Texte Schémas La conjonction Jupiter-Uranus du 16 février 1997 A l'heure où nous parlons, nous sommes au mi-temps des deux phénomènes marquants du début de cette année 1997 : la conjonction Jupiter-Neptune du 9 janvier, qui s'est produite à 27° Capricorne, et la conjonction Jupiter-Uranus qui aura lieu, le 16 février prochain, à 5° Verseau. Ce sont là les deux phénomènes célestes majeurs de cette année 1997, d'autant plus remarquables qu'ils marquent le passage de Jupiter sur la conjonction Uranus-Neptune de 1993 encore en orbe, formant ainsi une triple conjonction Jupiter-Uranus-Neptune. Il faut remonter à 1830, l'année des révolutions libérales en Europe et de la conquête de l'Algérie par la monarchie finissante, pour rencontrer une configuration semblable. Il est hors de doute que la Belgique, royaume fondé en 1830 sous cette triplice, est appelée à connaître, avec la répétition actuelle de cet aspect, une période clé de son histoire. La conjonction Jupiter-Uranus du 16 fév. s'inscrit dans un ensemble très structuré, encadré par le trigone Saturne-Pluton et relié par un ensemble de sextiles. Cette configuration harmonique semble à première vue très prometteuse, et elle l'est effectivement sur le plan mondial, faisant basculer le monde du climat de morosité dans lequel il baignait durant la période en quelque sorte purgative des années 1990, dans un climat dynamique et novateur, qui repose sur le double transit d'Uranus en Verseau et de Pluton en Sagittaire - configuration qui renvoie à des périodes telles que les débuts de la Renaissance ou à l'époque de l'Encyclopédie. Le passage de Jupiter sur Uranus vient donner une sorte de coup d'accélérateur à un grand phénomène d'expansion de la société mondiale, d'autant plus que, désormais, neuf sur dix des cycles des planètes lentes se trouvent en phase ascendante (le dixième le sera après la conjonction Jupiter-Saturne de l'an 2000). Mais il convient de relever que cette configuration prometteuse de puissants renouvellements est en même temps explosive, ce qui signifie sans doute que les changements inéluctables risquent de se produire dans un climat très agité. Le caractère explosif de cette conjonction apparaît lorsqu'on intègre l'opposition Mars-Saturne, à 5° Bélier-Balance, en conjonction avec l'axe des Nœuds Lunaires. On obtient toute une série de mi-points évoquant un climat de brutalité, d'actes de violence soudains, de fanatisme religieux ou social. Tempérons cependant ce tableau dramatique par l'implication d'une autre série de mi-points, qui mettent en jeu Vénus, Soleil et Jupiter, et qui parlent de succès et d'émotion soudaine. Il se dessine alors un tableau d'ensemble évocateur d'événements inattendus, violents, mais pouvant aboutir à un succès suscitant une grande émotion. Dressée pour Paris, cette conjonction de février 1997 se situe en M. II, mettant en avant les questions financières, tandis que l'opposition Mars-Saturne se cale exactement dans l'axe Milieu du Ciel-Fond du Ciel, laissant présager soit un blocage du pouvoir, soit une utilisation de la force par le pouvoir (Mars en X) pour contrer le blocage du territoire (Saturne au Fond du Ciel). Bien sûr, les astres ne disent pas si les difficultés évoquées par cette dialectique Mars-Saturne proviennent de causes naturelles ou de causes d'ordre social ou politique. On peut remarquer par ailleurs que la conjonction Jupiter-Uranus vient activer le semi-carré Jupiter-Saturne de la Ve République (Jupiter à 5° Scorpion et Saturne à 20° Sagittaire) : cet aspect, en mondiale, peut être significateur de remise en cause de traités, ce qui pourrait se traduire par une demande de révision du traité de Maastricht par la France. Enfin, l'Ascendant de la conjonction à 8° Sagittaire se situe sur le Soleil de Jacques Chirac, tandis que la conjonction elle-même est au sesqui-carré de son Jupiter (à 20° Vierge), ce qui laisse entendre que ce moment constituera vraisemblablement une étape majeure de son septennat. Notre conjonction de février présente de puissantes résonances avec les thèmes de deux parmi les plus grandes puissances du monde actuel : les États-Unis et la Chine. La conjonction Jupiter-Uranus vient en effet toucher, par un double sesqui-carré le carré Mars-Neptune des États-Unis, une zone sensible qui s'est trouvée activée dans la plupart des grands conflits au cours desquels les États-Unis sont intervenus. Quant à la Chine, la résonance est encore plus forte, puisque la conjonction Jupiter-Uranus tombe juste sur l'Ascendant de la République Populaire du 1er octobre 1949 : on peut s'attendre à un complet retournement dans la façon dont la Chine concevra désormais sa place dans les relations internationales, ce qui correspond bien à l'événement majeur prévu pour cette année, qui est le retour de Hong-Kong à la Chine continentale, le 1er juillet prochain. Dans la région du Proche-Orient, la conjonction se trouve à l'opposition de la Lune du thème d'Israël (à 4° Lion), alors que l'opposition Mars-Saturne touche directement le Mars natal de Yasser Arafat (à 4° Balance) et que Pluton se trouve à l'opposition d'une conjonction Mars-Uranus (à 5° Gémeaux) dans le thème de la Syrie. Des indications qui donnent à penser que cette région du monde continuera à faire dans les semaines à venir la une de l'actualité. Le cycle 1983-1997 Si l'on veut comprendre la signification d'un cycle en cours au-delà de l'actualité immédiate, il faut essayer d'en référer aux cycles passés et examiner les corrélations qui peuvent se présenter entre ce cycle et une série de phénomènes historiques. André Barbault a défini le cycle Jupiter-Uranus comme une force de création et de renouvellement dans les phases ascendantes, tandis qu'il correspond à un climat de catastrophe dans une société en crise. Au XIXe s., qui a été caractérisé par une dominante de grands cycles ascendants (en particulier Uranus-Neptune de 1821 à 1906), les conjonctions Jupiter-Uranus ont été liées aux expéditions et aux conquêtes coloniales. Tandis que durant le XXe s. (de l'opposition Uranus-Neptune de 1906 à la récente conjonction de 1993), dans une dominante de cycles descendants, les conjonctions Jupiter-Uranus ont scandé les phases de la décolonisation et du reflux des puissances européennes dans le monde. Le cycle Jupiter-Uranus peut être également significateur de guerre, de révolution et de crise économique. Coïncidant avec des conjonctions Saturne-Pluton, on le trouve, en 1789, lorsqu'éclate la révolution française et, en 1914, au début de la Première Guerre mondiale. Une conjonction Jupiter-Uranus accompagne également le début de la guerre d'indépendance d'Amérique du Nord en 1775. Dans L'Astrologie mondiale, Charles Harvey évoque pour sa part ce cycle dans les termes suivants : Il favorise un essor de l'esprit prométhéen de rébellion et de volonté libre, ainsi qu'un esprit d'optimisme et d'entreprise individuelle et collective. Le dernier cycle Jupiter-Uranus est passé de la conjonction, en 1983, au carré ascendant en 1987, puis à l'opposition en 1989-1990, avant de repasser par le carré descendant en 1993 et de se refermer sur l'actuelle conjonction de 1997. En 1983, il y eut, en réalité, trois conjonctions successives : la première, le 18 fév., avec la conjonction Jupiter-Uranus à 8°52 du Sagittaire, en opposition à l'Uranus des États-Unis (à 8°47 Gémeaux). C'était là l'indication d'une mise en valeur particulière de ce pays durant le cycle qui commençait alors. La conjonction Vénus-Mars à 25° Poissons, au carré de Neptune à 28° Sagittaire, était en résonance avec le carré Mars-Neptune des États-Unis, indiquant la possibilité d'un engagement militaire de cette puissance. Mais les potentialités inscrites dans le thème de la conjonction de 1983 - que l'on peut considérer comme le thème du cycle Jupiter-Uranus 1983-1997 tout entier - n'allaient pas se manifester au moment de la conjonction, mais bien plutôt lors de la phase de l'opposition, qui correspond analogiquement à une phase de Pleine Lune pour un cycle donné. Sous la phase de l'opposition, en effet, les États-Unis allaient s'engager dans la Guerre du Golfe, la première opération d'envergure par laquelle ils manifestaient leur volonté d'hégémonie impériale. En réalité, ce n'est pas au moment même de l'opposition, mais un peu plus tard, lorsque le cycle Jupiter-Uranus commençait sa phase descendante, que les choses se sont jouées, en deux temps. En effet, lors de l'invasion du Koweït par l'Irak, le 2 août 1990, le cycle Jupiter-Uranus en était exactement à sa phase de 160°, c'est-à-dire un multiple de 40°, un neuvième du cercle zodiacal. Dans les cycles des planètes lentes, les aspects mineurs, résultant du découpage du zodiaque en 5, en 7 ou en 9, sont à prendre en compte. Le nombre 9 représentant un idéal, ou la conception d'une idée, on peut dire qu'à ce moment du cycle se situe la conception de ce qui deviendra, quelques mois plus tard, la Guerre du Golfe. Lorsque celle-ci éclate, le 17 janvier 1991, le cycle Jupiter-Uranus a alors atteint la phase du quinconce, de 150°, qui est une phase de réalisation, combinant les valeurs du trigone (succès) et du carré (épreuve à surmonter). L'examen des thèmes pour ces deux moments-clés fait apparaître d'autres résonances, en rapport avec le thème des États-Unis et avec celui de la conjonction Jupiter-Uranus de 1983. Mais ce qui nous importe ici, c'est avant tout de faire sentir cette logique du développement cyclique qui réalise les potentialités enfouies dans le thème de la conjonction durant tout le développement du cycle en cours, et particulièrement au moment de l'opposition ou dans la période qui suit. Une telle approche devrait nous amener à ne pas attendre de l'actuelle conjonction Jupiter-Uranus de 1997 qu'elle porte tous ses fruits dans l'immédiat, mais à observer son développement durant les principales phases du cycle à venir 1997-2010. Perspectives pour le cycle 1997-2010 Les scansions majeures de ce nouveau cycle seront donc le carré ascendant en 2000, l'opposition en 2003, le carré descendant en 2007 et la future conjonction de 2010. Le phénomène général d'expansion caractéristique de la conjonction Jupiter-Uranus devrait se heurter à divers obstacles autour de l'an 2000 et porter ses fruits entre 2001 (le trigone ascendant) et 2003 (l'opposition). Remarquons que c'est durant cette période de 2001 à 2003 précisément que l'ensemble des cycles des planètes lentes se trouveront en phase ascendante, phénomène rarissime et porteur, selon André Barbault, d'un dynamisme particulièrement puissant. Le carré du 20 mai de l'an 2000 est particulièrement intéressant, dans la mesure où cet aspect du cycle Jupiter-Uranus coïncide avec la conjonction Jupiter-Saturne, exacte, deux jours plus tard, à 22° Taureau. Il y a là une intrication de deux phénomènes cycliques qui font de cette conjoncture un moment fort. On relèvera notamment que ce 22° Taureau constitue une zone sensible dans le thème de la Pologne (qui présente un carré Soleil-Uranus à 21° Scorpion-23° Verseau dans le thème de l'indépendance de 1918). La conjonction Jupiter-Saturne concernant au premier chef l'Europe, on peut s'attendre, pour le printemps de l'an 2000, à une situation politique mettant sur le tapis les relations entre Europe occidentale et Europe centrale et peut-être, du fait de la position stratégique de la Pologne entre le monde russe et le monde germanique, à des difficultés entre l'Europe et la Russie, qui pourraient être consécutives à une adhésion de la Pologne à l'Europe, qui est justement prévue pour l'an 2000. Il y aura successivement trois conjonctions Jupiter-Uranus, la première à 0° Bélier, mais les deux suivantes à la fin des Poissons. Cette zone de la fin des signes mutables constitue une zone sensible pour la Grande-Bretagne ; le thème fondateur de la monarchie anglaise, celui de 1066, présente en effet un carré Lune-Uranus (respectivement à 29° Poissons et 28° Sagittaire). On peut donc en déduire que le cycle Jupiter-Uranus de 2010 à 2024 touchera de près cette nation. Notons que l'opposition Jupiter-Uranus du 21 avril 2024 se situera, elle aussi, à 21°49 Taureau, dans la même zone que celle du carré du 20 mai 2000. Fonctions de la conjonction et de l'opposition dans le déroulement cyclique Il faudrait, pour suivre au plus près la logique du développement cyclique, dresser les thèmes non seulement pour les phases du carré et de l'opposition, mais également pour les phases intermédiaires, en y incluant les aspects dits mineurs qui, lorsque sont en jeu des planètes lentes, cessent d'être « mineurs ». Et il faudrait comparer ces thèmes de phases cycliques avec les thèmes des principaux pays du monde et avec ceux des grandes organisations internationales. C'est là une tâche immense, difficile à réaliser pour un chercheur isolé, même muni de bons outils informatiques. Mais, même si ce travail reste embryonnaire, il n'est certainement pas inutile, car il contribue à sensibiliser les esprits des praticiens de la mondiale à cette logique du développement cyclique qui est au cœur même de notre discipline - du moins depuis les travaux d'André Barbault en France et ceux de Charles Harvey et de ses confrères britanniques, dans la lignée desquels nous essayons, à l'échelle de nos forces et de nos moyens, de nous inscrire. Nous aurons atteint notre but d'aujourd'hui si nous avons réussi à vous faire sentir combien il est important de prendre en considération, dès le moment d'une conjonction, le déroulement des phases ultérieures, et en particulier celle de l'opposition, qui constitue comme phase de Pleine Lune dans la logique cyclique. Charles Ridoux Paris, 31 janvier 1997 - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
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