Texte Schémas Vers un nouveau paradigme de l'astrologie mondiale Ce ne sont pas forcément les configurations les plus spectaculaires qui sont porteuses des mutations les plus profondes ; il arrive qu'un aspect subtil entre lentes ait une portée considérable. Tel est le cas, nous semble-t-il, du septile Neptune-Pluton, en orbe de 2001 à 2011. Cette phase du septile s'inscrit dans la longue phase du sextile Neptune-Pluton, de janvier 1950 à 2032. De 1986 à 2001, l'aspect a régressé vers le septile (51°30) et de 2011 à 2626, il va progresser pour retrouver le sextile. Auparavant, avant d'atteindre la phase du sextile, le cycle Neptune-Pluton était déjà passé par la phase du septile entre 1937 et 1940. [1] En son temps, Charles Harvey avait étudié les effets de cette première phase de septile et l'avait mise en rapport avec des développements scientifiques contemporains de la Seconde Guerre mondiale. Dans notre article sur l'astrologie uranienne, nous avions établi la correspondance entre cet aspect cyclique et l'extraordinaire essor des connaissances relatives au système solaire depuis le début de la décennie écoulée : Cet aspect subtil en qui se manifeste la puissance du Nombre Sept mérite bien d'être mis en corrélation avec l'essor spectaculaire de nos connaissances relatives à notre système solaire et de l'extension inouïe des limites de notre monde, connaissances rendues possibles par des moyens d'observation tels que Hubble ou par les navettes d'exploration spatiale qui sont en train de nous relier jusqu'à la région de PL et, bien au-delà, jusqu'aux confins de notre système solaire. [2] Il faut remonter, pour retrouver un tel bouleversement, marqué par une mutation et une expansion du monde connu, à l'époque des Grandes Découvertes. Dans le cycle Neptune-Pluton précédent le cycle actuel, consécutif donc à la conjonction de 1399, nous trouvons une longue période de septile analogue à la nôtre, entre 1496 et 1525. Nous observons un parallèle frappant entre cette époque et la nôtre, et nous pouvons comparer les deux séquences parallèles. Un siècle environ après la conjonction Neptune-Pluton (1399/1891) se produit la conjonction Uranus-Neptune (1478/1993), elle-même suivie de deux interférences jupitériennes, par conjonction (1486/1997) puis par opposition (1492/1503). C'est ce dernier moment qui nous intéresse au plus haut point puisqu'il correspond, dans le cycle de 1399 à la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et, dans le cycle de 1891, à la découverte d'Eris dans la Ceinture de Kuiper. [3] A l'exploration et à la conquête du continent américain par les Européens répond aujourd'hui l'exploration des confins de notre système solaire, au-delà de PL. En 1492, le mi-point Jupiter=Uranus/Neptune en opposition de Jupiter se situe dans l'axe Cancer-Capricorne ; en 2003, la même configuration se présente dans l'axe Lion-Verseau. Si l'on inclut au tableau les TNP (Transneptuniennes de l'École de Hambourg), on observe, pour 1492, la conjonction de Hadès au mi-point Uranus/Neptune, ainsi que le transit de Kronos à 0° Cancer, en relation avec le Point Vernal (Point Vernal). Hadès est impliqué en outre dans un sesqui-carré Vulcanus-Poséidon. Un ensemble de configurations puissantes. Dans le thème de 2003, un sesqui-carré Zeus-Admetos interfère avec le mi-point Uranus/Neptune. Le nouveau champ d'exploration, qui a fourni tant de surprises depuis l'an 2000, est cette zone du système solaire au-delà de l'orbite de NE (entre 30 et 55 UA) que l'on appelle la Ceinture de Kuiper. Elle est composée de petits corps, restes de la formation du système solaire, des corps volatils gelés(méthane, ammoniac ou eau), et la masse totale des objets qui s'y trouvent ne représente guère que 1% de la masse terrestre. On y a découvert plus de 1 000 objets (nommés TNO : Objets Transneptuniens)¸ mais on suppose qu'il pourrait y en avoir autour de 70 000. Après la découvert de Pluton en 1930, la curiosité scientifique se projette aussitôt au-delà : l'astronome Frederick Leonard suggère l'existence d'une série de corps « ultra-neptuniens ». Un tel objet, témoignant de la réalité effective de la ceinture de Kuiper, est présenté le 30 août 1992 sous le nom de QB 1. Le thème s'articule, sur le plan de l'astrologie classique, autour de la conjonction Uranus-Neptune au sextile de Pluton et au trigone de Jupiter. Mais les interférences de TNP sont nombreuses et puissantes : Vulcanus et Apollon (dans l'axe Cancer-Balance) forment un carré en T avec la conjonction Uranus-Neptune ; en outre, Cupidon (conjoint à Pluton) relie l'opposition de Vulcanus à la conjonction Uranus-Neptune, de même qu'Admetos (en Taureau). Eris, la plus grande planète naine connue du système solaire, a été découverte en 2003, mais l'annonce n'en a été faite que le 29 juillet 2005, en même temps que la présentation au monde de Makemake et Haumea. Eris est à ce moment-là à 20° Bélier ; Uranus est impliqué dans un Yod dissonant avec le carré Apollon-Vulcanus, avec un relais dissonant à Cupidon. Un autre objets des plus remarquables est Sedna, corps transitant entre la ceinture de Kuiper et l'hypothétique nuage d'Oort - limite extrême du système solaire, mille fois plus éloigné que la ceinture de Kuiper. Découverte le 14 novembre 2003, Sedna a été présentée le 15 mars 2004. C'est le cinquième plus grand objet transneptunien après Eris, Pluton, Makemake et Haumea, et l'un des objets les plus rouges du système solaire (presque autant que MA). Ces corps présentent des orbites fortement excentriques. Eris navigue entre son périhélie à 38 UA du SO et son aphélie à 97 UA, et son orbite est fortement inclinée par rapport à l'écliptique (45°). Pour Sedna, son périhélie est estimé à 76 UA, tandis que son aphélie voisine 960 UA, ce qui lui donne une période orbitale d'environ 12 000 ans (la plus élevée des objets connus du système solaire, à l'exception de quelques comètes). Actuellement, Sedna se trouve à 87,4 UA du SO, proche de son périhélie, tandis qu'Eris est plus éloignée, étant plus proche de son aphélie. Sedna sera de nouveau la plus éloignée des planètes n aines en 2114. Entretemps, elle aura atteint son périhélie entre la fin 2075 et la mi 2076. Le thème dressé pour mars 2076 est impressionnant du fait de la triple conjonction (entre 7° et 12° Sagittaire) d'Apollon, Zeus et Poséidon. [4] En outre, au même moment, Sedna sera en train de franchir le cap de 0° Cancer, en forte résonance au Point Vernal, et au mi-point entre Uranus et la triplice Apollon-Zeus-Poséidon. A l'expansion dans l'espace que représente la découverte de ces TNO de la ceinture de Kuiper répond une extension civilisationnelle dans la symbolique des noms attribués à ces objets, la référence ne se faisant plus exclusivement en relation avec la mythologie grecque, mais avec celle d'autres civilisations. Si Eris - et son satellite Dysnomie - font référence à la déesse grecque de la Discorde et à sa fille (l'Anarchie), Makemake renvoie au nom du dieu créateur dans le panthéon traditionnel de Rapa Nui sur l'île de Pâques, Haumea est une déesse hawaïenne de la fertilité et de la naissance, et Sedna la déesse Inuit de la mer, vivant dans les profondeurs glaciales de l'Océan arctique. Cette projection jusque dans les confins du système solaire de références à des civilisations jusqu'alors quasi ignorées témoigne du fait que, sur notre Terre, s'est effectué, pour la première fois dans l'Histoire, une rencontre entre toutes les civilisations, grandes ou petites et qu'il s'est constitué désormais ce que l'on pourrait appeler, dans la foulée de Toynbee, une oikoumenè globale. Si Eris et Dysnomie augurent du risque de disputes et d'anarchie chaotique - mais aussi de la possibilité d'accéder, au-delà des disputes et du désordre, à un ordre différent, plus intégrant - Makemake, Haumea et Sedna pourraient signaler l'importance que prendront peut-être, dans l'histoire du XXIe siècle, certaines zones du Pacifique et de l'Arctique, jusque-là laissées dans une ombre plus ou moins protectrice. Le septile Neptune-Pluton n'est pas la seule signature de cette effervescence scientifique depuis une dizaine d'années - dont les découvertes astronomiques ne sont qu'une part, à côté de celles effectuées dans d'autres domaines, tels que la biogénétique ou l'informatique. Durant la période 1990-2040, en effet, nous observons la présence prolongée de quatre septiles (ou multiples) entre les TNP (outre ceux que forment Cupidon, la plus « rapide » des TNP) : Hadès-Zeus, Hadès-Kronos , Apollon-Admetos, Vulcanus-Poséidon. Le thème du 1er janvier 2011 présente la série de ces septiles qui viennent s'ajouter au septile Neptune-Pluton en voie de se dissoudre. Lors du précédent cycle Neptune-Pluton, la phase du septile a duré entre 1496 et 1525. Durant cette période également, on observe une quantité de septiles entre TNP qui dorment une grappe entre 1507 et 1516, et dont témoigne, par exemple, le thème du 1er janvier 1510 avec une figure générale plus harmonieuse et plus intégrée que celle de 2011). Ce ne sont plus aujourd'hui les caravelles qui s'en vont sillonnant les eaux tempétueuses de l'Atlantique, mais les sondes spatiales qui s'élancent dans le vide redoutable des régions trans-neptuniennes. La mission Voyager avait pour mission, dans les années 1970-1980 d'étudier les planètes géantes du système solaire, d'abord Jupiter et Saturne, puis Uranus et Neptune, la transmission de données scientifiques étant prévue jusqu'en 2025. Les deux sondes ont été lancées quinze jours l'une après l'autre, Voyager 2 le 20 août et Voyager 1 le 5 septembre 1977, l'année de la découverte de Chiron. Le thème du 1er septembre 1977 montre la conjonction de Chiron et d'Admète (à 6° Taureau). La figure centrale est un carré en T qui relie Neptune en Sagittaire au carré Zeus-Kronos, avec un relais harmonique de Pluton à l'opposition Neptune-Kronos. Mais derrière ces aspects classiques se présente tout un jeu de septiles impliquant Mars-Jupiter-Saturne-Pluton avec la conjonction Chiron-Admetos. Voyager 1 a survolé Jupiter le 5 mars 1979, à une distance de 350 000 km. Il a fait ensuite un survol très rapproche de Titan, une des lunes de Saturne, le 11 novembre 1980, à moins de 7 000 km. Puis il a quitté le plan de l'écliptique et il va maintenant, objet le plus distant de la Terre jamais envoyé dans l'espace, à la rencontre de l'héliopause (limite du système solaire), se dirigeant vers l'Apex solaire (groupe d'étoiles vers lequel se dirige le système solaire). Quant à Voyager 2, du fait d'une trajectoire plus lente et plus courbée que Voyager 1, il demeure dans le plan de l'écliptique. Il a survolé Jupiter le 9 juillet 1979, puis Saturne le 26 août 1981, puis Uranus en 1986, découvrant dix nouvelles lunes en plus des cinq déjà connues. Le survol de Neptune s'est effectué le 25 août 1989, à une distance de 30 000 km, avec la découverte des anneaux de Neptune et de dix nouvelles lunes. En août 2007, Voyager 2 a franchi les limites de l'héliosphère (84 UA) et il devrait quitter le système solaire (héliopause) vers 2017, se dirigeant alors vers les constellations du Sagittaire et du Paon. Cette mission a été favorisée par une configuration des lentes qui ne se présente qu'une fois tous les 176 ans, et qui permis de profiter de la technique de l'assistance gravitationnelle : chaque survol rapproché d'une de ces planètes géantes donne un coup d'accélérateur suffisant aux sondes pour les propulser au voisinage de la planète suivante. C'est ainsi que le vol jusqu'à Neptune a été réduit de 30 ans (sans assistance gravitationnelle) à 12 ans. Voyager a pérégriné en quelque sorte en régime jupitérien, et non en régime saturnien ! Le tableau des latitudes permet de comprendre comment a fonctionné ce système de l'assistance gravitationnelle. La sonde frôle Jupiter en 1979 en latitude Nord élevée, rejoint Saturne en 1981 au plan de l'équateur, puis rejoint Uranus et Neptune en latitude Sud élevée, entre 1986 et 1989. Un peu moins de deux siècles auparavant, entre 1795 et 1810, on aurait pu bénéficier d'une configuration analogue des positions des lentes en latitude. Mais l'on en était alors aux débuts de la machine à vapeur et à la maîtrise des océans par l'Angleterre, et non au temps de la conquête spatiale. Le relais a été pris dans notre décennie par le programme New Frontiers de la NAscendantaturne dont l'objectif est l'exploration fouillée des planètes du système solaire. La sonde New Horizons constitue la première mission de ce programme ; elle doit étudier Pluton et son satellite Charon en 2015 et survoler ensuite certains objets (non encore déterminés) de la ceinture de Kuiper. La sonde a été lancée le 19 janvier 2006 à Cap Canaveral, en Floride. Elle a survolé Jupiter le 28 février 2007, à une distance de 3,3 millions de km. Le survol de Pluton est prévu pour le 14 juillet 2014, au moment où Jupiter-Saturne-Pluton formeront une triple conjonction en latitude nord, à 2° au-dessus de l'écliptique. Ce survol s'effectuera à 9 600 km de Pluton et à 27 000 km de Charon. [5] La mission New Horizons devrait se poursuivre jusqu'en 2025, alors que la sonde sera à une distance de 50 à 60 UA. Le thème du lancement de New Horizons met en valeur Pluton, au carré de la Lune, mais surtout sur les mi-points Mars/Saturne=Jupiter/Saturne, indicateurs (selon Ebertin) de « catastrophe ou cas de force majeure », « d'énormes efforts pour atteindre ses objectifs », de « découragement ». Il se pourrait, en effet, que le grand élan de la conquête spatiale subisse de sérieux empêchements dus, entre autres, à des contraintes financières insupportables en temps de crise. Déjà, maints programmes de la NAscendantaturne ont été réduits à la baisse ces dernières années. Un autre aspect du thème de lancement est remarquable : la présence de Sedna en conjonction avec Mars à 17° Taureau, qui entraîne l'implication de Sedna dans le tableau d'ensemble. On a là comme une signature céleste venant des tréfonds de cette zone ultime de notre système solaire. De cet enrichissement extraordinaire - en une dizaine d'années ! - de notre connaissance astronomique du système solaire doit découler, sans doute, l'émergence d'un nouveau paradigme de l'astrologie mondiale, remodelée sur une intégration des éléments nouveaux venus des confins du système. Le système solaire global aujourd'hui apparaît comme l'emboîtement de quatre sphères aux dimensions de plus en plus considérables. D'abord le système solaire interne, auréolé de la multitude de corpuscules qui forment l'anneau des astéroïdes entre Mars et Jupiter. Puis le système solaire externe, qui englobe désormais, au-delà de Pluton, les objets de la ceinture de Kuiper. En troisième lieu, l'ellipse de l'orbite de Sedna, au creux de laquelle le système solaire externe lui-même est concentré comme le jaune d'un œuf cosmique. Et enfin, réduisant l'immense orbite de Sedna aux dimensions d'un vaste point central, l'auréole bleutée de l'hypothétique - et infranchissable - nuage d'Oort… Alors qu'il y a encore une dizaine d'années notre conscience ordinaire du système solaire s'arrêtait à Pluton, notre esprit est invité aujourd'hui à une ouverture quasi transcendante. Illustrons, de manière simple, ce que nous appellerions volontiers les trois paradigmes successifs de l'astrologie. Il suffit, pour cela, d'examiner la façon dont peut être traité un des événements les plus spectaculaires du XXe siècle, qui a le mérite d'être signifié, astrologiquement, de la manière la plus simple et la plus éloquente tout à la fois. Nous voulons parler de l'arrivée de l'homme sur la Lune, le 20 juillet 1969. Si l'on demeure dans le strict cadre « étroit » d'une astrologie ptoléméenne qui a Saturne pour limite, nous avons, pour ce jour-là, un simple conjonction Lune-Jupiter à 0° Balance. Dans le modèle « élargi » qui a été celui du XXe siècle après la découverte de la troisième planète transsaturnienne en 1930 et qui s'arrête à Pluton, nous tombons sur une conjonction Jupiter-Pluton avec interférence de la Lune. Passons à un modèle « global » incluant les TNP de l'École de Hambourg, et nous avons l'extraordinaire surprise de constater la présence, sur le même degré d'Apollon, dont le nom même est en résonance symbolique avec le nom de la mission Apollo 11. La triple conjonction Jupiter-Uranus-Apollon est des plus étroites, à quelques minutes près (Jupiter et Uranus à 0°40, Apollon à 0°46). La fréquence respective de ces configurations est proportionnelle à une extension dans le temps de l'expansion dans l'espace. Pour le modèle étroit, qui a régné depuis l'Antiquité jusqu'à la découverte d'Uranus en 1781, la possibilité d'une conjonction Lune-Pluton à 0° Balance est théoriquement possible tous les douze ans. Ainsi, dans le cycle précédent, Jupiter a transité à 0°40 Balance le 20 décembre 1956 et le 12 février 1957 ; mais la Lune n'était pas au rendez-vous (elle transitait ce point le 24 décembre, le 20 janvier et le 16 février). Un cycle précédent encore, et nous trouvons Jupiter le 28 août 1945 ; la Lune était là le 11 août et le 7 septembre. La Lune, on le sait bien, est rarement au rendez-vous, mais il est sûr qu'en continuant ce petit jeu, on finira bien par tomber sur une conjonction Lune-Jupiter à 0° Balance. Dans le modèle « élargi », les choses se compliquent, puisqu'il nous faut maintenant remonter de 84 ans en 84 à la recherche d'une conjonction Jupiter-Uranus à 0° Balance - sans plus parler de la Lune ! Dans le cycle précédent, en 1884-1885, Uranus passe trois fois sur ce point entre octobre 1884 et août 1885, mais Jupiter ne le transite, trois fois également, qu'entre novembre 1885 et juillet 1886. La conjonction Jupiter-Uranus ne se produit que le 18 août 1886, à 5°30 de la Balance. Là aussi, bon courage à qui voudrait remonter jusqu'à une conjonction Jupiter-Uranus à 0° Balance. Mais il est possible qu'il s'en soit produite une autre à l'échelle historique, durant les six derniers millénaires. Avec le modèle « global », qui est potentiellement celui du XXIe siècle, la rencontre de Jupiter et d'Apollon à 0° Balance est sans doute un phénomène unique à l'échelle de milliers, sinon de millions d'années. La période orbitale d'Apollon étant de 576 ans, la fenêtre d'une rencontre possible avec Jupiter ne s'est ouverte pour la dernière fois, avant les noces ineffables de 1969, qu'entre novembre 1390 et août 1392 : Uranus, qui transite alors en Scorpion, n'est pas au rendez-vous. Cependant, nous avons eu la surprise de tomber, pour le 1er août 1392 sur une triple conjonction Lune-Saturne-Apollon à 0° Balance. Ce qui ne tire pas à conséquence, mais donne l'occasion de rappeler un principe fondamental dans l'exploration de l'Histoire par l'étude des cycles planétaires. Il ne faut jamais oublier que la répétition de configurations analogues, dans la pureté de l'algèbre céleste, n'induit pas en soi la répétition d'événements semblables, inscrits dans la pâte de la physique terrestre. En effet, la « figure » du monde change, au moins au rythme des conjonctions Neptune-Pluton tous les cinq siècles, sans compter avec la formidable accélération de l'Histoire que connaît notre temps, ouvrant à la possibilité d'une asymptote vertigineuse, dont la « dromosphère » de Paul Virilio (alliance de la vitesse et de la technologie) permet de se faire une idée. La triple conjonction Lune-Saturne-Apollon de 1392 nous apparaît comme une « curiosité », une singularité, dont on ne peut tirer, nous semble-t-il, aucune conclusion. La quadruple conjonction du 20 juillet 1969, en correspondance avec l'événement historique de l'arrivée de l'homme sur la Lune, provoque au contraire une forme d'illumination de l'esprit, incite à une profonde méditation métaphysique… C'est que les temps sont mûrs et révolus pour que « cela se passe » et que « cela ait un sens ». Un autre cas, plus complexe, se présente pour l'année 2080. Selon le modèle « étroit », il se produira au début du Verseau une conjonction Jupiter-Saturne, qui est la conjonction majeure du système ptoléméen. Elle se produit tous les vingt ans, mais les Anciens ont réussi à constituer des cycles longs en intégrant le jeu des triplicités : ces conjonctions se succèdent, en effet, sur deux siècles environ, dans les signes de Feu, de Terre, d'Air et d'Eau, et l'on obtient même un cycle long de 960 avec le retour en signes de Feu. Dans le modèle « élargi », cette conjonction Jupiter-Saturne s'insère dans le cadre d'une opposition Uranus-Neptune dans l'axe Lion-Verseau. André Barbault, dans son exploration prévisionnelle du XXIe siècle, a même fait de cette configuration de 2080 la période la plus dangereuse du siècle, avec le risque de la constitution de deux blocs antagonistes, à l'image de ceux qui s'étaient formés dans les décennies précédant la Première Guerre mondiale. Avec le modèle « global », cette lourde configuration est en quelque sorte reléguée au second plan devant l'exceptionnelle triple conjonction Zeus-Apollon-Poséidon au milieu du Sagittaire. Une telle triplice ne doit se rencontrer qu'une fois sur des milliers ou peut-être des millions d'années ; le cycle Zeus-Apollon dure 2009 ans, le cycle Zeus-Poséidon 1127 ans et le cycle Apollon-Poséidon 2564 ans. A ce jour, où nous n'en sommes qu'à une phase préliminaire d'exploration des cycles des TNP, nous sommes bien incapables de disserter sur la signification d'une telle configuration - sauf, peut-être, à la mettre en relation avec des données qui ressortissent de la cyclologie traditionnelle et non plus de l'astrologie mondiale. Mais, de même que la ceinture de Kuiper est devenue notre horizon astronomique, l'astrologie uranienne fait désormais partie de notre conscience et de notre pratique d'astrologue, et nous pouvons au moins, dans la phase actuelle de nos connaissances, pointer sur ces grands nœuds cosmiques présents dans l'invisible. On remarquera, enfin, que dans le tableau « global » de 2080, Sedna transitera alors à 8° Cancer, en opposition à un mi-point qui, à 8° Capricorne, relie les deux configurations « classique » et « uranienne », c'est-à-dire la triple conjonction Jupiter-Saturne-Uranus d'une part et la triplice Zeus-Apollon-Poséidon d'autre part. Naturellement, de telles configurations, qui se réfèrent à des cycles d'une si longue durée, ne concernent pas uniquement l'histoire humaine, dans la dimension qu'il nous est donné de connaître, et qui remonte aux débuts de l'histoire des civilisations, en Égypte et en Mésopotamie. S'impose ici ce qu'on pourrait appeler un « principe de subsidiarité interprétative » : depuis longtemps, s'il peut être toujours fonctionnel dans le cadre de l'astrologie généthliaque, le modèle « étroit » ptoléméen est révolu dans la pratique de la mondiale ; les cycles des transsaturniennes viennent éclairer de façon bien plus crédible et structurée l'histoire de l'Antiquité aussi bien que celle des Temps modernes. Le modèle « élargi », qui est le nôtre depuis la découverte d'UR, de NE et de PL, demeure naturellement valide pour analyser le cours des affaires humaines collectives. Le modèle « global » ne nous paraît pas constituer un outil prévisionnel de même nature, mais il nous fournit plutôt l'apport d'un éclairage de nature cyclologique ; il permet d'élargir notre pensée de la « quantité » à la « qualité » des temps, dans une époque où le monde est soumis au « règne de la quantité », pour reprendre le titre d'une des œuvres les plus connues de René Guénon. Avec une oikoumenè céleste désormais étendue jusqu'aux ultimes limites du système solaire, jusqu'au cercle bleuâtre de l'hypothétique nuage d'Oort, notre capacité de voyage dans le temps s'est elle aussi prodigieusement distendue à des cycles temporels qui sont peut-être ceux de l'histoire même d'un univers dont la science fait remonter l'existence à une quinzaine de milliards d'années. TNP (Transneptuniennes) et TNO (Objets transneptuniens) en 2011 Nous avons, avec l'Ingrès de Capricorne de décembre 2010 un bon exemple de l'apport que peut fournir à l'astrologie classique l'intégration des TNP de l'astrologie uranienne. Ainsi, la pièce maîtresse n'est plus seulement le carré de Pluton à la conjonction Jupiter-Uranus, mais l'intégration de ce carré dans une opposition entre Pluton et la conjonction Hadès-Kronos en Cancer. Structure que renforce la Pleine Lune sur l'axe Cancer-Capricorne, ainsi que le transit du cortège solaire (sauf Vénus) autour de Pluton. C'est dire que l'actuelle quadruplice en signes Cardinaux acquiert une dimension beaucoup plus profonde du fait de son interférence avec le cycle Hadès-Kronos qui progresse vers sa conjonction en 2031.Il devient alors envisageable de « lire » les fluctuations de notre temps non seulement dans le plan de l'horizontalité qui est celui de l'astrologie mondiale, mais également dans le plan de la verticalité ou d'une « méta-histoire » que donne seule la perspective de la cyclologie traditionnelle. [6] Ce tableau permet au lecteur de se familiariser avec les symboles de l'astrologie uranienne, d'avoir une première idée de la hiérarchie des cycles des TNP en fonction de leur durée, enfin de situer ces « objets virtuels » dans la zone de la ceinture de Kuiper (entre 40 et 88 UA), dans ces confins de notre système solaire qui font précisément l'objet des grandes missions exploratrices durant les deux premières décennies du XXIe siècle. S'il se trouve dans cette zone environ 70 000 objets réels, ils ne sauraient être intégrés comme tels dans le champ de l'astrologie. Mais l'on pourrait peut-être concevoir les fameuses Transneptuniennes hypothétiques de l'École de Hambourg comme des « objets virtuels » rendant compte, par la qualité numérique de leur temps de révolution et par leur distance au Soleil, des potentialités de signification que renferme cette zone qui ne sort qu'aujourd'hui des ténèbres où elle a été renfermée jusqu'à nos jours. Ainsi, l'astrologie est-elle appelée à synthétiser et à symboliser les trésors que lui fournit l'astronomie : la dénomination même de certains objets qui accèdent ainsi à une existence « personnifiée » est à cet égard hautement suggestive. Le cycle d'Eris autour du zodiaque est de 530 ans, avec une phase lente dans le signe du Bélier (d'une durée de 120 ans environ) et rapide dans le signe de la Balance (de 20 ans environ). Le dernier cycle complet a duré de 1392 à 1922, et l'on remarque aussitôt la concordance avec le cycle Neptune (de 1399 à 1891). Durant la période 2008-2021, Eris transite entre 21° et 23° Bélier, et il passera en Taureau entre 2048 et 2052. Eris était à son périhélie le 7 juillet 1699, à 8°53 Balance et il a transité son aphélie le 16 mars 1977 à 1°36 Bélier, à un moment extraordinaire de découvertes pionnières : les anneaux d'Uranus ont été découverts six jours auparavant, à la fin de l'été eut lieu le lancement de Voyager 1 et 2, Chiron fut découvert le 18 octobre, Charon quelques mois plus tard, le 13 avril 1978. La même époque voit l'apparition sur le marché de l'informatique d'Apple, créé le 1er avril 1976 à Cupertino, en Californie, et enregistré le 3 janvier 1977 à Sacramento. Le carré Soleil-Pluton reflète la métamorphose périodique, les passages limites près de la mort suivis de renaissance spectaculaire. Eris participe directement de cette figure, formant un carré en T Soleil-Pluton-Eris. Avec le transit du carré Uranus-Pluton sur cette zone en 2013-2014 verra peut-être un nouvel épisode de cette lutte pour la survie d'Apple. Remarquons enfin que les nouveautés d'Apple - iPhone en 2007, iPad en 2010, sont présentées au public généralement durant le mois de janvier, lors du transit du Soleil sur sa position natale en Capricorne. L'implication de Vénus dans le tableau signale peut-être le climat passionnel qui entoure les évolutions d'Apple. Zane B. Stein, l'un des grands spécialistes de Chiron, a consacré en 2007 un intéressant article à Eris dans la revue américaine The Mountain Astrologer. Il a pris comme figure symbolique de la conjonction Eris-Pluton un artiste visionnaire dont œuvre poétique et artistique exprime avec force la signification de ce duo - qu'il rapproche du mythe de Perséphone : William Blake, né en 1757 un an après la conjonction Eris-Pluton. Cet artiste, qui a illustré le Paradis perdu de Milton et l'Enfer de Dante, exprime les extrêmes de l'existence, se situant entre le salut et la damnation. L'une de ses œuvres les plus connues, Le Mariage du Ciel et de l'Enfer renvoie au mythe de Perséphone. [7] Durant la période du semi-carré Uranus-Neptune, entre 2017 et 2021, Eris sera partie prenant dans le carré Uranus-Pluton (thème du 3 mars 2017) et dans la conjonction Saturne-Pluton (thème du 12 janvier 2020). Il sera intéressant alors d'observer si la symbolique de « querelle » et d' « anarchie » - Dysnomie est le satellite d'Eris - sera particulièrement activée lors de ces transits. En tout cas, querelle et anarchie semblent bien au rendez-vous durant la fin d'année 2010 avec l'affaire WikiLeaks qui sème la perturbation dans toutes les chancelleries et peut indisposer gravement l'activité diplomatique sur toute la planète. Un courant d'anarchie et de contestation qui s'est brièvement manifesté avec l'appel - dérisoirement suivi - d'Éric Cantona à retirer l'argent des banques pour faire sauter le système, mais qui prend une allure beaucoup plus inquiétante avec les appels à une « transparence » utopique lancés par Julian Assange. Le 2 mars 1968, trois semaines avant la constitution du Mouvement du 22 mars à l'université de Nanterre, se produisait (à 11° Bélier) une triple conjonction Mars-Saturne-Eris, formant un Yod avec le carré Jupiter-Neptune, tout cela dans le contexte de la conjonction Uranus-Pluton vers la fin de la Vierge. Le mouvement estudiantin de Mai 68 en France allait devenir l'emblème d'une contestation mondiale, partie en fait des campus de Californie. [8] Trois ans plus tard, lorsque naît Julian Assange, on retrouve le quatuor Mars-Jupiter-Saturne-Neptune avec Eris qui est impliqué dans un carré en T avec Soleil-Pluton, et qui s'intègre dans un Yod dissonant Soleil-Eris et la conjonction Jupiter-Neptune. Ce thème correspond bien à un être qui exprime les mythes et les valeurs anti-autoritaires de Mai 68. Il se peut très bien par ailleurs que l'expression de conceptions plus ou moins anarchisantes ne soit pas étrangère à des manipulations plus ou moins ténébreuses. Selon certaines sources, Julian Assange serait né à 14h05, ce qui donne un Ascendant à 17° Scorpion, plaçant Pluton au mi-point sensible Milieu du Ciel/Ascendant, avec la signification suivante (selon Reinhold Ebertin) : « Une personne exceptionnelle dans un environnement exceptionnel, personnalité fascinante, forte influence sur l'entourage ». On peut en outre remarquer que la conjonction Jupiter-Uranus du 4 janvier 2011 active le carré natal Vénus-Pluton, qui n'est sans doute pas étranger à l'accusation de viol portée contre Julian Assange - que ce dernier soit innocent ou coupable. Zane B. Stein évoque au passage une conjonction remarquable impliquant Eris : il s'agit de la conjonction Jupiter-Uranus à 0° Bélier du 25 janvier 1928. On peut mettre cette triplice en corrélation avec la fondation, deux mois plus tard, de la société des Frères musulmans par Hasan al-Banna, à Ismaïlia ; ce mouvement, issu d'une contestation populaire de l'occidentalisation de l'Égypte, entend réislamiser la société et son but est de conquérir le pouvoir afin d'y établir un État islamique. Cette zone explosive a été transitée par la conjonction Jupiter-Uranus au carré de Pluton entre juin et septembre 2010, et elle doit l'être encore entre janvier et mars 2011. Polémiques et controverses ne manquent pas, non plus, autour de la figure de Benoît XVI, depuis la fameuse controverse de Ratisbonne, le 12 septembre 2006, où le pape déplorait toute violence commise pour des desseins religieux, jusqu'à la critique adressée à la Chine, dans son message de Noël 2010, en raison des limites apportées à la liberté de religion et de conscience dans ce pays. En effet, des catholiques ont récemment été contraints d'assister à une réunion de l' « Église patriotique » soutenue par le pouvoir communiste. Le thème de Benoît XVI présente en fait une configuration explosive, qui est activée en ce moment par le transit de la conjonction Jupiter-Uranus à la fin des Poissons : elle affecte Mars conjoint au NN, au carré d'Uranus conjoint à Eris sur le Point Vernal (à 0° Bélier). Une telle configuration pousse le chef de l'Église catholique à ne pas transiger avec ses ennemis. Durant la période 1979-1982, lors du bref règne de Jean-Paul Ier puis au début du règne de Jean-Paul II - qui a nommé le cardinal Ratzinger préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi en novembre 1981 - Eris transitait en dissonance avec la configuration Lune-Vénus-Pluton. Dans les prochaines années, le carré Uranus-Pluton affectera cette même zone, avec le risque de violents bouleversements. On peut relever qu'en astrocartographie les lignes d'Uranus et de Pluton dans le thème de Benoît XVI se croisent en plein centre de la Chine. La récente polémique pourrait bien prendre de l'ampleur à ce moment. Conclusion Il s'effectue toujours un temps entre le moment des découvertes et la prise de conscience généralisée, par une société, des conséquences de ces découvertes. Il est vraisemblable que la société mondiale en gestation ne manquera pas d'intégrer, comme un des éléments constitutifs de sa conscience du monde, l'extension du système solaire jusqu'à ses ultimes confins, de même qu'elle intègre jusqu'à un certain point une conscience des responsabilités humaines à l'égard de la planète Terre ou encore une conscience de l'oikoumenè globale dans laquelle toutes les civilisations sont en contact permanent les unes avec les autres. On peut penser que la génération du carré Uranus-Pluton, qui atteindra sa majorité à l'horizon 2030, et qui sera nourrie dans sa conscience du monde par les fortes astralités de 2020, sera comme naturellement porteuse d'une telle conscience, de même que la génération de la conjonction Uranus-Neptune de 1993 est aujourd'hui naturellement porteuse de tous les développements amenés par la généralisation de l'Internet et de la numérisation. Cette conscience globale sera cependant confrontée à un choix crucial qui déterminera sans doute les contours d'une fracture politique essentielle : cela concerne la juste articulation entre le global et le local. La fameuse fracture entre les peuples et leurs élites, dont les médias ne cessent de parler - fracture que le chaos planétaire en cours ne fait qu'accentuer - fait apparaître un conflit entre deux conceptions opposées. Les adeptes de la mondialisation ont tendance à adopter une idéologie du mondialisme qui a pour valeur essentielle le rêve utopique d'un métissage universel. Ils tentent de discréditer tout ce qui résiste à leurs conceptions en les stigmatisant du vocable méprisant de « populiste », ce qui leur épargne tout souci d'argumentation. Disposant de tous les moyens de l'information de masse - à part Internet qui constitue encore jusqu'à un certain point un espace de liberté - ils sont en mesure, jusqu'à présent, d'avancer vers la réalisation de leurs objectifs sous le masque de la démocratie dont ils se réclament à hauts cris, mais dont ils transgressent les règles élémentaires dès lors que se manifeste la moindre résistance. En face, les défenseurs de la souveraineté nationale ou de l'identité civilisationnelle semblent avoir souvent peine à prendre en compte dans leur combat politique les conséquences planétaires des mutations qu'entraîne inéluctablement la mondialisation et la constitution d'une oikoumenè globale. L'ouvrage d'Hervé Juvin, récemment paru sous le titre Le Renversement du monde, [9] évoque une « insurrection de la différence » qui, face à l'échec d'une Europe réduite au contrat et au marché, retrouve les valeurs fécondes et créatrices des enracinements locaux, régionaux, nationaux ou civilisationnels. Selon cet auteur, la ligne de fracture ne passe plus, comme dans le passé, entre des peuples qui s'affrontent, mais au travers des sociétés elles-mêmes, entre les partisans de l'utopie mondialiste et les défenseurs des identités et de la diversité du monde. La phase du carré évolutif Uranus-Pluton pose le défi d'une articulation intelligente entre les exigences de la sauvegarde légitime des identités et celles qu'implique l'intégration de problèmes globaux qui nécessitent des réponses collectives au niveau le plus global. Par ailleurs, notre époque est aussi celle du transit de Pluton en Capricorne, de 2008 à 2023. Transit qui pourrait bien voir la marche en avant vers un gouvernement mondial, pudiquement nommé « gouvernance mondiale ». Il est vrai que les Olympiens de la mondialisation doivent préférer une forme de gouvernement anonyme et invisible qui présente l'avantage, par rapport à un gouvernement régulièrement institué, de n'avoir à répondre devant personne. Mais au fond, ces Olympiens de la mondialisation habitent une sorte d'Olympe inversé, ils seraient plutôt des « Nibelungen », les hommes des brouillards d'un royaume plutonien ploutocratique. La force croissante de ces « Invisibles », vrais maîtres de l'Ombre et tapis dans l'ombre, est révélée par le transit de la conjonction Hadès-Kronos à 0° Cancer. Une grande manœuvre est peut-être en cours, traversant d'abord une phase chaotique de dissolution - symbolisée par Eris-Dysnomie positionné en Bélier, en résonance avec le carré Uranus-Pluton - et débouchant ensuite sur une phase d'instauration d'un nouvel ordre impérial et dictatorial qui sera présenté comme seul remède aux impasses de la démocratie. Ordre nouveau qui pourrait s'imposer au travers d'une guerre au moment de la phase critique de l'année 2017, sous le régime du semi-carré Uranus-Neptune et avec un Indice cyclique en chute et un Indice astrométrique inquiétant. Charles Ridoux Amfroipret, le 24 décembre 2010 [1] Ridoux Charles, « Tolkien et le Seigneur des Anneaux », Nous avons signalé dans cet article que la rédaction du Seigneur des Anneaux s'inscrivait dans le cadre de ce septile ; Tolkien, natif de la conjonction Neptune-Pluton de 1892, a été profondément marqué par cette signature céleste. http://ift.tt/2hfUMSs . [2] Ridoux Charles, « A propos de l'astrologie uranienne », édité sur le site en 2008 et reprenant un séminaire donné à Paris le 9 décembre 2007. - http://ift.tt/2emS9Im . [3] Eris a été observée en 2003 par l'équipe de Michael Brown du California Institute of Technology, mais ne fut identifiée que le 5 janvier 2005. La découverte fut annoncée le 29 juillet 2005. [4] If faut sans doute remonter des millénaires en arrière pour rencontrer une telle triplice. Le cycle Apollon-Poséidon dure approximativement 2500 ans, le cycle Zeus-Apollon 2000 ans et le cycle Zeus-Poséidon 1125 ans. [5] Outre Charon, découvert en 1977, deux autres satellites de Pluton ont été décelés sur les clichés de Hubble entre le 15 et le 18 mai 2005 : Hydra et Nyx. [6] Nous renvoyons à cet égard à notre article « Cyclologie traditionnelle et fin du Kali-Yuga », qui date de 2008. http://ift.tt/2dsCKKs . [7] Stein Zane B., « « Eris Stirs Up Trouble », The Moutain Astrologer, N° 132, April/May 2007, pp. 25-36. [8] cf. le témoignage d'Alain Besançon sur les ondes de Canal Académie, le 11 mai 2008. http://ift.tt/2hfSa77 [9] Juvin Hervé, Le Renversement du monde. Politique de la crise, Gallimard, 2010. - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
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