains égards, celui qu'a symbolisé, à petite échelle, la fameuse « Nuit du 4 août » 1789, où la noblesse et le clergé ont été dépouillés au profit du tiers-état (et non au profit du peuple tout entier). De même, aujourd'hui, la montée en puissance des BRIC va de pair avec un appauvrissement accru des pays déshérités de la planète et peut-être avec une nouvelle forme de colonisation dont témoigne, par exemple, la forte présence chinoise en Afrique. Il ne faudrait pas, cependant, tirer des conclusions trop hâtives concernant un changement brutal et définitif d'hégémonie au sein des puissances mondiales. D'une part, les États-Unis et l'Europe disposent encore d'atouts non négligeables, à condition de les maintenir et d'en faire un judicieux usage. A cet égard, l'indigence dans laquelle sont tombées la langue française et sa littérature, ainsi que l'anglais commercial devenu langue internationale, sont parmi les signes les plus inquiétants d'une décadence durable et d'une fin de civilisation. D'autre part, si les pays émergents sont sur une pente ascendante, aucun d'eux ne semble pour autant à même d'exercer une hégémonie incontestée comme le fut, au cours du XXe siècle, celle de l'Amérique ou de la Russie soviétique. Et il existe même, par exemple pour la Chine, des risques d'implosion qu'on ne saurait écarter inconsidérément. Dans une perspective cyclique, c'est le cycle Uranus-Neptune qui marque les grandes mutations dans l'ordre du transfert d'hégémonie politique et culturelle. Depuis la conjonction de 1821, qui suit de peu l'effondrement de la prépondérance française qui s'était exercée durant le cycle précédent (depuis 1650, au moment du Traité de Westphalie), c'est une prépondérance anglo-saxonne qui a dominé le monde, d'abord avec l'Angleterre victorienne et son empire, puis avec les États-Unis. Le cycle Uranus-Neptune s'est renouvelé lors de la conjonction de 1993, et il nous semble prématuré de prononcer un jugement sur la nature de la prépondérance qui va marquer le XXIe siècle. On pourra peut-être mieux en juger au sortir de la phase du semi-carré Uranus-Neptune de 2017-2021, où se jouera certainement une partie décisive entre les États-Unis et la Chine. Enfin, il faut tenir compte du fait que ces transferts majeurs peuvent se produire aussi bien au moment de la conjonction qu'au moment de l'opposition du grand cycle Uranus-Neptune : cela renverrait alors le grand rendez-vous à l'horizon de 2080 comme véritable fin d'une hégémonie anglo-saxonne qui pourrait ainsi s'étendre sur un cycle et demi, soit 260 ans environ. Observons au passage les résonances cycliques que présente le thème de 2080 - marqué par la triple opposition de Jupiter-Saturne-Uranus à 0° Verseau en opposition à Neptune en Lion - avec les thèmes de 2014 et de 2020. En 2080, en effet, Pluton transite, à 12° Bélier, l'actuel carré Uranus-Pluton qui sera sur cette position en 2014. Par ailleurs, la triplice Jupiter-Saturne-Uranus de 2080 se positionne sur la triplice Jupiter-Saturne-Pluton de 2020 (la conjonction Jupiter-Saturne à 0° Verseau venant alors activer le semi-carré Uranus-Neptune). Voilà un bel exemple de la façon dont le praticien de la mondiale voyage dans le temps, aussi bien dans le passé que dans l'avenir ! Quittons cette navigation hauturière et revenons au temps présent. Le tableau des transits des lentes durant la période 2010-2017 permet de visualiser l'avancée du carré Uranus-Pluton du premier jusqu'au troisième décan des signes Cardinaux, ainsi que les interférences saturniennes et jupitériennes. On observe ainsi que pour l'année 2011 le carré Uranus-Pluton déjà en orbe traverse la zone entre 0° et 8° des signes Cardinaux, tandis que l'opposition Jupiter-Saturne affecte la zone entre 10° et 17°. Un tableau de ce genre peut être un outil précieux également pour la prévision en astrologie individuelle, puisqu'il permet de discerner au premier coup d'œil les thèmes qui seront en priorité affectés durant cette période par la quadruplice cardinale. Les trois thèmes présentés ici illustrent le mouvement général qui a accompagné l'évolution des affaires depuis l'éclatement de la crise financière lors de la Pleine Lune du 15 septembre 2008, qui a plongé le monde dans l'épouvante et le désarroi. En 2009, sous l'effet de la conjonction Jupiter-Neptune s'est manifesté un climat d'euphorie porteuse de l'illusion que la crise était terminée. La désillusion et un dur retour à la réalité s'est imposé durant l'été 2010, avec le double carré de Mars-Saturne à Pluton et de Jupiter-Uranus à Pluton. Le terme dominant depuis l'automne 2010 est celui d'austérité. Une « cure d'austérité » qui a frappé déjà la Grèce et l'Irlande, mais aussi la Grande-Bretagne et demain les États-Unis eux-mêmes. Les effets ne peuvent en être qu'une aggravation du chaos financier, monétaire, économique et social à travers la planète. On voit déjà, depuis les élections de mi-mandat aux États-Unis (en novembre 2010) se profiler une paralysie du pouvoir face à la colère populaire qui se manifeste au travers du mouvement Tea Party - un mouvement désireux de casser la machine des politiciens de Washington, mais dépourvu de solutions politiques crédibles aux multiples problèmes du pays. Le thème de la fracture entre des « élites » acquises sans état d'âme au mondialisme et à toutes ses dérives et des peuples laissés à l'abandon face aux ravages d'une mondialisation aveugle se répand non seulement en Europe mais un peu partout dans le monde. Les manifestations explosives de cette fracture sont encore devant nous et marqueront sans doute fortement toute la période du carré Uranus-Pluton entre 2011 et 2015, et en particulier lors des interférences saturniennes de 2014-2015. Dans la période 2008-2010 s'est mise en place une situation critique ; désormais, à partir de 2011, c'est au développement dramatique des conséquences de cette crise que nous allons assister. Et quelle sera la conclusion - heureuse ou désastreuse - de ce drame, nous ne le saurons pas avant 2017 et même, probablement, avant 2021… Si l'astrologie mondiale est capable de jalonner à l'avance les grandes étapes d'un processus en cours, elle est impuissante à prédire la nature positive ou négative des réponses que les hommes, les États et les sociétés apporteront aux défis qui leur sont imposés. Les astralités de 2011 Trois configurations majeures vont marquer les astralités de 2011 : le carré Uranus-Pluton en orbe de plus en plus serrée et désormais fixé au début des signes Cardinaux (Uranus ne rétrograde plus en Poissons) ; le sesqui-carré Saturne-Neptune et l'opposition Jupiter-Saturne. Ces configurations s'articulent autour d'une bipolarité ancrée sur les deux axes Uranus-Pluton et Saturne-Neptune. Les éphémérides graphiques permettent de visualiser la dynamique des deux cycles Uranus-Pluton et Saturne-Neptune durant l'année 2011, dans les deux zones du Zodiaque concernées : entre 0° et 12° des signes Cardinaux pour Uranus-Pluton ; entre 11° et 17° pour Saturne-Neptune. Le premier tableau est présenté en Harmonique 4, c'est-à-dire qu'il est construit sur une échelle de 90°, ce qui fait apparaître au premier coup d'œil les conjonctions, les oppositions et les carrés. Le second tableau est en Harmonique 8, ce qui permet de faire apparaître également les aspects « mineurs » que constituent les semi-carrés et les sesqui-carrés. Ces tableaux présentent en outre l'intérêt de visualiser sans peine les interférences du Soleil et de Mars, qui constituent les plus puissants transits déclencheurs. Dans le tableau en H4 (zone Uranus-Pluton), on observe qu'un double transit solaire et martien désigne comme moment particulièrement critique la période qui s'étend de la mi-mars à la mi-avril. Dans le tableau en H8 (zone Saturne-Neptune), on notera à la fin mars l'interférence jupitérienne, et à la fin août le transit martien au moment de la dernière occurrence du sesqui-carré Saturne-Neptune. En 2010 et en 2011, Pluton transite autour de 5° Cancer. C'est une zone de la plus grande importance en astrologie mondiale, du fait que les thèmes des trois plus grandes puissances présentent sur ce degré des facteurs planétaires majeurs. C'est à 5° Cancer que se trouve le Jupiter des États-Unis, en étroite conjonction avec Vénus. Le transit du carré Uranus-Pluton en dissonance avec cette conjonction Vénus-Jupiter signale un haut risque de banqueroute : l'administration Obama aura de la peine à ne pas céder à la tentation d'augmenter les dépenses au risque de perdre tout contrôle sur la dette, en dépit des mesures d'austérité prises pour éviter ces dérives. Dans le thème de la Chine, c'est Uranus qui se présente à 5° Cancer - au carré du Soleil et au semi-carré de la conjonction Mars-Pluton en M. VII, facteur d'hostilité avec de nombreux ennemis. La Chine communiste, née en 1949 au moment du semi-carré involutif Uranus-Pluton, a connu, au moment de la conjonction de 1965-1966 sa période la plus bouleversante avec la « révolution culturelle » lancée par Mao Tsé-toung pour écarter ses rivaux politiques du pouvoir. Aujourd'hui, la Chine en pleine expansion économique et en état d'affirmer pleinement sa puissance politique sur la scène mondiale, doit affronter, au temps du carré évolutif Uranus-Pluton, le risque d'une fracture entre les zones motrices de sa croissance et la masse compacte d'un immense arrière-pays ; et sur le plan extérieur, il n'est pas impossible que l'hégémonie chinoise sur l'Asie se heurte à des contestations de plus en plus vives, en particulier de la part du Japon, mais aussi, peut-être du Vietnam ou de l'Inde, voire d'une Russie soucieuse de préserver son colossal potentiel de richesses en Sibérie. Quant à la Russie, le thème de 1917 montre Pluton à 5° Cancer, au carré d'Uranus. Comme la Chine, la Russie est marquée par le cycle Uranus-Pluton. Et si l'on remonte plus haut, on observera que ce cycle Uranus-Pluton est la caractéristique fondamentale de la révolution dans son principe historique, puisque la Révolution française s'est produite au moment de l'opposition d'un cycle Uranus-Pluton commencé en 1710. Le thème de la Russie post-communiste (12 juin 1990) - marqué par un carré en T avec Mars au double carré d'une opposition entre Jupiter et Uranus-Neptune - sera particulièrement sensible au transit du carré Uranus-Pluton entre 2012 et 2014. Les thèmes présentés ici pointent sur les moments les plus significatifs dans l'évolution des cycles planétaires durant l'année 2011. On observe en février une forte activation du pôle neptunien au moment de la triple conjonction Soleil-Mars-Neptune. En avril, la conjonction Mars-Uranus vient activer le carré à Pluton ; dans le même temps, l'opposition de Jupiter à Saturne s'inscrit dans le cadre d'une dissonance à Neptune. En juin, Mars en Taureau viendra activer par ses dissonances le carré en T Saturne-Uranus-Pluton. Une quatrième configuration, de moindre importance que les trois autres, se mettra en place à partir de cette période : le trigone évolutif de Jupiter à Pluton. En août, le même trigone offre un relais harmonique à l'opposition Mars-Pluton ; Mars en Cancer active en même temps par ses dissonances le sesqui-carré Saturne-Neptune. Ces quatre configurations synthétisent en quelque sorte les figures majeures des astralités de l'année 2011. Cela ne signifie pas que les événements en corrélation avec les cycles impliqués marquants se produiront précisément à ce moment-là ; leur manifestation dépend des effets déclencheurs des planètes rapides et des lunaisons. Dans l'approche qui est la nôtre d'uns astrologie mondiale reposant sur l'analyse des cycles planétaires, l'étude des lunaisons n'est pas écartée, mais elle doit s'inscrire dans le cadre plus global des cycles des lentes et des conjonctures dominantes durant une période donnée. C'est pourquoi nous ne prendrons en compte que les lunaisons imbriquées dans les deux configurations clés que nous avons relevé pour 2011. Autour du pôle Uranus-Pluton, nous retenons la Pleine Lune du 19 mars sur Uranus ; la Nouvelle Lune du 3 avril, qui active à la fois le pôle Uranus-Pluton et le pôle Saturne-Neptune ; celle du 1er juillet, qui forme un grand carré avec la triplice Saturne-Uranus-Pluton ; celle du 27 septembre à 4° Balance ; enfin celle du 24 décembre à 3° Capricorne, en conjonction de Pluton. Cette dernière Pleine Lune active par ailleurs le trigone Jupiter-Pluton au double sextile de Neptune-Chiron. Autour du pôle Saturne-Neptune, nous retenons les NL du 18 février, du 3 avril, du 29 août, du 25 novembre et du 24 décembre ; ainsi que la Pluton du 17 mai. Nous pouvons retenir comme la période la plus tendue de l'année la date du 3 avril : la lunaison de ce jour active à la fois le pôle Uranus-Pluton et le pôle Saturne-Neptune. La Belgique en 2011 Nous avons examiné jusqu'ici l'état du monde en général, à partir de l'analyse des configurations planétaires pour ainsi dire dans leur pureté algébrique, céleste. Le pas suivant consiste à entrer dans la pâte de la matière terrestre, à étudier la façon dont ces configurations viennent affecter divers thèmes nationaux, des thèmes d'États ou d'institutions, ou encore des thèmes de chefs d'État et de personnalités politiques. Nous passons ainsi du global au local. La première application de cette démarche concerne le cas de la Belgique. Un petit pays, certes, mais qui, au XIXe siècle, a été en pointe du processus d'industrialisation de l'Europe occidentale et qui se trouve aujourd'hui, du fait de la présence sur son sol des principales institutions européennes, au cœur des préoccupations que suscite le destin de l'Europe. La question que tout le monde a à l'esprit est, naturellement, de savoir si ce pays - dont la création en 1830-1831 a apporté un correctif au Traité de Vienne, au moment même où Jupiter transitait sur la conjonction Uranus-Neptune de 1821 - va subsister ou s'il va se diviser entre deux États selon la ligne horizontale qui sépare la Wallonie de la Flandre. Afin d'alimenter une réflexion astrologiquement fondée et raisonnée de cette question, nous prendrons en compte les thèmes de la Belgique, du roi Albert II et du prince héritier Philippe, duc de Brabant. Au regard des astralités en cours, deux facteurs majeurs du thème de la Belgique sont directement concernés : le Soleil, au carré de Saturne et au sesqui-carré de Pluton ; la conjonction Jupiter-Neptune au Milieu du Ciel (au sesqui-carré de Saturne). Si, symboliquement, le Soleil représente le chef de l'État, le Roi, le Milieu du Ciel se rapporte au gouvernement. Les dissonances avec Saturne peuvent symboliser un problème de stabilité et de continuité. Ainsi, au moment où la « question royale » soulevée à la fin de la Seconde Guerre mondiale est résolue par l'abdication de Léopold III et par l'avènement du roi Baudouin, le 17 juillet 1951, ces deux zones sont affectées par les transits de Mars-Uranus en Cancer et de Neptune en Balance. Le carré Uranus-Pluton affectera le thème de la Belgique tout particulièrement durant les années 2013 à 2015. Notamment, à partir de l'automne 2014 et jusqu'à la fin 2015, le transit dissonant de Saturne affectera les deux zones sensibles du thème natal. Mais auparavant déjà, depuis la fin de l'été 2010 jusqu'à la fin de l'automne 2011, Saturne transite en opposition de Pluton et au carré de Jupiter-Neptune au Milieu du Ciel. Les mêmes zones sont affectées depuis l'été 2010 et jusque vers la fin 2011 par le sesqui-carré Saturne-Neptune renforcé par Jupiter. En 2008, durant la période du gouvernement d'Yves Leterme, Jupiter transitait sur la conjonction natale Jupiter-Neptune au Milieu du Ciel, et l'on pouvait augurer alors d'un espoir de solution durable à la crise politique. Mais depuis cet automne et durant toute l'année 2011 (en particulier en mars-avril), Jupiter en Bélier sera au carré de cette configuration natale, facteur qui semble rendre beaucoup plus difficile la mise en œuvre d'une solution politique. Pour l'année 2011 on peut relever deux temps forts, le 6 avril pour la quadruplice cardinale Jupiter-Saturne-Uranus-Pluton, et le 25 août pour le sesqui-carré Saturne-Neptune. Dans le thème du 6 avril, Pluton transite au carré exact de Pluton natal, et ce Pluton natal se trouve lui-même au mi-point Jupiter/Uranus=Soleil/Mars. Soleil/Mars est, selon Reinhold Ebertin, un significateur d'une extrême tension de ses forces, voire de fanatisme, tandis que Jupiter/Uranus=Pluton correspond à des projets d'avenir et à de brusques changements de situation financière. Dans le thème du 25 août 2011, un semi-carré Soleil-Mars peut jouer un rôle déclencheur sur la triplice Jupiter-Saturne-Neptune qui affecte les deux zones critiques du thème natal. Au vu de ces analyses, l'astrologue peut confirmer que l'année 2011 sera particulièrement critique pour les destinées de la Belgique. Mais, là encore, l'astrologie est impuissante à prévoir dans quel sens iront les réponses apportées par les hommes aux défis de la période. Et après ce cap de 2011, c'est l'année 2015 qui paraît la plus chargée de tensions. Les thèmes individuels des chefs d'État ou des personnalités politiques peuvent éventuellement venir confirmer ou nuancer les jugements avancés au terme de l'analyse des thèmes nationaux. Mais il ne faut pas oublier que les individus peuvent être affectés par des affaires personnelles qui ne concernent pas forcément leur vie publique. C'est pourquoi il convient de traiter de ces thèmes avec tact et avec réserve. Le carré Uranus-Pluton, durant l'année 2011, ne touche aucun facteur important du thème du roi Albert II. Le sesqui-carré Saturne-Neptune, en revanche, affecte deux zones du thème natal : l'opposition Lune-Jupiter dans l'axe Bélier-Balance, et le carré Mars-Saturne. Les thèmes du 6 avril et du 25 août constituent deux temps forts qui risquent d'être éprouvants. Une zone du thème natal du prince Philippe, héritier présomptif de la Couronne, est activée par les configurations planétaires en cours durant les années 2010-2016. La figure clé en est le Yod dissonant que constitue le double sesqui-carré d'Uranus à Jupiter et à Mercure-Vénus. Une seconde figure se présente avec l'opposition Mars-Pluton dans l'axe du méridien. De 2010 au début 2013, Pluton transite le Jupiter natal, tandis qu'Uranus passe sur la conjonction Mercure-Vénus. Le transit de Pluton sur Jupiter peut aussi bien correspondre à une grande réussite qu'à une opposition farouche de la part des gens au pouvoir, cependant que le carré d'Uranus à Jupiter risque d'entraîner une confiance exagérée en soi et à prendre des risques, notamment dans le domaine financier. Le sesqui-carré d'Uranus à Uranus natal peut signifier une réorientation majeure de son existence et signer l'abandon d'attitudes jugées par trop non-conformistes, tandis que le sesqui-carré de Pluton à Uranus implique l'exigence de s'adapter à des bouleversements dans la société et dans le monde. Durant la période 2012-2016, Neptune va transiter sur le Milieu du Ciel et affecter l'opposition natale Mars-Pluton. Le transit de Neptune sur le Milieu du Ciel est indicateur d'un cap majeur dans l'existence. L'opposition de Neptune à Pluton pourrait indiquer des changements dans l'environnement habituel du sujet à la suite de la disparition de personnes, de circonstances ou de biens dont on disposait jusqu'alors. Les indications fournies par l'examen des trois thèmes de la Belgique, du roi Albert II et du prince Philippe ne permettent pas à l'astrologue de formuler un jugement tranché. Dans les années qui viennent, le pays pourrait connaître aussi bien une succession héréditaire normale qu'un éclatement susceptible d'entraîner un exil de la famille royale. Mais il est un aspect de la crise belge sur lequel il semble bon d'attirer l'attention. La question belge n'est pas une question purement intérieure, relevant du seul fait de l'affrontement de deux communautés : c'est aussi une question européenne, et ceci dans un double sens. D'abord, parce que la disparition de l'État belge serait un facteur perturbant dans l'équilibre des puissances européennes, surtout après la réunification de l'Allemagne. Mais aussi parce que cette dissidence entre Flamands riches et Wallons pauvres est à rapprocher des tendances à l'éclatement de l'unité italienne sous la pression de la Padanie souhaitée par Umberto Bossi et des tendances centrifuges en Espagne, sans parler de la reconstitution des entités écossaise et galloise dans le Royaume-Uni. La dislocation de la Tchécoslovaquie en deux États a constitué aussi en ce sens une sorte de précédent, entre une Bohême-Moravie depuis toujours ancrée à l'Europe occidentale et une Slovaquie pauvre et dans la mouvance de l'Europe orientale. Un article suggestif, paru dans la revue Esprit en 2009 sous la plume d'une journaliste nommée Ève Charrin, analyse avec finesse et non sans humour les paradoxes de la situation belge [2]. La thèse de cette journaliste, c'est que la « belgitude » est la pointe avancée de la modernité européenne. Bonhomie - un peu absurde et goguenarde - et ironie sont les caractéristiques de la « belgitude », devenus l'emblème d'une Europe marchande qui cultive la tolérance et le scepticisme dans un monde désacralisé et qui, surtout, refuse la puissance. Ève Charrin met en relief cette obsession typiquement belge de la fin de la Belgique qui se traduit au travers d'œuvres qu'elle qualifie de « crépusculaires » [3]. Par ailleurs, elle estime que les revendications flamandes, fondées avant tout sur l'exigence de ne plus payer pour une solidarité qu'ils jugent dépassée avec les Wallons, relèvent non pas d'un folklore passéiste mais d'une ultra modernité en parfaite conformité avec les tendances actuelles de la mondialisation et avec l'esprit de la construction européenne : Peuple portuaire et commerçant, les Flamands sont dans la mondialisation comme un poisson dans l'eau, forts de cette prime que donnent aux petites entités ouvertes la dynamique économique globale d'une part, et l'insertion dans l'Union européenne d'autre part. [4] Bien plus que la revendication d'une indépendance, qui imposerait à un État flamand de coûteuses charges régaliennes, c'est la revendication d'une autonomie économique, sociale et fiscale qui est prédominante, et qui trouve un écho des plus favorables dans d'autres régions prospères de l'Europe (Lombardie, Catalogne, Pays basque, Écosse, Bavière). L'Union européenne - qui repose sur une monnaie et non sur une ambition politique ou sur une haute conscience civilisationnelle - favorise, en offrant un espace de paix et de commerce, cet essor des régions prospères et ne peut qu'envisager favorablement le démantèlement des États-Nations ou de ce qu'il en reste. Belgique - Note additionnelle (7 janvier 2011) L'actualité incite à ajouter une note additionnelle, avec le rejet, le 5 janvier 2011, d'une base de compromis entre partis, proposée par un conciliateur nommé le 21 octobre 2010 par le roi Albert II, le sénateur socialiste flamand Vande Lanotte. Cette dernière péripétie survient au moment même de la conjonction Jupiter-Uranus sur une zone sensible du thème de la Belgique : le carré Lune-Mars, en résonance dissonante avec l'opposition de Vénus à Chiron sur l'Ascendant. Le tout est relié par un mi-point à 13° Verseau, zone sensible lors de transits de Pluton ou des Centaures, par exemple lors de la fondation des États de Belgique Unie (1790), ou de la fondation du Benelux (1958). La même zone à la fin des signes Mutables est occupée par un carré Soleil-Pluton (formant un Yod dissonant avec Saturne à 16° Taureau) dans le thème de Bart De Wever, le président du parti indépendantiste flamand NVA (Nieuw Flaamse Alliantie). On notera au passage, dans le thème d'Elio Di Rupo, le président du Parti socialiste belge francophone, une opposition Lune-Mars qui s'applique sur un carré Jupiter-Uranus angulaire (mais située au milieu des signes Cardinaux et non à la fin des signes Mutables). La conjonction Jupiter-Uranus tombant ainsi sur le carré Lune-Mars de la Belgique et sur le carré Soleil-Pluton de Bart de Wever, chef du parti indépendantiste devenu le premier parti de Flandre, avec 28% des voix aux législatives du 13 juin 2010, ne peut que raviver les tensions dans le royaume. D'autant que ce transit va affecter prochainement Pluton en M. XII dans le thème de la Belgique. Jupiter transite cette zone le 1er mars 2011, et Uranus fera une conjonction en orbe de mai 2012 à mars 2013, au moment du carré Uranus-Pluton. Sur ce thème de la Belgique sont portées les positions de Chiron à l'Ascendant et de Pholus à 15° Sagittaire. Les astrologues belges ont l'avantage d'avoir parmi eux un chercheur qui s'est spécialisé dans l'étude de Chiron et des Centaures et de leur rôle en astrologie mondiale, notre ami Benoît de Meester. Dans un courrier personnel (reçu ce même 5 janvier 2011), ce confrère expose ainsi ses vues sur les racines des querelles linguistiques en Belgique : La Belgique est malade de ses querelles linguistiques. L'origine du mal se trouve dans le PL du thème de l'Indépendance, en Bélier et en M. XII, celle des grandes épreuves. L'astrologie classique ne donne pas d'indication sur la nature du mal belgo-belge. Heureusement, l'étude de la mythologie des Centaures permet d'identifier ce que l'on pourrait appeler le décryptage du secret de famille. Le rôle de Chiron et des Centaures dans un thème est de revendiquer / transmettre l'héritage familial ou social. Pour comprendre l'origine du mal plutonien belge, il suffit de retrouver la fonction de Chiron lors des transits précédents sur Pluton. Or le transit immédiatement précédent l'indépendance de la Belgique est celui du vote des lois linguistiques du roi Guillaume d'Orange, lois qui sont d'ailleurs à l'origine de la séparation de nos provinces du royaume des Pays-Bas. L'origine du mal belge est ainsi parfaitement identifiée. Lors du transit de Pluton sur Pholus, l'ami de Chiron, qui est, dans le thème de l'Indépendance, en M. VIII, celle de la mort ou des grandes transformations, sera créé le NVA, le fameux parti séparatiste. Parmi les nombreuses dates citées dans l'étude de Benoît de Meester sur la Belgique, on retiendra tout particulièrement deux transits importants de Chiron sur PL natal : en 1822, lors de la promulgation des lois linguistiques de Guillaume d'Orange, qui sont la source de l'indépendance de la Belgique en 1830 ; en 1970, lors de la naissance de Bart De Wever (trois jours avant la publication d'une nouvelle Constitution par le Moniteur). Quant aux transits sur Pholus (15° Sagittaire), on peut relever le moment où le flamand est devenu seconde langue nationale (en 1898, sous un transit de Pluton) ; les élections communales de 2000, où le Vlaams Blok a remporté 33% des voix (transit de Pluton et Chiron sur Pholus) ; enfin la fondation du NVA, le 13 octobre 2001, sous le transit de Pluton. Benoît de Meester a étudié également certaines interférences du trio Pluton-Chiron-Pholus dans les thèmes de Bart De Wever et du Prince Philippe. Bart De Wever est fortement relié au thème de la Belgique avec son Chiron sur le Pluton de l'Indépendance et son Fond du Ciel sur Pholus de l'Indépendance ; son Pholus (situé en fin Verseau) est conjoint au Chiron d'Yves Leterme, ancien Premier ministre de la Belgique (de mars à décembre 2008 et de novembre 2009 à avril 2010). Le thème du Prince Philippe présente une opposition Chiron-Pluton dans l'axe du méridien, au début des signes Mutables, avec un double relais dissonant à Saturne et harmonique à Jupiter qui encadrent le Descendant. Durant l'automne 2011, Chiron revient sur sa position natale. Benoît de Meester signale par ailleurs que l'éclipse de Soleil du 2 juillet 2011 se produit sur l'Ascendant du Prince Philippe. De ses analyses sur la Belgique, Benoît de Meester conclut à une prochaine révision de la Constitution en 2011 : Pour la Belgique, le thème de l'indépendance de 1830 est progressé de 180° en 2010. La Constitution a été promulguée le 2 février 1831, faisant de la Belgique une monarchie. En 2011, le thème de la monarchie est donc progressé de 180°. Le thème de Bart De Wever sera particulièrement mis en valeur par le transit de Jupiter puis d'Uranus sur son Chiron natal, le tout se faisant dans un grand cycle de scission de nos régions, et cela depuis le Traité de Verdun (843), [qui rattache la Flandre à la France lors du partage de l'empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils]. La modification de la Constitution arrive donc en 2011-2012 à la bonne heure astrologique. Outre ces considérations, nous sommes invités par Benoît de Meester à prendre en compte la triple conjonction Jupiter-Chiron-Neptune de 2009-2010, qui se prolonge sous la forme de la conjonction Chiron-Neptune, en orbe durant l'année 2011 - et dont l'un des moments forts sera le transit de Soleil-Mars sur Chiron-Neptune le 20 février. Cette configuration est en forte résonance avec le Saturne du roi Albert II, et dans son thème natal, et dans le thème du règne (prestation de serment le 9 août 1993, sous un carré en T Saturne-Chiron-Pluton). C'est au moment du second retour de Saturne en fin Verseau qu'Albert II est devenu roi des Belges, et cette zone est aujourd'hui le lieu et de la conjonction Chiron-Neptune et du sesqui-carré Saturne-Neptune. Dans le thème du Prince Philippe, le même zone est occupée par la Part de Fortune (conjointe à Chiron), en opposition de Pluton (avec un relais dissonant à Saturne). Le transit de Soleil-Mars sur cette zone pourrait indiquer, pour la fin février 2011, une période intense dans la famille royale. La France - l'Europe - le monde Il faudrait disposer d'un Institut de Recherche en Astrologie Mondiale (IRAM) - ou, mieux encore HIRAM (Haut Institut…) - pour traiter des applications des astralités de la période en cours aux divers États et institutions qui animent les relations internationales. Nous nous contenterons ici de quelques brèves remarques. Comme il en va pour de nombreux thèmes nationaux - et notamment pour le thème des États-Unis - il circule plusieurs versions parmi les astrologues du thème de la Ve République et chacun, sans doute, a de bonnes raisons pour justifier son choix. Dans ce débat, nous avons pris depuis de nombreuses années le parti de nous ranger au jour du vote de la Constitution, le 28 septembre 1958, en adoptant l'heure de la fermeture des urnes dans la capitale (22h, ce qui donne un Ascendant à 26° Gémeaux et un Milieu du Ciel à 22° Verseau. Mais, dans notre pratique, nous tâchons d'éviter autant que possible de fonder nos analyses sur les points les plus variables de ce thème (les angles et la Lune). La prise en compte des structures dominantes nous semble ordinairement suffisante : conjonction Jupiter-Neptune au début du Scorpion au semi-carré de Saturne à 20° Sagittaire, carré Mars-Pluton au début des signes Mutables (Gémeaux-Vierge). Si on ajoute à cela le Soleil à 5° Balance et Uranus à 15° Lion, ces facteurs deviennent d'autant plus satisfaisants qu'ils se trouvent alors reliés par l'interaction entre deux séries de puissants mi-points qui dévoilent la pleine signification de ce thème. Ces deux mi-points, à 24° Lion et à 26° Scorpion forment entre eux un aspect de carré, si bien que c'est tout l'ensemble des facteurs susnommés du thème qui vibre lorsqu'ils sont affectés par de lourds transits. Le Soleil, d'abord - à 5° Balance, c'est-à-dire en résonance avec cette zone sensible qui relie les thèmes des grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie) - est lui-même au cœur d'un ensemble complexe de mi-points : Soleil=Jupiter/Pluton=Neptune/Pluton=Uranus/Pluton= Mars/Uranus. Selon les indications de Rudolph Ebertin, ces mi-points évoquent certains aspects forts du thème de la Ve République, mais aussi d'autres qui sont plutôt inquiétants : le besoin d'indépendance et de liberté, la mise en œuvre avec succès d'une énorme force - éléments qui ont correspondu à la période gaullienne de la Ve République avec sa volonté de mener une politique indépendante grâce à la disposition de la puissance atomique ; mais aussi le risque de tomber sous une emprise étrangère et même la menace d'un effondrement catastrophique. Ces indications pourraient, hélas, correspondre davantage à ce qu'est devenue la Ve République sous les règnes successifs de François Mitterrand, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy… Un ouvrage récemment paru de Marie-France Garaud s'interroge sur les raisons pour lesquelles la France semble perdre pied face aux bouleversements en cours et perd même son influence en Europe alors que s'y affirme la puissance de l'Allemagne réunifiée. Elle illustre son propos par un trait saillant : au moment même où la France, en signant le traité de Lisbonne, reconnaissait la supériorité de la norme européenne sur ses propres lois et sur sa propre Constitution, un décret de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, datant du 30 juin 2009, signifiait au monde que les traités européens ne s'appliqueraient à l'Allemagne que dans la mesure où ils ne contrediraient pas ses intérêts vitaux. Ainsi, quand le plus jeune État d'Europe affirmait sa souveraineté absolue, le plus ancien abandonnait la sienne. Aussi Marie-France Garaud dénonce-t-elle l'imposture d'hommes politiques qui « ont pris l'habitude de faire croire qu'ils exercent le pouvoir alors qu'ils ne font que l'occuper ». [5] Le lien des deux mi-points Saturne/Neptune et Uranus/Pluton rattache fortement le thème de la Ve République à celui de la République française, proclamée à Paris le 22 septembre 1792, et dont les figures dominantes sont l'opposition Uranus-Pluton dans l'axe du méridien et l'opposition de Saturne à la conjonction Jupiter-Neptune dans l'axe de l'horizon. Nous avons eu l'occasion de relever dans d'autres études la résurgence de ces deux courants Saturne-Neptune et Uranus-Pluton dans les thèmes de la révolution russe de 1917 et de la révolution islamique de 1979 en Iran. La zone de ces mi-points est transitée en 2011 par le carré Jupiter-Pluton. Ainsi, par exemple, le 11 mars, Jupiter affectera directement les deux mi-points Uranus/Pluton et Saturne/Neptune, tandis que le Soleil, à 20° Poissons, viendra activer le carré natal entre Jupiter-Neptune et Saturne. Par la suite, les deux zones seront affectées par les configurations de la fin 2013 jusqu'au début 2015. On peut ajouter à cela que le transit de Pluton sur le Soleil natal, qui symbolise le chef de l'État, correspond parfaitement avec l'affaiblissement du Président de la République qui s'est nettement manifesté durant l'année 2010, en particulier lors des grèves contre la réforme des retraites. De mars 2010 à octobre 2011, Pluton transite cinq fois sur la position exacte du Soleil natal. Pour ce qui est de l'Europe et du reste du vaste monde, nous ne pouvons que renvoyer à des travaux antérieurs parus sur le site http://ridoux.fr, en particulier à la série de nos articles sur le thème du « Chaos planétaire ». Rappelons simplement que, sur le plan géopolitique, le cœur des affaires internationales se joue sur ce qu'on peut nommer la zone centrale », cette partie du monde qui s'étend de la partie orientale du bassin méditerranéen jusqu'aux frontières de l'Inde et de la Chine. Enfin, un dernier tableau d'éphémérides graphiques qui concerne les États-Unis durant la période 2009-2011, et qui montre les trois zones affectées d'abord par l'opposition Saturne-Uranus (en 2009), par la triplice Saturne-Uranus-Pluton (2010 et 2011), enfin par le transit de Saturne (de l'automne 2010 à l'automne 2011). Ces trois zones sont les plus importantes dans le thème des États-Unis : le carré Mars-Neptune en signes Mutables, qui correspond fréquemment à des engagements militaires de cette puissance ; la conjonction Vénus-Jupiter au début des signes Cardinaux, que l'on peut associer aux problèmes financiers et à la dette colossale de ce pays ; le carré Soleil-Saturne au milieu des signes Cardinaux qui se rapporte aux relations souvent difficiles entre le Président et le système administratif de Washington. Pour le reste du monde, nous renvoyons aux schémas qui présentent différents thèmes d'États particulièrement affectés par les transits de la période 2008-2017 et que l'on trouve dans l'article intitulé « Le chaos planétaire - 2010-2015 ». N'oublions pas que la crise touche la plupart des pays de la planète : le transit d'Uranus-Pluton à 10° des signes Cardinaux correspond à la zone traversée par le Soleil au 1er janvier de chaque année. Cela touche en particulier tous les pays du Commonwealth et toutes les anciennes colonies françaises qui ont acquis leur indépendance en 1960. En guise de brève conclusion La notion de chaos convient parfaitement, semble-t-il, pour désigner la période du carré Uranus-Pluton dans laquelle le monde est entré le 15 septembre 2008 et dont la sortie se situe entre 2015 et 2017. C'est en ce sens que nous avons consacré une série d'articles autour du thème du « Chaos planétaire ». Mais le chaos peut être considéré comme un passage, dur mais nécessaire, afin de déboucher sur un ordre nouveau, tout à fait différent, sinon meilleur, que l'ordre ancien. Dans un sens restreint, l'ordre ancien, c'est l'ordre international édifié au sortir de la Seconde Guerre mondiale, construit autour de la rivalité de ces deux excroissances de la civilisation européenne que sont la Russie et l'Amérique. Un premier pan s'est effondré avec la chute de l'Union soviétique et de ses satellites dans l'orbe de la conjonction Uranus-Neptune ; le deuxième pan pourrait disparaître dans le processus de dislocation géopolitique mondiale en cours, dont la chute du dollar serait le symbole. Dans un sens beaucoup plus large, c'est une véritable mutation qui se produit avec la fin de la prédominance de l'Europe sur le monde ; les bouleversements en cours sont en ce sens les plus importants depuis le temps des Grandes Découvertes, et c'est aujourd'hui le passage d'un monde européo-centré (ou occidentalo-centré) à un monde multi-civilisationnel, en ce sens où toutes les grandes civilisations réaffirment leurs valeurs propres et en même temps sont, pour la première fois dans l'histoire du monde, en contact constant les unes avec les autres. C'est le grand « choc en retour » des civilisations. Cela se traduit, au plan astrologique, par une séquence cyclique qui se reproduit tous les cinq siècles, et qui conduit d'une conjonction Neptune-Pluton à son développement au travers des conjonctions subséquentes Uranus-Pluton et Uranus-Neptune, elles-mêmes suivies d'une phase dissonante articulée sur le carré Uranus-Pluton et sur le semi-carré Uranus-Neptune. C'est après cette séquence que se met en place, semble-t-il, un nouvel « ordre du monde ». Cela s'est produit, lors de la séquence 910-986, avec la création du Saint-Empire romain germanique en 965 et avec l'avènement des Capétiens en France en 987. Lors de la séquence suivante, on assiste à l'unification de l'Espagne et à la conquête de l'Amérique. Il ne faudrait pas oublier cependant que chaque période est porteuse de ses propres désordres. Pour le monde actuel, la question est de savoir si la traversée du chaos durant le temps du carré Uranus-Pluton débouchera sur la possibilité de construire, au moment du semi-carré Uranus-Neptune, un équilibre durable et pacifié, ou si, au contraire, cette période ne verra pas la cristallisation d'un désordre aggravé et durable, source de multiples conflits tout au long du XXIe siècle, avec le risque d'un affrontement majeur au cap de l'opposition Uranus-Neptune en 2080. Dans les défis que pose constamment l'Histoire aux hommes, il n'y a jamais une seule réponse possible. Le grand historien des civilisations, Arnold J. Toynbee, a bien montré qu'il existe à chaque grand carrefour de l'Histoire quelques réponses bornées ou inadaptées qui entraînent un déclin et peuvent aboutir à la mort, mais aussi quelques réponses créatrices porteuses de grands élans civilisateurs. Le fait que les trois grands cycles fondamentaux (Neptune-Pluton, Uranus-Neptune, Uranus-Pluton) se trouvent simultanément en cours de phase évolutive constitue un encouragement, mais non une certitude, pour un scénario positif. Charles Ridoux Amfroipret, le 26 novembre 2010 [1] La prévision de Vlaicu Ionesco a été rédigée en 1976, mais il en avait parlé à ses amis en Roumanie dès les années 1950. [2] Charrin Ève, « La Belgique, vertige de l'Europe », Esprit, mars-avril 2009, pp. 31-42. [3] L'auteur cite entre autres, parmi les titres les plus récents : le Siège de Bruxelles, roman de Jacques Neirynck (1996), Tocsin pour la Belgique, essai de Benoît Beyer de Ryke (2000), D'outre-Belgique, récit d'Yves Wellens (2007), La France doit-elle annexer la Wallonie ? de Claude Javeau (2008). [4] Ibid., p. 38. [5] Garaud Marie-France, Impostures politiques, Paris, Plon, 2010. - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
 

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