Psicología

Centro MENADEL PSICOLOGÍA Clínica y Tradicional

Psicoterapia Clínica cognitivo-conductual (una revisión vital, herramientas para el cambio y ayuda en la toma de consciencia de los mecanismos de nuestro ego) y Tradicional (una aproximación a la Espiritualidad desde una concepción de la psicología que contempla al ser humano en su visión ternaria Tradicional: cuerpo, alma y Espíritu).

“La psicología tradicional y sagrada da por establecido que la vida es un medio hacia un fin más allá de sí misma, no que haya de ser vivida a toda costa. La psicología tradicional no se basa en la observación; es una ciencia de la experiencia subjetiva. Su verdad no es del tipo susceptible de demostración estadística; es una verdad que solo puede ser verificada por el contemplativo experto. En otras palabras, su verdad solo puede ser verificada por aquellos que adoptan el procedimiento prescrito por sus proponedores, y que se llama una ‘Vía’.” (Ananda K Coomaraswamy)

La Psicoterapia es un proceso de superación que, a través de la observación, análisis, control y transformación del pensamiento y modificación de hábitos de conducta te ayudará a vencer:

Depresión / Melancolía
Neurosis - Estrés
Ansiedad / Angustia
Miedos / Fobias
Adicciones / Dependencias (Drogas, Juego, Sexo...)
Obsesiones Problemas Familiares y de Pareja e Hijos
Trastornos de Personalidad...

La Psicología no trata únicamente patologías. ¿Qué sentido tiene mi vida?: el Autoconocimiento, el desarrollo interior es una necesidad de interés creciente en una sociedad de prisas, consumo compulsivo, incertidumbre, soledad y vacío. Conocerte a Ti mismo como clave para encontrar la verdadera felicidad.

Estudio de las estructuras subyacentes de Personalidad
Técnicas de Relajación
Visualización Creativa
Concentración
Cambio de Hábitos
Desbloqueo Emocional
Exploración de la Consciencia

Desde la Psicología Cognitivo-Conductual hasta la Psicología Tradicional, adaptándonos a la naturaleza, necesidades y condiciones de nuestros pacientes desde 1992.

jueves, 22 de diciembre de 2016

ridoux.fr

Texte Schémas Cet article apporte des compléments d'analyse à la conférence de Bruxelles, centrée autour de l'année 2011 et du cas de la Belgique. L'analyse des cycles planétaires, ici proposée, vise à éclairer l'interaction des courants uraniens, neptuniens et plutoniens durant les deux phases d'une vaste conjoncture qui englobe, de 2008 à 2017 le carré Uranus-Pluton, et de 2015 à 2021 le semi-carré Uranus-Neptune. Une période cruciale, qui commence par une phase chaotique susceptible de déboucher soit sur la stabilisation d'un ordre nouveau dans le cadre d'un monde pacifié et prospère, soit sur de vives et durables tensions entre des blocs continentaux en voie de constitution. Nous traiterons ici d'abord de la logique du déroulement cyclique, en examinant les trois courants fondamentaux qui l'animent : neptunien, uranien et plutonien. Puis nous ferons un survol sur les cycles en cours durant l'année 2011 : carré Uranus-Pluton, sesqui-carré Saturne-Neptune, carré et trigone Jupiter-Pluton, opposition Jupiter-Saturne, et enfin nous jetterons un regard sur le semi-carré Uranus-Neptune qui sera en orbe durant la période 2015-2021. La logique du déroulement cyclique Commençons par un bref rappel de la logique du déroulement cyclique, brillamment exposée par André Barbault : L'unité cyclique implique que ce qui est conçu ou ce qui naît à la conjonction, trébuche dans un désordre de différenciation préalable au semi-carré, pour disparaître ou survivre. Prend pied ou prend corps au sextil, s'implantant dans ses premières réalisations. Connaît au carré une crise intérieure par différenciation de ses deux facteurs ; divergence créant un climat de rupture, de déviation, de transformation. Dépasse cette tension au trigone : phase associative ou coopérative, porteuse de succès, chargée de réalisations, temps d'essor. Croissance qui s'essouffle ou s'affronte à des problèmes mineurs au sesqui-carré. Point culminant du cycle basculant sur la décroissance, l'opposition est le temps fort d'un conflit majeur qui, interne, dissocie le courant, engagé sur un déclin, ou, externe, franchissant un Rubicon, permet un dépassement dans un affrontement. Sur la voie plus passive du retour, le sesqui-carré amène souvent une retombée négative de la phase précédente. Avec le trigone se retrouve un climat d'accord, de coopération, dans un champ d'épanouissement, à tendance néanmoins défensive, conservatrice. Au carré, l'entente conçue à l'aspect précédent est remise en question ; sinon, climat de tension, de rupture, de transformation. Au sextil, les dégâts sont réparés ; nouveau resserrement des forces. Le semi-carré installe souvent une crise latente qui traîne plus ou moins jusqu'à la conjonction qui a valeur de bilan : finale de l'aventure, relance à un niveau supérieur ou encore, déplacement du processus historique. [1] L'astrologie mondiale repose fondamentalement sur l'analyse des cycles des planètes lentes (de Jupiter à Pluton), en constante interaction les uns avec les autres. Le fond de la toile est façonné par le jeu des trois grands courants uranien, neptunien et plutonien, sur lesquels viennent s'appliquer les interférences saturniennes et jupitériennes. Les planètes rapides, à leur tour, animent le tableau d'ensemble par leurs transits sur les nœuds planétaires, avec les effets déclencheurs particulièrement sensibles du Soleil et de Mars. André Barbault présente en ces termes les interférences de JU et de SA sur le courant neptunien : Le courant neptunien est en résonance avec un climat public, l'idéologie d'une population, la foi collective d'un peuple. Celui de Saturne place celui-ci sur le registre de la condition prolétaire. Si Jupiter incarne le capital, Saturne représente le travail, la vie laborieuse et âpre des miséreux. Le courant neptunien saturnisé tend donc à prendre un caractère « sauvage » en se durcissant, en libérant une puissance concentrée, radicale, systématique ou extrémiste. Il est donc naturel que la conjonction de ces deux planètes puisse escorter des poussées collectives révolutionnaires, finissant par s'assimiler en particulier aux manifestations d'une extrême-gauche. [2] La plus ancienne conjonction Saturne-Neptune à laquelle remonte André Barbault est celle de 1773, à 21° Vierge. Cette conjonction accompagne la rébellion du Tea Party de Boston et ouvre la voie à la première libération coloniale qui débouchera trois ans plus tard sur la proclamation de l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Il est frappant de constater la parenté des configurations planétaires de 1773 et de 2009-2010, qui voient la poussée d'un mouvement de protestation américain qui se revendique de l'héritage du Tea Party. Ce courant d'opinion, qui est comme une relance de la « révolution conservatrice » associée à la présidence de Ronald Reagan, a fait la une de l'actualité lors de la campagne pour les élections de mi-mandat en novembre 2010. Comme la Tea Party de Boston, il s'agit d'une révolte fiscale, dont la première manifestation s'est produite le 27 février 2009 [3]. Ce fut, à travers tout le pays, une journée de protestation contre le sauvetage des banques mis en œuvre par l'administration Bush au prix de 700 milliards de dollars, et contre le plan de relance présenté par l'administration Obama portant sur 787 milliards de dollars de dépenses publiques. Le Tea Party actuel s'inscrit dans une longue tradition américaine d'expression « populiste », reposant sur des oppositions entre monde rural et monde urbain, entre agriculture et industrie, entre les États et le gouvernement fédéral. Durant la Grande Dépression des années 1930 déjà, un tribun, Charles Coughlin - un prêtre catholique qui disposait d'une audience radiophonique de quarante millions d'auditeurs - avait fondé une Union pour la justice sociale qui demandait la nationalisation des grandes industries et une réforme monétaire. Ce sont là des mouvements de contestation spontanée impressionnants, mais jusqu'ici aucun n'a réussi à s'imposer durablement, comme en témoignent les échecs électoraux du gouverneur de l'Alabama George Wallace et du milliardaire texan Ross Perot. L'un des principaux financiers du mouvement Tea Party est David Koch, à la tête de la deuxième entreprise privée la plus importante aux États-Unis. Son carré Mars-Neptune s'inscrit exactement sur le même carré dans le thème des États-Unis ; il représente en quelque sorte l'énergie de l'Amérique en lien avec le pétrole et le gaz. Notre confrère Michaël O'Reilly, qui use couramment des astéroïdes, relève que Pallas (l'astéroïde de la politique) se trouve conjoint à Pluton au carré de Saturne, favorisant une action souterraine. Lors de la création du Tea Party, Mercure progressé et Mars progressé étaient conjoints sur Pallas (à 4° Lion). On peut relever également dans ce thème le mi-point Mars/Pluton=Saturne/Neptune à 13° Cancer (sur le Soleil des États-Unis), zone qui sera transitée par le carré Uranus-Pluton en 2013-2014. Le Tea Party sera peut-être au rendez-vous de l'histoire à ce moment. La conjonction Saturne-Neptune suivant l'indépendance des États-Unis et la Révolution française se produit en 1809, à 7° Sagittaire. André Barbault l'associe d'une part à la naissance du nationalisme européen en réaction à la France napoléonienne, d'autre part au soulèvement général des colonies espagnoles de l'Amérique latine. Dans le thème de 1809, on observe une triple conjonction Soleil-Saturne-Neptune à 7° Sagittaire est reliée à Pluton par un mi-point situé à 13° Cancer. A la mi-août 2014, Pluton transitera cette zone, tandis que Neptune sera au carré de la conjonction de 1809. La décennie 2000-2010 a vu une émancipation sans précédent de l'Amérique latine (à l'exception de la Colombie) par rapport à la tutelle des États-Unis, établie depuis la doctrine Monroe. Un processus d'intégration régionale est en train de se mettre en œuvre au travers d'un marché commun (Mercosur) et d'une organisation politique (Unasur), autour d'un moteur constitué par le Brésil et l'Argentine - sur le modèle du moteur européen autour de l'alliance franco-allemande. Le Mercosur (Marché commun du Sud) - né le 26 mars 1991, avec la signature du traité d'Asunción par le Brésil, l'Argentine, le Paraguay et l'Uruguay - représente le troisième marché intégré au monde après l'Union européenne et l'ALENA (NAFTA en anglais). Cette organisation est en résonance avec le cycle Uranus-Neptune et avec une opposition Jupiter-Saturne dans l'axe Lion-Verseau). L'Unasur, créée le 23 mai 2008 lors d'un sommet à Brasilia, regroupe l'ensemble des pays de l'Amérique du Sud (à l'exception de la Guyane française). Une conjonction Soleil-Vénus est au double carré de l'opposition Saturne-Neptune ; cette configuration se trouvera, en 2020, au trigone de la conjonction Jupiter-Saturne de 2020 (à 0° Verseau). Ce sera peut-être un moment de renforcement de l'unité latino-américaine. Tout au long de son œuvre, André Barbault n'a cessé d'égrener le chapelet des conjonctions Saturne-Neptune qui conduit de la naissance du marxisme (1846) à l'effondrement de l'empire soviétique (1989). Ces conjonctions se succèdent tous les 36 ans, en avançant dans le zodiaque d'un peu moins de 80° à chaque pas. On remarquera que la prochaine, en 2026 se situe au Point Vernal, à 0° Bélier, ce qui tendrait à lui conférer une dimension universelle. Le courant uranien est particulièrement important en astrologie mondiale du fait de son lien avec la quête de puissance et de richesse : Manifestation uranienne d'une affirmation aventureuse d'intérêts, que sous-tend une avidité saturnienne ; ambition sèche et dure, concentrée dans ses objectifs, à tonalité de jusqu'auboutisme et d'extrémisme. (…) Marque les étapes les plus représentatives des rivalités d'intérêt entre les grandes puissances : après avoir supplanté la domination habsbourgeoise, ambitions françaises supplantées à leur tour par les ambitions britanniques, et à nouveau relancées par Napoléon. Par la suite, affirmation des impérialismes mondiaux, avec une explosion pangermanique et un panaméricanisme triomphant. [4] Notre schéma montre l'intérêt qu'il peut y avoir, pour ce cas particulier, à prendre en compte non seulement le cycle simple, mais aussi le double cycle Saturne-Uranus, dans la mesure où les conjonctions se font suite dans le signe opposé. Ainsi, en ce qui concerne l'hyper-puissance américaine, née lors de la conjonction de 1988 à 28° Sagittaire, il conviendra de relier la conjonction de 2032 à 28° Gémeaux. L'axe précédent, fin Scorpion-fin Taureau, de 1897 et 1942 avait caractérisé une première phase de la domination américaine, celle de son essor après la guerre contre l'Espagne et celle de son apogée au moment de son engagement dans la Seconde Guerre mondiale. Il serait prématuré aujourd'hui de déduire du double cycle en cours (1988-2032-2079) à une pérennité de l'hyper-puissance jusqu'à cette date. Cependant, malgré tous les signes d'une chute possible de l'hyper-puissance - et en tout cas de la restauration d'un monde multipolaire au travers de la crise en cours durant la période du carré évolutif Uranus-Pluton - c'est une hypothèse à prendre en compte, d'autant plus que la conjonction de 2079 entrera dans la grande opposition Uranus-Neptune : le moment le plus tendu de tout le XXIe siècle, une configuration qu'André Barbault n'a pas hésité à comparer à celle qui a présidé à la double polarisation des puissances à la veille de la Première Guerre mondiale. Ce n'est pas dans ce sens, en tout cas, que s'orientent les prévisions de certains analystes, tels que Nathan P. Freier, membre du CSIS (Center for Strategic and International Studies), qui a présenté au Pentagone, en décembre 2008, un rapport signalant le risque d'une dislocation du territoire des États-Unis et de ses frontières sous l'impact de la crise. D'une part, le tissu socio-économique du pays est très diversifié, source de très fortes tensions socio-ethniques, les États les plus riches rechignant, comme en Europe, à payer pour ceux qui sont les plus atteints par la crise ; d'autre part, la frontière sud est menacée par les narco-trafiquants en relation avec une forte composante hispanique désormais installée dans le sud des États-Unis. Dans un ouvrage récent, Franck Biancheri estime que le seul pouvoir unificateur demeurant en place est celui de la machine militaire - autrement dit ce « complexe militaro-industriel » dénoncé en son temps par le président Eisenhower. [5] Le même auteur signale qu'un des ténors de la droite américaine, membre du Parti républicain et représentant du Texas à la Chambre des représentants, Ron Paul, qui fut candidat à l'élection présidentielle de 1988, est devenu, depuis l'installation de la crise, une figure publique écoutée et reconnue. Ron Paul vient d'être désigné par les Républicains, à la suite de leur victoire aux élections de mi-mandat, comme président de la sous-commission des Finances du Congrès chargée de superviser les activités de la FED, et il ne manquera pas de poser la question de savoir au service de qui est la FED : des financiers de Wall Street ou du peuple américain. Les investigations commenceront au début 2011, alors que la conjonction Jupiter-Uranus transitera au double carré de l'opposition Soleil-Pluton de la FED. Candidat à l'investiture du Parti républicain pour l'élection présidentielle de 2008, Ron Paul s'oppose à la généralisation des interventions militaires des États-Unis (il a voté contre la guerre en Irak en 2003), exige le retrait de son pays des institutions internationales comme l'ONU, l'OTAN, l'ALENA ou l'OMC, et préconise un État fédéral au rôle limité ainsi qu'un retour à des politiques monétaires basées su des métaux (or et argent) pour étalon. Il y a là une pensée politique cohérente, un rejet de l'hyper-puissance qui fait écho aux souhaits exprimés, naguère, par Soljénitsyne à propos de la Russie post-soviétique, mais il n'est pas sûr qu'un tel programme rencontre un écho favorable dans le mouvement très passionnel des Tea Party, partagé sans doute par des intérêts multiples et divergents. Abordant le courant plutonien, André Barbault va jusqu'à évoquer les trois cavaliers de l'Apocalypse et met ce courant en relation avec les puissances asiatiques : De par leurs propriétés intrinsèques, Saturne et Pluton paraissent nourrir l'histoire des œuvres des trois principaux cavaliers de l'Apocalypse : peste, famine et guerre (d'ailleurs, souvent compagnons des mêmes périodes), et leur conjonction n'est pas sans évoquer un chaos des profondeurs, le sous-sol grondant d'un bruit venu d'une nuit des siècles. (…) Cette manifestation plutonienne paraît bien s'adresser au continent asiatique. Il est indéniable que Pluton signe la race jaune. La civilisation japonaise évolue sur le cycle Uranus-Pluton et l'éveil nationaliste chinois sur le cycle Saturne-Pluton. [6] On remarquera le rythme irrégulier du cycle Saturne-Pluton, qui tient au parcours différencié de PL à travers le zodiaque : lent du Verseau au Lion, rapide du Lion au Verseau. L'histoire moderne de la Chine relève, à notre avis, davantage de la triplice SA-UR-PL que du seul cycle Saturne-Pluton, comme nous avons tenté de le montrer dans notre Évolution géopolitique mondiale. [7] Le Japon est aujourd'hui placé en face d'un choix stratégique entre l'alliance américaine et la vassalité chinoise. Le Japon démocratique, issu de la Seconde Guerre mondiale, est fortement relié aux thèmes de la Chine populaire et à celui des États-Unis par deux facteurs : une conjonction Saturne-Neptune (en orbe de 10°) et le tandem Uranus-Pluton (distant de 38°). Dans le thème de la Chine, le mi-point Saturne-Neptune du Japon tombe sur le Neptune de la Chine (au carré d'Uranus), cependant qu'Uranus et Pluton affectent la conjonction Mars-Pluton de la Chine, au semi-carré d'Uranus et au carré de Vénus. Ces affinités électives peuvent aussi bien caractériser une rivalité qu'une alliance en profondeur entre ces deux puissances asiatiques. Dans le thème des États-Unis, la conjonction Saturne-Neptune affecte le carré Soleil-Saturne, Uranus se positionne sur le Soleil des États-Unis, et Pluton sur le Milieu du Ciel (à 16° Lion dans le thème scorpionique des États-Unis). L'année 2009 aura marqué pour le Japon la rupture avec 60 ans de domination du même parti politique. Le DJP (Parti démocratique japonais) désormais au pouvoir a pour objectifs un rapprochement avec la Chine et le reste de l'Asie, la fin de la politique du yen faible et la fin des achats automatiques de Bons du Trésor US. On sent là une nette volonté d'émancipation du Japon à l'égard de son protecteur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais en même temps, le Japon ne saurait se suffire à lui-même : s'il quitte un jour l'alliance avec les États-Unis, ce sera pour nouer une autre alliance avec la Chine. Aymeric Chauprade a bien analysé les faiblesses du Japon [8] : une forte densité démographique concentrée sur un petit territoire, qui en fait un pays exposé au risque de disparition complète en cas de conflit avec la Chine ; une dépendance alimentaire et énergétique extrême à l'égard de l'étranger ; enfin un affaiblissement démographique (le Japon, qui occupait en 1950 la cinquième place dans la population mondiale est maintenant relégué au 17e rang. L'année 1965-1966 a vu l'Asie au premier plan de l'actualité avec le miracle économique japonais, une guerre indo-pakistanaise, les ravages de la révolution culturelle en Chine et le massacre des communistes en Indonésie. En février 1966, Jupiter se situait au carré de l'opposition entre Saturne-Chiron en Poissons et Uranus-Pluton en Vierge, un relais harmonique étant constitué par Neptune en Scorpion. On peut voir là, après la guerre de Corée et en plein cœur de la guerre du Vietnam, un tournant dans le grand affrontement entre les États-Unis et la puissance montante de la Chine maoïste. Le prochain grand rendez-vous historique semble bien se profiler à l'horizon 2020 avec la triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton sur le Jupiter natal de la Chine (à 22° Capricorne) : « Les forts taux de croissance de l'économie chinoise sont apparus surtout depuis que la conjonction Uranus-Neptune a transité le Jupiter à 22° du Capricorne de la proclamation de la République populaire de Chine du 1er octobre 1949. La suite : un devenir du cycle Saturne-Pluton qui renouvellera en 2019 sa conjonction (en triple conjonction Jupiter-Saturne-Pluton en 2020) sur le même Jupiter natal du 22° Capricorne. Abordant le prochain millénaire en superpuissance, n'avons-nous pas là l'étape ultime où le géant Empire du Milieu se replacera au centre du monde ? ». [9] Les choses vont vraiment très vite, puisque, déjà en 2010, la Chine accède sans conteste au statut de grande puissance, et cela en l'espace d'une génération : en 1989, c'était le drame du massacre de la place Tienanmen ; en 2010, le prix Nobel a été remis à Liu Xiaobo (né le 28 décembre 1955 à Changchun, avec un Soleil à 6° Capricorne, transité par Pluton). La Chine est en marche accélérée vers une intégration régionale asiatique, avec l'ouverture de la zone de libre-échange entre la Chine et l'ASEAN (janvier 2010). Néanmoins, certains éléments incitent à tempérer le jugement optimiste d'André Barbault : les statistiques officielles qui proclament le maintien, en dépit de la crise, d'une croissance exceptionnelle de la Chine sont sujettes à caution ; en cas de chute du dollar et d'une perte de valeur des Bons du Trésor américains, de lourdes difficultés surgiraient devant les dirigeants chinois, qui détiennent plus de 2 000 milliards de dollars de réserve. Il y a là, comme pour les États-Unis, un risque de chaos social et d'éclatement régional. Comme la Chine populaire, l'Inde et le Pakistan, l'État d'Israël est né dans l'orbe de la conjonction Saturne-Pluton de 1947 et il s'est engagé à partir de la conjonction de 1982 dans une politique de durcissement à l'égard de ses voisins. Depuis l'échec de l'intervention au Liban durant l'été 2006, Israël a perdu sons statut de superpuissance » régionale face à son environnement. C'est là un fait nouveau qui va peser lourd dans la décennie 2010-2020. Dans son livre sur La Crise mondiale, Franck Biancheri avance la perspective de deux scénarios contrastés. [10] Un scénario catastrophique, qui pourrait aboutir à la fin de l'État d'Israël et au maintien de simples communautés juives dans un Moyen-Orient musulman. Ce scénario impliquerait une continuité avec la période 1995-2010, la persistance d'une logique de pur rapport de force avec ses voisins et avec le reste du monde ; et par ailleurs l'échec de tout renouveau du processus d'unité arabe, ouvrant la voie à une radicalisation islamique de tout le Moyen-Orient. L'Iran se maintiendrait alors comme puissance régionale, avec le contrôle sur l'Irak, et les régimes pro-occidentaux, de l'Égypte au Maghreb s'effondreraient. On déboucherait alors sur un conflit militaire inévitable, une pluie de missiles sur Israël entraînant l'exode d'un cinquième de la population (un million de personnes) vers l'Europe ou les États-Unis. Des offensives terrestres aboutiraient, du fait de l'absence de profondeur stratégique du territoire israélien, à un effondrement rapide dans l'impossibilité de rétablir une nouvelle ligne de front (situation qui a failli se produire lors de la guerre de 1967). Devant un tel scénario, on se demande comment les puissances mondiales seraient en mesure d'empêcher Israël d'utiliser son arsenal nucléaire, entraînant le monde au bord du gouffre. Un autre scénario est cependant possible, qui implique une rupture majeure avec la logique du rapport de force et suppose le succès, même limité, d'un processus d'unité arabe. On aboutirait alors vers 2020 à un État israélien durable, partenaire d'un monde arabe en voie d'intégration régionale. Un point crucial dans ce scénario de paix est le renoncement de toutes les parties à faire de Jérusalem une capitale politique. Selon Franck Biancheri, sans changement radical d'ici 2014-2015, l'État d'Israël court à sa perte. Il est intéressant de relever que cette période sera celle du septile Saturne-Pluton (aspect de 51°30), auquel s'attache une signification de « fatalité ». Ce septile est en orbe de décembre 2013 à septembre 2014, et le thème du 10 avril 2014 montre, par exemple, l'intrication du trio dissonant Jupiter-Uranus-Pluton dans le tableau : ce pourrait être cependant, sous la pression sans doute d'événements plus ou moins tragiques, l'occasion d'opérer des choix drastiques susceptibles de conduire, finalement, à un règlement pacifique au moment de la conjonction de 2020, fût-ce au prix de sacrifices substantiels et de l'abandon du rêve d'un Grand-Israël. La conjonction de 1982, sur l'Ascendant d'Israël et harmonieusement reliée au trio Mars-Jupiter-Uranus, était prometteuse d'affirmation conquérante et expansive. Celle de 2020, au Fond du Ciel, au trigone du Soleil, pourrait être le signe d'un ressourcement et d'un nouveau départ pour Israël. Signification des cycles en cours en 2011 Dans le tableau des cycles en cours durant l'année 2011, la pièce maîtresse est naturellement le carré Uranus-Pluton, en orbe de 2008 à 2017. Pour avoir une idée de la richesse de ses potentialités, il convient de se reporter au thème-racine, à la conjonction de 1965, à laquelle André Barbault a consacré en 1980 un grand article, tirant le bilan historique de cette conjonction majeure se situant entre la conjonction Neptune-Pluton de 1891 et la conjonction Uranus-Neptune de 1993. [11] Dans cette copieuse étude, André Barbault traite essentiellement de quatre grands thèmes : la démographie, la crise morale, le triomphe prométhéen (astronautique et électronique), les puissances montantes (Japon et Islam). Sur le plan démographique, André Barbault considère que la conjonction de 1965 signifie le repli de l'Occident sur lui-même après sa formidable expansion à travers le monde entier dans la phase ascendante du cycle précédent (durant toute la seconde moitié du XIXe siècle). Déclin de l'Occident, qui est de plus en plus sensible au temps du carré évolutif Uranus-Pluton de 2010-2015, alors que se poursuit une explosion démographique qui va porter la population mondiale à environ huit milliards d'habitants d'ici 2020. Sur ce point, le jugement d'André Barbault, largement justifié par l'évolution du monde depuis 1980, est corroboré par des analyses récentes, telles que celle de Franck Biancheri. Cet auteur constate que l'accroissement vertigineux de la population mondiale suscite un impact sensible de l'activité humaine sur la planète et son évolution (déchets nucléaires, désertification, part aux changements climatiques) - une analyse qui rejoint celle déjà opérée jadis par Arnold J. Toynbee, qui évoque d'une oikoumenè unifiée comme étant une des caractéristiques majeures de notre temps. Cette explosion démographique s'accompagne d'une multiplication d'entités politiques de plusieurs centaines de millions d'habitants (Union européenne, États-Unis) ou dépassant le milliard (Chine, Inde), une donnée qui transforme en profondeur la géopolitique mondiale. On voit déjà, en 2010, combien la crise 2008-2017 opère un remodelage de la répartition des richesses et de la puissance. La conjonction Uranus-Pluton de 1965 marque cependant, en dépit de ce déclin démographique de l'Occident, l'apogée d'un triomphe prométhéen de la civilisation occidentale, qui se traduit, dans le domaine de l'astronautique, par l'arrivée de l'homme sur la Lune et, dans le domaine de l'électronique, par le développement de l'informatique qui accompagne une nouvelle révolution industrielle. Les premiers jalons de la conquête de l'espace apparaissent au moment du relais jupitérien de 1954-1956, avec le lancement des premiers satellites artificiels. La culmination de ce courant se produit le 20 juillet 1969, avec l'arrivée de l'homme sur la Lune, le jour même de la conjonction Jupiter-Uranus transitée par la Lune à 0° Balance. Ajoutons à cela, sur un plan peut-être moins anecdotique qu'il y paraît au premier abord, que vient se joindre à cette triple conjonction la planète trans-neptunienne de l'École de Hambourg (ou astrologie uranienne), Apollon. Or il se trouve que le programme spatial américain avait pour nom « Apollo » et que la mission qui avait pour but de conduire un homme sur la Lune avait pour nom « Apollo 11 », dont l'emblème a été dessiné par Michael Collins, l'un des trois astronautes. [12] Autre volet du caractère « prométhéen » de notre temps : l'arrivée massive de l'informatique. Une première révolution industrielle a eu pour fondement la machine, qui se substituait à la force physique humaine et animale ; l'ordinateur multiplie la puissance mentale de l'homme. André Barbault voit dans le robot « le mariage de l'ultramoderne uranien et du primitif plutonien ». Une révolution qui suscite l'angoisse face à une déshumanisation du monde. Le temps du carré Uranus-Pluton sera sans doute celui d'une rude confrontation des avancées technologiques avec les contraintes du monde réel. Mais il faut intégrer dans notre pensée le fait que le virtuel fait désormais partie de notre monde réel : on ne saurait l'évacuer, mais il reste tout à apprendre pour savoir le gérer avec sagesse. Dans ce domaine également, le balancier va du côté de l'Asie : tout récemment, la Chine vient d'accéder au premier rang du classement mondial des superordinateurs. Enfin, dans son article de bilan de la conjonction UR-PL de 1965, André Barbault pointe sur la montée de deux puissances : le Japon et l'Islam. Le Japon présente des affinités avec le cycle Uranus-Pluton : c'est lors de la conjonction de 1851 que l'Empire du Soleil levant s'est ouvert à l'Occident. Et le « miracle » japonais s'est manifesté autour de la conjonction de 1965 : à partir de cette époque, le marché mondial s'est trouvé inondé par les produits japonais. La phase du carré évolutif semble plus critique, plaçant le Japon devant un choix crucial : demeurer dans le giron de l'alliance américaine ou s'ancrer dans une coopération avec la Chine. Ce qu'apportera le carré Uranus-Pluton de 2012-2015, c'est peut-être une exacerbation dans la manifestation du « choc des civilisations » : Le monde [n'a] pas cessé de voir s'affronter les valeurs de la société occidentale moderne à celles d'un islamisme traditionnel radical, sur le fond général d'un déclin de l'Europe accentué par l'avancée d'une Asie devenue de plus en plus présente. On peut donc se demander, en premier lieu, si cette tension civilisationnelle présente ne peut pas atteindre, avant de décroître ensuite, un sommet de manifestation accidentelle à cette pointe inférieure de l'indice cyclique de 2010-2011. Or, on ne peut malheureusement pas écarter un tel danger. [13] Ce que l'on peut relever, nous semble-t-il, c'est que, pour la première fois dans l'Histoire, le transfert d'hégémonie politique et culturelle qui semble se produire sous nos yeux en faveur de l'Asie s'opère dans le cadre d'un monde fermé et densément peuplé. Désormais, les civilisations sont au contact les unes avec les autres, phénomène que Toynbee avait bien mis en valeur dans une série de conférences faites à la BBC en 1952. [14] Ce qui se produit de nos jours, c'est un choc en retour, conséquence lointaine du « choc des civilisations » qu'a constitué, à partir des Grandes Découvertes, l'exploration et la colonisation du monde par les Européens. La question qui demeure en suspens - et qui est caractéristique du transit de Pluton en Capricorne - c'est de savoir si le monde va se structurer pour longtemps autour de grands blocs continentaux antagonistes ou autour d'une « gouvernance » mondiale. l'Histoire est d'ailleurs assez riche et imprévisible pour produire encore une autre formule… La période du carré Uranus-Pluton s'est véritablement ouverte avec la conjonction explosive Jupiter-Uranus de 2010-2011, à la fin des Poissons et au début du Bélier. Ce puissant détonateur était à l'œuvre, déjà, en 1914, et il crée un climat de guerre civile, le risque d'une internationalisation de la violence. C'est la signature même de la démesure, qu'elle se manifeste sous la forme d'une œuvre prométhéenne ou d'un échec explosif à haut risque. André Barbault a très judicieusement associé à cette conjonction la figure de Nietzsche, qu'il synthétise en une formule : « Volonté de puissance du surhomme ultra-tendu jusqu'à un éclatement du génie en démence ». Son thème se structure autour de deux pôles de tension : une conjonction Jupiter-Uranus fin Poissons-début Bélier, au semi-carré de Neptune (dissonance caractéristique d'une fêlure potentielle de l'équilibre), et en opposition à une conjonction Mercure-Mars. Le relais harmonique de Saturne à cette configuration a sans doute permis l'édification d'une œuvre durable. L'autre axe est l'opposition Soleil-Pluton, en dissonance avec un carré Lune-Vénus. La part d'aventurisme d'apprenti-sorcier que confère cette conjonction Jupiter-Uranus autour du Point Vernal risque de trouver un champ de manifestation dans le domaine de la prolifération nucléaire. A cet égard, on peut signaler la position nuancée de Franck Biancheri, selon qui il devrait être possible d'utiliser la crise du nucléaire iranien pour stabiliser le Moyen-Orient et offrir à la planète « plusieurs décennies de stabilité stratégique mondiale ». Il conviendrait, à son avis, de transformer le Traité de « Non prolifération nucléaire » en un traité de « Dissémination nucléaire contrôlée ». C'est en effet la fonction de dissuasion procurée par la possession de l'arme atomique qui a empêché le déclenchement de guerres classiques en Europe au temps de la Guerre froide, ou en Asie entre l'Inde et le Pakistan durant les dernières péripéties de leur perpétuelle confrontation. Mais cet effet de dissuasion est-il toujours envisageable lorsque l'arme atomique se trouve entre les mains de tyrans fanatiques ? La question se pose aujourd'hui en ce qui concerne l'Iran et la Corée du Nord. En ce qui concerne l'Iran, il convient sans doute de situer la crise du nucléaire iranien dans son contexte. L'Iran est entouré de puissances nucléaires - Russie, Israël, Pakistan et peut-être Arabie Séoudite - et ses proches voisins sont transformés en bases militaires américaines (Irak, Afghanistan, Koweït). A cela s'ajoute l'hypocrisie du jeu politique international : La formidable leçon de realpolitik donnée par l'administration Bush a prouvé au monde entier qu'un dictateur avec l'arme nucléaire (Corée du Nord) était intouchable alors qu'un dictateur sans arme nucléaire (et avec du pétrole comme en Irak) était une cible de choix. [15] Quant à la crise coréenne, il faut remonter à la période de la Guerre de Corée, marquée par une triplice Jupiter-Saturne-Uranus (en dissonance de Pluton) au début des signes Cardinaux. Lorsqu'éclate la guerre, le 25 juin 1950, avec l'invasion du Sud par les communistes, Uranus se situe sur la zone sensible de 5° Cancer, en conjonction du Soleil au carré de Mars. C'est aujourd'hui Pluton qui transite ce point sensible, et, depuis le début de l'année 2010, les incidents se sont multipliés, culminant avec le bombardement par la Corée du Nord de l'île de Yeonpyeong le 23 novembre. Le tableau planétaire de ce jour présente d'une part la conjonction Jupiter-Uranus, d'autre part le sesqui-carré Saturne-Neptune avec un relais dissonant du Soleil. Les deux Corées sont nées au moment du semi-carré involutif Uranus-Pluton. On remarquera au passage que le semi-carré de Mars au début Scorpion avec la conjonction Lune-Jupiter à 20° Sagittaire dans le thème de la Corée du Nord s'applique exactement sur la conjonction Jupiter-Neptune au semi-carré de Saturne dans le thème de la Ve République. Jusqu'à présent, cette résonance entre les deux thèmes ne semble pas avoir produit d'effet particulier. On retrouve, curieusement, dans le thème de Kim Jon-un, héritier présomptif de Kim Jon-il, un ensemble de mi-points significatifs (Soleil=Neptune/Pluton=Saturne/Uranus=Jupiter/Pluton=Mars/Neptune) au début du Sagittaire, dans la zone du carré Mars-Pluton de la Ve République. Une menace terroriste sur la France en provenance de la Corée n'est peut-être pas à exclure dans les prochaines années. Durant la période 2010-2011, la triplice Saturne-Uranus-Pluton transite sur Mercure à l'Ascendant, période durant laquelle Kim Jon-un est propulsé sur le devant de la scène ; en 2015, cette triplice affectera le Soleil. A la veille des élections de mi-mandat (2 novembre 2010) Barack Obama s'est entouré d'un nouveau conseiller stratégique, Thomas Donilon, promoteur d'une nouvelle doctrine concernant les défis posés à la puissance américaine. Deux ennemis sont explicitement nommés : l'Iran et la Chine. Il paraît bien, selon ses analyses, que l'Iran ne vise pas réellement la destruction d'Israël, mais bien plutôt la conquête ou le contrôle de l'ensemble du Proche-Orient pétrolier (pays du Golfe, Égypte post-Moubarak, Irak post-américain, Syrie, Liban, Gaza, Turquie). Quant à la Chine, elle vise à interdire aux Américains la libre circulation de leur flotte dans les mers d'Extrême-Orient. C'est dans ce contexte qu'il faut situer le soutien accordé au perturbateur nord-coréen. Pour les cycles lents, il peut être intéressant de joindre au déroulement selon les aspects traditionnels celui qui intègre les aspects dits « mineurs », tels que le quintile (72°) et le bi-quintile (144°) ou le septile (51°30), le bi-septile 103°) et le tri-septile (154°30). Ces aspects sont, selon les analyses qu'en a faites Charles Harvey, à interpréter en relation avec la symbolique des nombres 5 et 7. Le cycle SA-NE est en corrélation avec les destinées de la Russie moderne. Le cycle Saturne-Neptune est en corrélation avec les destinées de la Russie moderne. Sous le carré de 1998-1999, la Russie était au plus bas. Le trigone de 2001-2002, qui accompagne l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, favorise le redressement national, Poutine étant lui-même marqué par une quadruple conjonction Soleil-Mercure-Saturne-Neptune en Balance. L'opposition de 2006-2007 ravive les tensions avec l'Ukraine et la Géorgie, face aux volontés d'élargissement de l'OTAN. La Russie refuse de reconnaître l'indépendance du Kosovo, qui dépouille la Serbie de sa province fondatrice. Mais aujourd'hui, depuis la victoire de Viktor Ianoukovitch en Ukraine (7 février 2010), l'ère des « révolutions colorées » s'achève sur un échec. Cette stratégie politique visant à installer au pouvoir des personnalités favorables aux États-Unis et à l'OTAN ont réussi temporairement en Serbie, en Ukraine et en Géorgie, alors que Milosevic, Leonid Koutchma ou Chevarnadzé jouaient la carte américaine au service de leurs ambitions propres. Mais, les protégés ayant été remplacés par des personnalités médiocres plus faciles à contrôler - Saakachvili en Géorgie, Ioutchenko en Ukraine - cette politique, inspirée par la stratégie du containment prônée par Brzezinski, débouche sur de cruelles désillusions. Après la période tragique qui a couvert les deux cycles SA-NE de 1917 à 1989, le cycle en cours semble permettre une reconstruction du pays sur de nouvelles bases, grâce à une période durable de stabilité du pouvoir central. La Russie s'est engagée dans une décennie de forte modernisation, symbolisée par l'inauguration (le 17 décembre 2009) du TGV entre Moscou et Saint-Pétersbourg (le « Sapsan » ou Faucon pèlerin) et avec la mise en œuvre d'un premier terminal pétrolier sur la côte pacifique. Le grand enjeu pour la Russie est de profiter du dynamisme de l'Asie sans devoir concéder la Sibérie aux Chinois. C'est pourquoi une forte relation stratégique avec l'Union européenne est vitale afin de permettre à ces deux ensembles qu'unit une même civilisation de résister victorieusement à la menace de vassalisation par les États-Unis ou par la Chine. La stabilité du pouvoir et la continuité d'une politique, deux ingrédients du succès, ont été permises par le relais, opéré en 2008 dans l'orbe de la conjonction Jupiter-Pluton, au tandem Medvedev-Poutine. Leur projet politique commun a été inspiré par l'ancien maire de Saint-Pétersbourg, Anatoli Sobtchak, dont Poutine et Medvedev ont été les élèves à la faculté de droit. Ils ont pour principe de rejeter toute idéologie - marxiste, atlantiste, sioniste ou antisioniste - et de n'avoir pour règle que la défense de l'intérêt supérieur de la Russie. Mais la question est de savoir si ce tandem résistera à la perspective de la prochaine élection présidentielle qui se déroulera en mars 2012. Vladimir Poutine est fortement rattaché au cycle Saturne-Neptune au carré d'Uranus - triplice que l'on trouve dans le thème de la Russie communiste de 1917 - ainsi qu'au cycle Jupiter-Pluton. Dmitri Medvedev, né en 1965, est l'homme du cycle Uranus-Pluton, et donc en pleine phase avec les configurations en cours entre 2010 et 2015. L'élection présidentielle de 2012 devrait se produire au moment du trigone Jupiter-Pluton (13 mars 2012). Cette circonstance ne va-t-elle pas défavoriser Vladimir Poutine ? Le trigone céleste peut raviver l'aspect de carré du thème natal, et en outre Jupiter se positionne à proximité du Descendant. Mais ce qui semble jouer davantage, c'est le cycle Saturne-Neptune, en phase de sesqui-carré, avec une dissonance martienne. Dans le thème de Vladimir Poutine, cette dissonance frappe la conjonction Soleil-Saturne, Uranus et la Lune, tandis que dans le thème de Dmitri Medvedev, elle forme un double trigone à Jupiter. S'il devait y avoir une compétition entre les deux hommes, le tableau paraît plus favorable à Dmitri Medvedev. Mais on ignore pour l'heure quels seront les candidats pour 2012. En tout cas, Vladimir Poutine a déclaré, dans une interview au quotidien moscovite Kommersant (le 30 août 2010) qu'il était « intéressé plus que quiconque », mais non obsédé par cette perspective. Et il ajoutait qu'il veillait à ne pas être dépendant de sa cote de popularité : Plus un homme politique se préoccupe de sa popularité, plus vite il la perd. Il a des phobies de toutes sortes et réfléchit sans cesse aux conséquences de ses décisions pour sa popularité (…) Cela se répercute sur les résultats de ses activités et les gens le voient bien. [16] La dernière pièce du tableau cyclique pour l'année 2011 est constituée par l'opposition Jupiter-Saturne, cycle en corrélation avec l'Europe. L'opposition précédente, entre 1989 et 1991, a vu l'effondrement des « démocraties populaires » de l'Europe de l'Est, la réunification de l'Allemagne et l'éclatement de la Yougoslavie. La phase actuelle constitue, selon André Barbault, un cap ultra-critique pour le destin de l'Europe des 27, ingouvernable et menacée d'éclatement, cela dans le contexte d'un divorce au sein du monde occidental entre l'UE (Jupiter-Saturne) et les États-Unis (Saturne-Uranus). Ces tensions se sont effectivement fait sentir tout au long de l'année 2010, avec les crises grecque et irlandaise. Crises qui mettent au jour des tensions internes au sein de l'UE, mais également la sourde guerre économique menée par des agences de notation au service des intérêts américains et qui pratiquent une logique du « deux poids deux mesures ». Ainsi, la note de la Grèce ou de l'Espagne est baissée, mais non celle de la Californie, le plus riche et le plus peuplé des États américains, qui est plongé dans une crise financière terrible, entraînant la suppression massive de services publics, la fermeture de prisons, de postes de police, de stations de pompiers. Franck Biancheri souligne l'hypocrisie de ce système : D'une certaine manière, et vis-à-vis de l'Euro, pendant dix ans, la Grèce n'a rien fait d'autre (certes à une petite échelle) que ce que font les États-Unis depuis quarante ans. La Grèce a caché la faiblesse réelle de sa situation budgétaire et financière en ayant recours aux mêmes banques et techniques financières que celles qu'utilisent Washington (ou Londres) depuis plusieurs décennies pour masquer la situation réelle de leurs économies. Mais du fait de la crise, la contrainte de l'Euro oblige brutalement la Grèce à devoir rétablir la cohérence entre sa situation réelle et la réalité virtuelle de ses finances et de sa richesse. Les États-Unis, face à un monde qui se défie de plus en plus du Dollar, sont engagés malgré eux dans un processus identique, qui marquera simultanément l'implosion finale de la bulle financière mondiale, composée essentiellement d'actifs financiers libellés en Dollars. [17] L'Europe s'est construite, après la Seconde Guerre mondiale, afin d'éviter au continent de connaître de nouveaux conflits meurtriers. Amputée de la moitié orientale, sous le joug communiste, elle s'est considérablement agrandie depuis la chute de l'empire soviétique. Elle n'a pas encore, cependant, atteint sa pleine extension naturelle, qui ne se réalisera qu'avec l'intégration des États balkaniques, qui furent à l'origine de la Première Guerre mondiale. Franck Biancheri émet une idée puissante et originale en formulant le vœu que soit promulguée solennellement l'intégration des Balkans dans l'UE, le 28 juin 2014 à Sarajevo, afin de mettre fin à un siècle de guerres civiles européennes. Et de fait, si une telle intégration ne se produisait pas, les Balkans pourraient redevenir, en plein cœur de l'Europe, un point de fixation de puissances en compétition avec l'UE (Turquie, Russie, États-Unis) et constituer un levier de déstabilisation de l'Europe. Le thème du 28 juin 2014 présente une configuration puissante, doublement ancrée dans le carré Uranus-Pluton avec un relais dissonant de Mars, ainsi que dans l'opposition de Pluton au mi-point Soleil/Lune avec un double relais harmonique à Saturne et Neptune. L'intégration des Balkans sous de tels auspices permettrait peut-être à l'Europe d'assurer sa cohérence géographique et civilisationnelle et de renoncer aux chimères d'une extension sans rivages, incluant la Turquie et d'autres puissances extra-européennes. Note sur le semi-carré Uranus-Neptune A la fin de la Seconde Guerre mondiale, deux bocs se sont constitués autour de Washington et de Moscou. Mais dans ce monde alors bipolaire, les États-Unis occupaient la première place, étant à la fois le banquier du monde (détenant 90% des réserves d'or de la planète) et son usine (plus de 50% de l'industrie mondiale. Après la chute de l'empire soviétique en 1989-1991, les États-Unis sont devenus l'hyper-puissance. Le monde a pris conscience en 2010 que nous sommes entrés désormais dans un monde multipolaire, où les BRIC sont en mesure de contester la toute-puissance américaine, mais non encore d'y substituer une hégémonie nouvelle. Le G20 n'est pas parvenu jusqu'à présent à définir une nouvelle devise de référence pour remplacer le dollar, à la fois symbole et instrument de la domination américaine. En l'absence d'un rééquilibrage satisfaisant, le risque est celui du repli de chaque grande puissance sur une zone d'influence particulière, et partant le risque de chocs frontaux entre blocs continentaux : c'est le monde dépeint par Orwell dans le Meilleur des mondes. Franck Biancheri échafaude un scénario en deux temps pour la crise : d'abord une phase de déconstruction chaotique de l'ordre ancien ; puis la mise en place progressive et essentiellement pacifique d'une « nouvel ordre mondial » (scénario A), ou bien la constitution de blocs antagonistes dans un climat chaotique porteur de guerre (scénario B). La première phase est celle de la décomposition du système international actuel, notamment à travers l'effondrement ou la paralysie des principales institutions internationales et des nœuds stratégiques du système financier et monétaire mondial. Le FMI n' pas d'impact significatif sur la crise ; il demeure le bras financier des États-Unis (pendant de l'OTAN, qui en est le bras militaire) ; il peut tout au plus jouer le rôle d'une « voiture-balai » qui vient ramasser les éclopés de la crise. Le G20 est dominé par des dirigeants qui sont issus du monde en train de s'effondrer ; le relais ne s'effectuera guère qu'en 2012, avec des élections présidentielles ou législatives dans de nombreuses puissances. Une structure alternative au G20 pourrait s'affirmer autour du sommet des BRIC, le premier s'étant tenu à Ekaterinbourg le 16 juin 2009 ; les BRIC proposent un élargissement de l'unité de compte du FMI, le DTS (droit de tirage spécial) au rouble et au yuan. L'ONU paraît, quant à elle, totalement dépassée par la crise actuelle, étant absente de tous les dossiers-clés de l'actualité géopolitique (Iran, Corée, Moyen-Orient). André Barbault a consacré en son temps à l'ONU un article - que lui-même a jugé par la suite quelque peu excessif - où il établit que le thème à prendre en compte n'est pas celui de la ratification (le 24 octobre 1945), mais celui de la signature (le 26 juin 1945) à San Francisco. [18] Ce thème présente un Soleil à 5° Cancer, degré sensible en astrologie mondiale. Jupiter est à l'Ascendant à 20° Vierge, une autre zone sensible (celle du 20° des signes Mutables). André Barbault met l'accent sur la conjonction Jupiter-Neptune à l'Ascendant : une « aspiration neptunienne universaliste » inspire la « vision communautaire d'une humanité unifiée », tandis que le côté jupitérien apporte l'esprit libéral de l'humanisme et confère au rêve utopique neptunien un pouvoir sur la scène internationale. Il voit dans l'ONU un potentiel État universel. Il rappelle également les grands moments cycliques qui ont mis l'ONU en vedette, et en premier lieu la conjonction Jupiter-Neptune de 1971, qui a vu s'opérer un grand tournant diplomatique entre Yalta et l'effondrement du bloc soviétique en 1989, avec l'entrée de la Chine populaire à l'ONU et un accord sur le statut de Berlin. Mais l'ONU n'a pas bénéficié du prestigieux destin que semblait lui réserver la configuration de 1997, elle s'est même trouve bafouée par l'unilatéralisme américain qui s'est engagé dans la guerre d'Irak en 2003 sans mandat onusien, à la différence de la guerre du Golfe en 1991. Les transits actuels du carré Uranus-Pluton affectent le carré natal Soleil-Neptune (mise en cause de l'utopie onusienne ?), ainsi que l'opposition Lune-Saturne. Serait-ce le prélude à un naufrage à l'image de la SDN ? Ou, bien plutôt, celui la possibilité d'une transformation radicale de l'ONU au travers de la crise de l'hégémonie américaine et avec l'influence croissante des puissances émergentes. Les deux phases de la crise décrites par Franck Biancheri correspondent assez bien avec le déroulement cyclique tel que le présente l'astrologie mondiale : au temps du carré Uranus-Pluton (2008-2017), une première phase de chaos destructeur de l'ancien monde ; au temps du semi-carré Uranus-Neptune (2015-2021), la mise en œuvre d'un nouvel ordre mondial, soit pacifique, soit chaotique et belligène. Dans cette perspective, l'année 2017, marquée par une chute de l'Indice cyclique et par un nœud important dans l'Indice astrométrique, apparaît comme une année charnière. Dans la pureté algébrique des cycles planétaires, on observe une même séquence cyclique après chacune des conjonctions Neptune-Pluton, qui donnent la tonalité fondamentale à une période de cinq siècles. Les conjonctions de 910, 1399 et 1891 ont été suivies d'abord par une conjonction Uranus-Pluton (947, 1456, 1965), puis par une conjonction Uranus-Neptune (965, 1479, 1993). A partir de ce moment, les trois cycles fondamentaux se trouvent simultanément en phase évolutive (jusqu'à la prochaine opposition Uranus-Pluton). Se présentent alors les deux configurations critiques du carré Uranus-Pluton (979, 1498, 2012) et du semi-carré Uranus-Neptune (986, 1502, 2017). Dans la première séquence, la fondation de l'Ordre de Cluny en 909 se produit dans l'orbe de la conjonction Neptune-Pluton ; les clunisiens ont joué un rôle capital dans la Chrétienté médiévale durant les trois siècles suivants, étant notamment les inspirateurs de la Reconquista en Espagne. Lors de la conjonction Uranus-Pluton en 965, c'est le début du Saint-Empire romain germanique (auquel Napoléon mettra fin en 1806). Et l'accession d'Hugues Capet sur le trône de France a lieu en 987 sous le semi-carré Uranus-Neptune. Dans la seconde séquence, la conjonction Neptune-Pluton se produit au milieu de la Guerre de Cent Ans, qui s'étend tout au long d'un cycle Uranus-Pluton, de 1343 à 1453. A partir de la conjonction Uranus-Neptune s'ouvre, dans la foulée de l'unification du royaume d'Espagne, le temps des Conquistadors et de l'ouverture au Nouveau Monde. Mais il faut bien garder à l'esprit que chaque période historique possède en quelque sorte son unité propre, un « esprit du temps », qui empêche de tirer de simples parallèles de la répétition des figures planétaires. Il n'en demeure pas moins que se présente régulièrement la logique d'une même séquence cyclique, qui se répète tous les cinq siècles. Charles Ridoux Amfroipret, le 18 décembre 2010 [1] Barbault André, « Bilan des cycles planétaires », Site André Barbault. [2] Ibid.. [3] Millière Guy et Olivier Gérald, « ‘Tea Party', la nouvelle révolution conservatrice », Spectacle du Monde, n° 572, novembre 2010, pp. 46-51. [4] Barbault, Ibid. [5] Biancheri Franck, Crise mondiale. En route pour le monde d'après. France-Europe-Monde dans la décennie 2010-2020, Nice, Anticipolis, 2010, p. 51. [6] Barbault, Ibid. [7] Ridoux Charles, Évolution géopolitique mondiale. Le tournant (1980-2020), Éditions du Rocher, Paris, 2002. [8] Chauprade Aymeric, « Le choix du Japon : entre Chine et Amérique », La Nouvelle Revue d'Histoire, n° 31, juillet-août 2007, pp. 58-60. [9] Barbault André, « La doriphorie de l'entrée 1997 », L'Astrologue, n° 117, 1997. [10] Biancheri, Ibid., pp. 75-82. [11] Barbault André, « Bilan historique de la conjonction Uranus-Pluton », L'Astrologue n°50, 1980. [12] Le vaisseau spatial a été lancé depuis Cap Canaveral par une fusée Saturne V le 16 juillet 1969, à 13h32 TU. L'équipage était composé du commandant Neil Armstrong, de Michael Collins et d'Edwin Aldrin. [13] Barbault André, « La crise mondiale de 2010 », Site André Barbault. [14] Toynbee Arnold J., Le Monde et l'Occident, Éditions Gonthier, Genève, 1964. [15] Biancheri, Ibid., p. 48. [16] Site de Rianovosti, 30 août 2010 - http://ift.tt/2i4FyMJ . [17] Biancheri, Ibid., p. 41. [18] Barbault André, « Le destin de l'ONU », L'Astrologue n° 98, 1992. - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
 

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