Psicología

Centro MENADEL PSICOLOGÍA Clínica y Tradicional

Psicoterapia Clínica cognitivo-conductual (una revisión vital, herramientas para el cambio y ayuda en la toma de consciencia de los mecanismos de nuestro ego) y Tradicional (una aproximación a la Espiritualidad desde una concepción de la psicología que contempla al ser humano en su visión ternaria Tradicional: cuerpo, alma y Espíritu).

“La psicología tradicional y sagrada da por establecido que la vida es un medio hacia un fin más allá de sí misma, no que haya de ser vivida a toda costa. La psicología tradicional no se basa en la observación; es una ciencia de la experiencia subjetiva. Su verdad no es del tipo susceptible de demostración estadística; es una verdad que solo puede ser verificada por el contemplativo experto. En otras palabras, su verdad solo puede ser verificada por aquellos que adoptan el procedimiento prescrito por sus proponedores, y que se llama una ‘Vía’.” (Ananda K Coomaraswamy)

La Psicoterapia es un proceso de superación que, a través de la observación, análisis, control y transformación del pensamiento y modificación de hábitos de conducta te ayudará a vencer:

Depresión / Melancolía
Neurosis - Estrés
Ansiedad / Angustia
Miedos / Fobias
Adicciones / Dependencias (Drogas, Juego, Sexo...)
Obsesiones Problemas Familiares y de Pareja e Hijos
Trastornos de Personalidad...

La Psicología no trata únicamente patologías. ¿Qué sentido tiene mi vida?: el Autoconocimiento, el desarrollo interior es una necesidad de interés creciente en una sociedad de prisas, consumo compulsivo, incertidumbre, soledad y vacío. Conocerte a Ti mismo como clave para encontrar la verdadera felicidad.

Estudio de las estructuras subyacentes de Personalidad
Técnicas de Relajación
Visualización Creativa
Concentración
Cambio de Hábitos
Desbloqueo Emocional
Exploración de la Consciencia

Desde la Psicología Cognitivo-Conductual hasta la Psicología Tradicional, adaptándonos a la naturaleza, necesidades y condiciones de nuestros pacientes desde 1992.

lunes, 17 de octubre de 2016

ridoux.fr

Texte Schémas En quel temps vivons-nous ? C'est bien là une question de poète, d'astrologue, de métaphysicien. C'est aussi une question banale que se pose l'homme de la rue, le simple quidam, cet homoncule - « l'homme sans qualité » de Musil ou de Céline - auquel la modernité a réduit un si grand nombre de nos contemporains. A cette question, l'homme ordinaire répond la plupart du temps par une forme de divertissement pascalien, par l'oubli des choses essentielles et des fins dernières, individuelles et collectives. L'écrasante machinerie des médias est là pour congeler, si l'on peut dire, toutes les virtualités, toutes les aspirations non encore éteintes à une vie spirituelle. Que fonde le malheur, que surgissent des circonstances qui jettent chacun hors de sa vie ordinaire - comme ce fut naguère le cas, aux jours de l'exode des populations sur les routes de France, comme ce pourrait être un jour ou l'autre le désarroi abyssal suite à un conflit atomique - et voilà tout le monde tombant de l'angoisse dans le désespoir. Le poète, l'astrologue, le métaphysicien n'ont pas droit au désespoir : noblesse oblige. Poète, astrologue, métaphysicien, Jean Phaure le fut, et d'une manière telle qu'on ne saurait disjoindre une de ces activités des deux autres sans fausser la perspective d'ensemble de son œuvre. Pour le poète, un des principaux aspects de sa fonction traditionnelle, me semble-t-il, aura été de conjoindre le Temps et l'Éternité, de montrer ce qui, dans les beautés de ce monde inscrites dans l'espace et dans le temps est à la fois reflet d'une Beauté éternelle et germe d'une beauté transfigurante, promesse d'élévation du registre temporel à une dimension supérieure, à une forme d'immortalité. Et ce n'est pas pour rien que Jean Phaure a donné à son recueil poétique le beau titre de Cantates du Temps et de l'Éternité. A la question posée : en quel temps vivons-nous, l'astrologue pourrait répondre en remontant à un moment fondateur dans l'histoire des civilisations, celui de la triple conjonction Uranus-Neptune-Pluton de 575 av. J.-C., au début du VIe siècle de l'Antiquité dont d'éminents philosophes ou historiens, tels Karl Jaspers et Arnold J. Toynbee, ont souligné depuis longtemps l'importance. Nous sommes aujourd'hui, depuis la dernière conjonction Neptune-Pluton de 1891 à 8° Gémeaux (position d'Uranus dans le thème des États-Unis et axe du nucléaire) dans la sixième période de ce grand cycle qui se renouvellera au bout de quatre mille ans, en l'an 3369 de notre ère. A cet égard, la conception du temps est celle d'un déroulement régulier dans une tapisserie horizontale tissée par une multitude de cycles entrelacés les uns avec les autres ; ici ne s'impose en aucune manière la perspective d'une fin décisive. Telle n'était certes pas la perspective de Jean Phaure, pour qui l'astrologie était inséparable de la métaphysique et de la cyclologie traditionnelle. Le temps de l'Histoire - de la très longue histoire qui est celle de l'Humanité adamique jusqu'à nos jours - Jean Phaure le pense dans les termes d'une cyclologie traditionnelle fortement enracinée dans la métaphysique, et notamment dans l'enseignement pythagoricien concernant la Tétraktys, image figurée de la structure du monde reposant sur la somme des quatre premiers nombres qui aboutit à la décade. C'est selon l'ordre décroissant des durées - 4, 3, 2, 1 - que s'étagent les quatre Âges qui conduisent de l'Âge d'Or à la fin de l'Âge de Fer, la durée totale du cycle correspondant à la Grande Année précessionnelle de 25 920 ans, composée de douze mois précessionnels de 2160 ans chacun - total qui équivaut aussi à 72 Jours de 360 ans. Revenons maintenant à notre question de départ : en quel temps vivons-nous ? Notre conscience immédiate nous fait percevoir le temps comme une progression linéaire, qu'elle soit scandée par les périodisations des historiens en Antiquité, Moyen Âge et Temps modernes, par exemple, ou qu'elle soit rythmée, selon l'astrologie mondiale telle que la conçoit André Barbault, par les interactions des cycles planétaires des lentes, de Jupiter à Pluton. Ce premier regard sur le temps s'inscrit dans une conception immanente, dans le fil d'un déroulement continu. Il y a bien conscience de ruptures, de mutations, mais elles demeurent dans le cadre d'un fil temporel ininterrompu. On peut dire alors que le sentiment de crise qu'éprouvent aujourd'hui les Européens correspond à la fin de leur prédominance sur la scène mondiale, qu'ils ont exercée depuis le temps des Grandes Découvertes à la fin du XVe siècle. Un retour cyclique de cinq siècles ramène aujourd'hui au premier plan des civilisations anciennes, soumises pour un temps, à l'hégémonie de l'Occident (la Chine, l'Inde, le monde islamique). Mais si l'on se réfère non plus à la conscience immédiate, imprégnée par ailleurs par l'idéologie du Progrès forgée au siècle des Lumières et véhiculée par le scientisme du XIXe siècle, mais à une conscience métaphysique éclairée par la connaissance des lois de la cyclologie traditionnelle, nous intégrons sur l'horizontale immanente les interférences qu'apporte la verticale transcendante, en particulier au moment des grandes mutations cycliques. Ce sont sur ces moments clés d'interférence transcendante que portent les prophéties, dont Jean Phaure était un connaisseur à la fois avide et attentif. Il faut ajouter, cependant, que la prophétie, au moment où elle se formule, apparaît en quelque sorte comme un livre fermé, un livre dont les pages ne s'ouvrent qu'au fur et à mesure de l'accomplissement dans l'Histoire (et je renvoie ici au livre fondamental de Raoul Auclair, Histoire et Prophétie). Vient alors le temps des exégètes, ceux qui, par leur éveil à l'intelligence du cœur, sont rendus capables de lire ces pages désormais ouvertes et d'interpréter à la lumière des prophéties le sens de l'Histoire au moment où elle se déroule et de qualifier la nature des temps à leur époque. Trois de ces précieux exégètes ont profondément marqué ce que je pourrais appeler ma « conscience cyclologique », éveillée auparavant par l'œuvre de René Guénon. Il s'agit de ce trio des Témoins de la Tradition que furent Raoul Auclair, Vlaicu Ionescu et Jean Phaure, tous trois disparus en peu de temps au tournant du siècle (entre 1997 et 2002). Tous trois apportent à notre question une réponse qui, au fond, met au premier plan la nature proprement « eschatologique » de notre temps. Qui dit eschatologie dit « fins dernières », et plus précisément fins dernières collectives, touchant au sort de l'humanité tout entière, et non pas seulement au destin personnel de chaque individu. Ainsi, toute l'œuvre de Jean Phaure s'inscrit dans l'attente d'une fin, annoncée depuis près de deux mille ans dans les Écritures saintes, que ce soit dans les derniers chapitres des trois Évangiles synoptiques ou dans le livre de l'Apocalypse. Mais, dans cette perspective, il est essentiel de bien saisir la nature de la fin dans laquelle se trouve le monde actuel. D'après ce que dit Jean Phaure dans ses écrits - notamment dans son Cycle de l'Humanité adamique et dans le complément qu'apporte son dernier livre Les Portes du Troisième Millénaire - ainsi que dans ses cours et conférences qui ont été soigneusement dactylographiés par Franz Tinel et recueillis par Anne-Marie Robin (que je remercie infiniment ce m'avoir transmis ce précieux héritage que je vais tâcher de rendre public dans le cadre de mon site personnel), il semble bien que la fin envisagée par Jean Phaure se réfère à deux grands cycles distincts. D'une part, le cycle de Daniel, qui est au cœur de l'œuvre d'une richesse incomparable de Raoul Auclair : cycle ouvert en 603 av. J.-C. au moment de l'interprétation par le prophète Daniel du Songe de Nabuchodonosor, avec l'explication de sa vision d'une statue d'or, d'airain, d'argent et de fer, en relation avec la succession des Empires dans une perspective d'involution cyclique ; le point d'aboutissement, au terme de 2520 ans - soit 7 Jours de 360 ans, une « Grande Semaine d'années » - s'est produit durant l'année cruciale de 1917, marquée par le Retour d'Israël dans sa terre, par la révolution bolchévique et par l'Internationale communiste partant à la conquête du monde, enfin par le miracle de Fatima dont la dimension eschatologique est éclatante. Jean Phaure distingue ce qu'il nomme le « petit cycle de Daniel » qui se clôt en 1917 et le « grand cycle de Daniel » qui s'achève en 1989, soit un Jour de 72 ans plus tard. C'est cette période de 72 ans, dont nous avons presque tous vécu une part plus ou moins grande, que Raoul Auclair qualifie de « Jour de Yahvé », dont il précise abondamment la nature et les caractéristiques non seulement dans celui de ses ouvrages qui porte ce titre mais également dans l'ensemble de son œuvre, et en particulier dans les trois volumes consacrés à une lecture des dix-sept premiers chapitres de l'Apocalypse. Englobant ce laps de 72 ans dans ce qu'il nomme le « grand cycle de Daniel », Jean Phaure évacue le Jour de Yahvé tel que l'interprète Raoul Auclair, pour le réinscrire, dans son scénario eschatologique propre, sous la forme d'une crise particulièrement aigüe, mais brève - qu'il situe « après la grande Doriphorie de la Noël 1989 et avant la fin du XXe siècle » [1]. Une lettre à Vlaicu Ionescu en date du 15 janvier 1993 précise même : « Nous sommes à l'entrée de ce temps qui s'appelle le Jour de Yahvé (1993-1997) ». Mais par ailleurs, Jean Phaure voit s'inscrire dans notre temps la fin d'un cycle infiniment plus vaste, qu'il nomme le Cycle Adamique, d'une durée de 64 800 ans (soit dix fois la durée de sa dernière partie, l'Âge de fer, en référence à la Tétraktys pythagoricienne). Sur l'horloge zodiacale qui est celle du cycle précessionnel de 25 920 ans, l'aiguille - qui a passé par le Point Vernal à 0° Bélier au moment de l'Incarnation du Christ, atteint maintenant la fin du signe du Verseau, un point qui se situe à l'opposition de l'époque présumée de la destruction de l'Atlantide (vers 10 800 ans av. J.-C.), alors que l'aiguille entrait dans le signe du Lion [2]. Cette conception beaucoup plus vaste se rapporte plus directement, me semble-t-il, aux enseignements de René Guénon et à leurs développements, dans le domaine de la cyclologie traditionnelle, par Gaston Georgel, que Jean Phaure cite au passage, mais sans y référer de manière substantielle. S'il y a accord fondamental entre les trois Témoins de la Tradition pour qualifier notre temps dans sa dimension eschatologique, il existe, sur ce socle commun, de profondes divergences quant à l'interprétation du scénario eschatologique en cours. Nous avons déjà observé la différence radicale de traitement du « Jour de Yahvé » chez Jean Phaure et chez Raoul Auclair. Un témoignage d'Anne-Marie Robin vient nous éclairer sur une discussion « amicale mais très animée » qui eut lieu à Paris entre Jean Phaure et Vlaicu Ionescu le 20 septembre 1999, peu après la fameuse « éclipse nostradamique » du 11 août de la même année - sous les auspices de laquelle, rappelons-le, Vladimir Poutine fut appelé par Boris Eltsine au poste de Premier ministre de la Russie. La discussion portait sur la question du « Grand Monarque » : Vlaicu Ionescu affirmait que le Grand Monarque naîtrait dans l'obscurité, au cours d'une éclipse (celle d'août 1999) et Jean Phaure protestait énergiquement en disant qu'il était né bien avant et que s'il était né en 1999 il faudrait très longtemps avant qu'il soit en âge d'intervenir en France et en Europe, et cela lui paraissait si loin ! [3]. La question est d'importance, car elle détermine tout le déroulement du scénario eschatologique. Il semble bien que la logique de Jean Phaure reposait sur la prise en compte des deux grandes doriphories survenues durant la seconde moitié du XXe siècle : celle de 1989 - désignée par Jean Phaure comme « Trompette de l'Apocalypse », qui a correspondu à la Chute du Mur de Berlin et qui a culminé, à la fin décembre 1989, avec la chute et l'exécution du couple Ceaucescu en Roumanie ; et celle du 4 février 1962, soit vingt-sept ans auparavant, doriphorie que Jean Phaure associe avec la « colonisation sanglante par les troupes maoïstes de la dernière civilisation traditionnelle (au sens guénonien du terme) de la Terre encore survivante au XXe siècle : le Tibet » [4]. Même s'il ne l'explicite pas, il me semble que Jean Phaure pouvait fort bien avoir à l'esprit que c'est sous cette doriphorie de février 1962 qu'avait pu naître le futur Grand Monarque : ce dernier aurait alors atteint en 1995 sa 33e année… Il y aurait beaucoup à dire sur cette prophétie du Grand Monarque, envers laquelle René Guénon a exprimé des réserves très sérieuses ; mais ce n'est pas le moment ni le lieu de se livrer à un tel examen. Nous avons relevé qu'au fur et à mesure de l'involution cyclique et de l'approche de la fin il se produit comme une sorte de relais entre les générations : c'est ainsi qu'au début des années 1950 disparaissent à la fois René Guénon et deux grands maîtres spirituels, Shri Aurobindo et Shri Ramana Maharshi. Au tournant du siècle, ce sont Raoul Auclair, Vlaicu Ionescu et Jean Phaure qui nous ont quittés. Pour les nains que nous sommes - nains juchés cependant sur les épaules des géants qui nous ont précédé - notre rôle est de continuer à scruter les temps qui viennent, à nous efforcer de préciser le scénario eschatologique dans son cours accéléré. Quand nous observons, chez nos prédécesseurs, des erreurs manifestes dans le scénario qu'ils ont présenté - comme ce fut le cas de Jean Phaure - nous n'avons ni à jeter sur ces erreurs un voile pudique de thuriféraires, ni non plus à considérer avec condescendance leurs faiblesses : bien au contraire, nous avons à apprendre d'eux non seulement des enseignements fondamentaux qui demeurent acquis, mais également des erreurs de perspective et de datation qu'ils ont pu commettre dans le scénario eschatologique qu'ils ont proposé selon les lumières dont ils disposaient et selon le degré de la descente cyclique qu'ils ont eu à traverser. Et, bien conscients de notre indignité et de la faiblesse de nos dons d'exégètes, nous devons œuvrer comme eux à l'élucidation de ces profonds mystères sans craindre les erreurs que nous commettrons fatalement du fait que le livre des prophéties ne s'ouvre que peu à peu et que seules nous sont accessibles les pages que le Ciel juge bon de faire connaître selon les nécessités du temps présent. En ce qui me concerne, je rappellerai que j'avais émis, lors d'un colloque d'astrologie mondiale à Laval, en 1992, en présence de Jean Phaure et de Philippe Lavenu, l'hypothèse d'une sorte de « supplément » au Jour de Yahvé défini par Raoul Auclair, un supplément de 42 ans (nombre cyclique fortement présent dans le livre de l'Apocalypse), qui conduirait de 1989 à 2031, avec, sans doute, une scansion forte en 2010. Les médias se sont emparés du thème de la « fin du calendrier Maya » - qui doit survenir le 21 décembre 2012 - thème sur lequel fleurissent les supputations les plus abracadabrantes dans les divers milieux du « New Age » : cela va jusqu'à l'évocation d'une « ascension » de l'humanité enlevée de terre par des extra-terrestres secourables ! Pour ma part, j'ai depuis longtemps signalé que cette perspective m'apparaissait comme un leurre, destiné à gommer les véritables échéances eschatologiques, et surtout à les discréditer suite au ridicule de pseudo-prophéties évidemment non réalisées. En revanche, un suivi attentif des tensions internationales sur le plan géopolitique et une analyse du thème de la prochaine conjonction Mars-Pluton et de l'éclipse lunaire qui suit, les 27 et 28 novembre 2012, permettent de présager, en restant dans le pur domaine de l'astrologie mondiale, le risque d'événements de grande importance vers la fin de l'année. Charles Ridoux Amfroipret, le 16 août 2012 Annexes A propos du Grand Monarque Le temps de notre intervention lors de la cérémonie d'hommage à Jean Phaure ayant été, comme il en avait été convenu, limité à vingt minutes, il semble nécessaire d'apporter quelques compléments à propos de deux thèmes dont le premier est important dans les écrits de Jean Phaure, et l'autre d'une actualité maintenant très proche : à savoir, les prédictions relatives au « Grand Monarque » [5] d'une part, la fin du calendrier maya d'autre part, avec les effervescences eschatologiques dans l'attente de la date fatidique du 21 décembre 2012. Sur ces deux questions, il nous a semblé que le meilleur guide pour éclairer nos esprits était René Guénon, en particulier le chapitre XXXIX du Règne de la quantité et les signes des temps, intitulé « La duperie des prophéties » [6]. René Guénon apporte une première précision en réservant le terme de prophétie aux seules annonces d'événements futurs contenues dans les Livres sacrés des différentes traditions, et dont l'inspiration est d'ordre purement spirituel ; les autres formes relèvent de la prédiction. Il montre ensuite que, dans les conditions qui sont celles des temps modernes, c'est-à-dire à l'époque de fin cyclique du Kali-Yuga (ou Âge sombre), les prédictions présentent un mélange de vrai et de faux qui les rend exploitables à des fins douteuses ; il expose enfin le caractère perturbateur et nocif pour la mentalité publique, du fait que l'accent est généralement porté sur l'aspect menaçant, terrifiant et imminent des événements annoncés. Et il donne pour exemple l'annonce de la destruction de Paris par le feu, dont le seul résultat a été de susciter une impression de terreur chez beaucoup de gens. L'exemple suivant concerne justement les prédictions relatives au Grand Monarque : On ne saurait croire, par exemple, combien de gens ont été déséquilibrés gravement, et parfois irrémédiablement, par les nombreuses prédictions où il est question du « Grand Pape » et du « Grand Monarque » et qui contiennent pourtant quelques traces de certaines vérités mais étrangement déformées par les « miroirs » du psychisme inférieur, et par surcroît, rapetissées à la mesure de la mentalité des « voyants » qui les ont en quelque sorte « matérialisées » et plus ou moins étroitement « localisées » pour les faire rentrer dans le cadre de leurs idées préconçues. C'est, aux yeux de René Guénon, un cas typique de mélange de vrai et de faux ; la part de vrai est d'ailleurs réduite (« quelques traces de certaines vérités ») et quasiment annulée par les déformations qu'elle subit ; de ce fait, cette pseudo-prophétie se prête à « une exploitation ‘à rebours' dans le sens de la subversion », favorisant ainsi les noirs desseins de la contre-traditions. La part de vérité contenue dans les prédictions relatives au Grand Monarque se rapporte à des choses qui concernent ce que René Guénon appelle le « redressement » final, qui doit se produire au terme du cycle en cours, permettant l'entrée dans un nouveau cycle. Ici, René Guénon évoque le rôle du dixième Avatâra de la tradition hindoue et celui du Mahdi dans la tradition islamique - figures qui trouvent leur correspondant dans le Veltro (515) de Dante. Ce que Guénon reproche à la légende du Grand Monarque, telle qu'elle a été véhiculée notamment par la « Prophétie d'Orval », née vraisemblablement dans la première moitié du XVIe siècle et divulguée au temps de la Révolution française dans un cercle d'émigrés français, c'est de déformer une vérité ayant trait à la fin du cycle de deux façons : par une « matérialisation » et par une « localisation étroite » d'un phénomène qui concerne la planète tout entière. Cette « localisation étroite » consisterait en une sorte d'exploitation frauduleuse de symboles impériaux : L'histoire du Grand Monarque n'est que la parodie et le « rapetissement » aux dimensions de la royauté française, d'un thème universel, celui du précurseur qui annoncera le véritable Saint-Empire, le Royaume de Dieu sur terre, et jouera ainsi analogiquement à l'égard du Christ glorieux, le rôle de saint Jean-Baptiste à l'égard de Jésus de Nazareth [7]. Le faux et le vrai se mêlent inextricablement autour du thème d'une « Mission de la France » dans les temps de la fin. La conception « étroite » exposée, par exemple, dans les écrits du marquis de la Franquerie [8], entre étrangement aujourd'hui en résonance avec certaines visées des néo-conservateurs de Washington ou d'ailleurs qui rêvent de régler le « choc des civilisations » dans une guerre atomique qui anéantirait d'un coup le monde musulman : Il sera donné au Grand Roi, annoncé par tant de prophéties, d'en assumer le triomphe par la dernière croisade qui détruira à tout jamais la secte de Mahomet et libérera les Lieux Saints, où, après un règne des plus glorieux, il ira à Jérusalem, sur le Mont des Oliviers déposer sa Couronne et son Sceptre [9]. Il est à craindre que les apprentis-sorciers qui ont la prétention de susciter un Armageddon à leur convenance n'aplanissent en fait les voies au règne de l'Antéchrist. Au contraire, dans l'économie providentielle qui s'exprime au travers de diverses figures selon les traditions - le Veltro de Dante, le Mahdi de la tradition musulmane, le Grand Prophète qui reviendra dans l'esprit de Moïse selon la tradition hébraïque - la thématique est celle d'un rassemblement de tous les peuples autour du Précurseur [10]. Il n'en demeure pas moins que la France est destinée à être, dans le temps du séisme eschatologique, l'ultime Terre Sainte : cela est sans doute à mettre en relation avec ce qui fut au cœur de la mission de Jeanne d'Arc le jour où elle amena le roi Charles VII à remettre formellement son royaume dans les mains du Christ. Dans son livre intitulé Mystère de l'Histoire, Raoul Auclair évoque la déclaration que fait Jeanne d'Arc au Dauphin Charles, lors de son arrivée à Chinon : « J'ai nom Jehanne la Pucelle et vous mande par moi le Roi des cieux que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims, et serez lieutenant du Roi des cieux qui est Roi de France ». Raoul Auclair ajoute en note une référence au récit que fait de cet épisode le marquis de la Franquerie, qui s'inspire du P. Théotime de Saint-Just [11] : Le 21 juin 1429, à quatre heures du soir, le Roi Charles VII donne son Royaume à Jeanne. Jeanne donne à son tour la France à Jésus-Christ. Nos Seigneurs, dit-elle d'une voix forte, à présent c'est Jésus-Christ qui parle : « Moi, Seigneur Eternel, je la donne au Roi Charles » [12]. La fin du calendrier maya Le mélange perturbant de vrai et de faux, plus dangereux que le simple mensonge - et qui correspond à ce que Vladimir Volkoff disait de la « désinformation » - caractérise aussi la fièvre émotive qui s'attache à la fin du calendrier maya et à l'attente exaltée de la date fatidique du 21 décembre 2012. On peut voir à l'œuvre ce processus de « matérialisation » dont parlait René Guénon, en particulier lorsque certains illuminés annoncent la prochaine évacuation de la Terre par des extraterrestres - ce qui fait penser, d'ailleurs, à l'évacuation des Atlantes par des fusées interplanétaires dans une célèbre bande dessinée de la série « Blake et Mortimer » [13]. Il est ainsi question, sur certains sites - que l'on pourrait croire dédiés à la science-fiction mais qui se présentent comme véhicules de vérités incontestables - d'une « Flotte intergalactique de la Fraternité de Lumière et de son chef, Asthar Sheran ». Les contacts avec notre monde passent à travers des séances de transmission de pensée autour de « canaux médiumniques », tel l'américain David Wilcock présenté comme une réincarnation d'Edgar Cayce : nous sommes par là plongés dans toutes ces eaux troubles dont René Guénon a cherché à préserver ses lecteurs dans ses deux ouvrages L'Erreur spirite et Le Théosophisme. A la fin de l'année 2002, un message d'Asthar Sheran annonçait pour la fin de l'année 2012 une évacuation massive des populations de la Terre, dans une parodie d'ascension matérialisée par une flotte de fusées intergalactiques, actuellement en orbite occultée autour de Vénus. Cette thématique trouve un relais dans la fin du calendrier maya avancée pour le 21 décembre 2012. La part de vérité, ici, consiste en ce que le calendrier maya paraît bel et bien se rattacher à des données en relation avec la cyclologie traditionnelle et se relier étroitement à la Précession des Équinoxes, dont le cycle est de douze fois 2 160 ans, soit 25 920 ans. Ce calendrier est d'une admirable complexité et il ne saurait être question ici d'entrer dans les détails de sa structure et de son organisation, qui affecte non seulement le comput temporel, mais aussi toute l'organisation sociale et les conceptions cosmiques et religieuses de la société, ainsi que les destinées individuelles [14]. Le faux, certainement, consiste à prétendre que la fin de ce calendrier - qui marque à la fois la fin d'un cycle du Soleil et le début d'un autre cycle - serait le signe de la fin du monde. Un anthropologue né au sein d'une famille espagnole de l'Altiplano, sur les hauteurs du Guatemala, qui se nomme Carlos Barrios, explique de manière relativement nuancée ce que représente, pour lui, l'enjeu de l'échéance du 21 décembre 2012. Ce personnage a été en relation avec la tribu maya des Mam, considérés comme les Gardiens du Temps, qui sont des références en ce qui concerne les anciens calendriers. Selon notre anthropologue, un fait déterminant dans l'histoire des Amérindiens a correspondu aux prédictions ressortant du calendrier Tzolk'in, considéré comme sacré et basé sur le cycles des Pléiades : c'est le dimanche de Pâques du 21 avril 1519 que Hernando Cortez et sa flotte accostèrent sur la côte bordant l'actuelle ville de Vera Cruz au Mexique. Une ère nouvelle a commencé alors pour les Mayas, appelée l'ère des « Neuf Enfers (9 x 52 ans, qui conduisent du 21 avril 1519 au 16 août 1987). Cette date marquait la fin de l'ère du Quatrième Soleil et l'entrée dans une zone cyclique intermédiaire, précédant l'entrée dans l'ère du Cinquième Soleil qui devrait commencer le 21 décembre 2012. Ainsi, pour les Mayas, loin d'indiquer la fin du monde, la date du 21 décembre 2012 devrait marquer au contraire une renaissance, le démarrage d'une nouvelle Ère, ceci étant à mettre par ailleurs en relation avec le réalignement de l'axe polaire sur le Centre galactique (situé actuellement à 27° Sagittaire). On peut discuter - et nous verrons bien ce qu'il en est dans les prochains mois - de certaines prévisions avancées par Carlos Barrios concernant un effondrement bancaire, une montée du niveau des océans, le risque d'une guerre qui entraînerait la mort des deux tiers de l'humanité - ce qui nous semble le plus important dans le message qu'il a adressé lors d'une conférence à Santa Fe, c'est le rappel des vérités spirituelles les plus élémentaires, mais aussi les plus communes à toutes les traditions authentiques : La plus grande sagesse est la simplicité. L'amour, le respect, la tolérance, le partage, la gratitude, le pardon, tout cela n'est ni difficile ni complexe. La véritable connaissance est gratuite. Elle est encodée dans votre ADN. Tout ce dont vous avez besoin est à l'intérieur de vous. De grands Enseignants l'ont dit depuis le commencement des temps : Trouvez votre cœur, et vous trouverez votre chemin. Nous sommes loin, ici, des efforts de la contre-tradition visant à enténébrer les âmes et à semer la désespérance dans les cœurs. Naturellement, Carlos Barrios est contesté, y compris, semble-t-il, chez les Mayas, et il se pourrait que son message de sagesse « écologico-ésotérique » soit le produit de son individualité, et non celui des enseignements mayas [15]. Toujours est-il que son point de vue sur les attentes relatives au 21 décembre 2012 contreviennent aux inquiétantes fantasmagories des zélateurs d'Asthar Sheran. La question du calendrier Maya n'est d'ailleurs pas une nouveauté. En 1970, dans la revue Atlantis, F. Dupuy-Pacherand traite de cette question dans le cadre d'un article sur la justice et la religion des Aztèques. Il évoque d'abord le système de datation des Mayas fondé sur le nombre 13 et son multiples 52 : Les Mayas faisaient partir leur calendrier d'une date qui paraît équivaloir à l'an 3113 avant notre ère ; dans leur système, cette date originelle s'écrivait : 13.0.0.0.0. Cette curieuse combinaison chiffrée nous montre l'importance accordée au nombre treize, nombre dont les multiples (26-52-260) paraissent liés constamment à des rythmes cosmiques et solaires. En particulier les cycles de 52 ans étaient si importants aux yeux des Mayas ou des Aztèques qu'ils faisaient souvent cadrer les événements relatés dans leur tradition avec un ou plusieurs groupes de 52 années. Ils utilisaient aussi dans leurs calculs le « baktun » (période comprenant 400 x 360 jours), ou les multiples du « baktun » ; les 5 derniers jours de l'année solaire étaient considérés comme une période néfaste, idée que l'on retrouve dans la plupart des traditions anciennes. Tous les 52 ans étaient marqués par des cérémonies d'abord lugubres, puis joyeuses, et par le renouvellement des feux perpétuels des temples, car il s'agissait de célébrer magiquement le point d'arrivée et le point de départ d'un nouveau cycle solaire. Puis il présente le système complexe du calendrier sacré (le Tzolkin) et le développement prodigieux de ce comput sur des milliers, voire des millions d'années : Le calendrier Maya habituel comportait 18 mois de 20 jours (soit 360 jours) avec des intercalaires selon diverses combinaisons (annuelles ou pluri-annuelles) pour compléter l'année solaire réelle. Il fallait y adjoindre un calendrier religieux spécial, le Tzolkin, formé de 20 périodes de 13 jours, soit 260 jours, dont les engrenages numériques ne pouvaient correspondre effectivement avec les rythmes solaires que tous les 52 ans, ce qui explique l'attention que l'on portait à ce cycle. Les prêtres astronomes connaissaient un calendrier lunaire qui comprenait 405 lunaisons consécutives, réparties en 60 groupes de 6 lunaisons et 9 groupes de 5 lunaisons. Le total des 405 lunaisons donnait 11 960 jours, soit une différence d'un jour seulement, sur trois siècles, en comparaison des estimations actuelles. Enfin un calendrier basé sur les phases de la planète Vénus entrait encore en jeu dans les extraordinaires computs des observateurs infatigables de l'Amérique centrale. Ils avaient calculé que la révolution synodique de cette planète était de 584 jours, chiffre très voisin du décompte de nos astronomes (583,92 jours), et ils en avaient déduit un nouvel engrenage vénusien et solaire de 384 années. Bien entendu, les déchiffrements réalisés ne donnent encore que des notions imparfaites sur les immenses systèmes conçus par les élites Mayas. Les cosmoglyphes symboliques et les nombres leur permettaient un jeu colossal d'abstractions rythmiques qui pouvait porter sur des milliers et même des millions d'années (400 millions d'années sur les stèles de Quiriga). Thème du 21 décembre 2012 Nous nous limiterons ici, dans l'analyse du thème du 21 décembre 2012 - qui est celui de l'Ingrès du Soleil en Capricorne, déterminant le climat général pour l'année 2013 - à la pièce principale du tableau qui est la triplice Uranus-Pluton-Kronos. Nous disons bien « triplice » et non pas simplement carré Uranus-Pluton, car nous avons été amené, au fil des six années précédentes, à intégrer dans nos recherches les Transneptuniennes, « planètes » hypothétiques découvertes dans le cadre de l'École de Hambourg par Alfred Witte dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale. Pour une présentation de ces Transneptuniennes, nous renvoyons à notre article « A propos de l'astrologie uranienne » [16], et pour une application intégrant ces facteurs planétaires, nos lecteurs peuvent se reporter à notre analyse de l'Ingrès de Balance 2012 [17]. Le carré Uranus-Pluton 2012-2015, situé dans les signes Cardinaux, évoque au premier abord une figure semblable qui s'est présenté au moment de la grande crise du début des années 1930. Il y a là comme un « relais » dans le temps, d'une grande crise à l'autre. La phase actuelle du cycle Uranus-Pluton accompagne un phénomène de dislocation de l'équilibre mondial sous deux aspects : la disparition de l'équilibre entre puissances issue de la Seconde Guerre mondiale d'une part ; et, plus en profondeur, la fin de la prédominance exercée par l'Europe sur tous les continents depuis l'aube des Temps modernes et des grandes découvertes. Et l'on assiste à une sorte de « choc en retour » de ce qui fut le grand choc des civilisations au moment où la modernité occidentale est venue ébranler les civilisations traditionnelles de l'Orient et des Amériques. Si l'on enrichit maintenant cette analyse par les indications qu'apportent les facteurs des Transneptuniennes, il faut prendre en compte le cycle Hadès-Kronos, étroitement imbriqué au cycle Uranus-Pluton, non seulement dans la conjoncture actuelle, mais déjà lors de la conjonction Uranus-Pluton de 1710 - où l'on trouve une quadruplice Uranus-Pluton-Hadès-Kronos - thème-racine du phénomène de la Révolution, qui se manifestera au grand jour à la fin du XVIIIe siècle, lors de la Révolution française, au moment de l'opposition du cycle Uranus-Pluton. Nous avons là comme un grand cycle de la Révolution qui surplombe toute la dernière phase involutive du Kali-Yuga, dont le point d'aboutissement pourrait se produire lors de la prochaine conjonction Hadès-Kronos en 2031. La signature de cette quadruplice apparaît nettement dans le thème de l'Ingrès du Capricorne 2012, avec Uranus au double carré des deux axes Soleil/Pluton et Hadès/Kronos. Le tableau évoque une grande pauvreté, une extrême pénurie, un changement brutal dans le mode de vie et d'alimentation ; ensuite le développement de grandes vilenies, beaucoup de méchanceté et de bassesse ; enfin, le risque d'un grand malheur soudain causant beaucoup de victimes : tel semble devoir être le climat général pour l'année 2013 et même, au-delà, pour toute la période du carré Uranus-Pluton, de 2012 à 2015. Les conjonctions Neptune-Pluton de 576 av. J.-C. et de 1891 Quelques simples remarques à propos de l'interférence des Transneptuniennes dans ces deux conjonctions Neptune-Pluton. La première, dans le premier quart du VIe siècle av. J.-C., est d'une importance cruciale, puisque de nombreux auteurs considèrent, à juste titre, cette période comme un commencement philosophique ou religieux dans de nombreuses civilisations. En outre, il ne s'agit pas seulement d'une conjonction Neptune-Pluton, mais d'une triple conjonction Uranus-Neptune-Pluton, les trois trans-saturniennes ne formant une telle conjonction qu'en l'année 3369. Nous observons qu'à 9° du Taureau, au cœur de cette triple conjonction, se situe l'axe Apollon/Poséidon qui encadre les trois planètes trans-saturniennes. L'axe Apollon/Poséidon se réfère à la mentalité, au comportement psychique et spirituel, à la diffusion et la propagation des idées. L'implication d'Uranus dans cet axe signale une union impromptue avec des partisans, ainsi qu'un talent prophétique : indication particulièrement éloquente lorsque l'on songe que cette conjonction du début du VIe siècle a correspondu à la propagation des enseignements de Confucius, de Lao-Tseu, du Bouddha, du Deutéro-Isaïe, de Zoroastre… Avec Pluton, nous avons en outre l'indication que le phénomène en cause en est à son origine, au tout début d'un développement prometteur. L'humanité a vécu, au moins jusqu'à l'orée du XXIe siècle, dans la mouvance des grands enseignements formulés à cette époque dans les civilisations les plus diverses. La conjonction de 1891 régit le cycle actuel, qui en est encore à sa phase ascendante, avec un sextile de très longue durée qui s'étend de 1940 à 2020 environ. Ici, nous avons d'abord l'implication de Poséidon dans l'axe Neptune/Pluton ; on y lit l'indication d'une transformation et évolution imperceptible de l'esprit, d'une sagesse secrète : peut-être y aurait-il là une allusion au fait qu'en fin de cycle se produit une récapitulation de toutes les connaissances présentes durant la première phase, celle de l'Âge d'Or ; cette fonction récapitulative a été particulièrement mise en valeur au travers de toute l'œuvre de René Guénon. Mais nous avons par ailleurs l'axe Hadès/Admetos, dont la première signification tourne autour des notions de pessimisme, tristesse, froideur, manque de fiabilité, usure, détérioration : voilà qui évoque davantage la tonalité psycho-mentale du monde moderne en fin de cycle. Mais à côté de ce tableau, l'axe Hadès/Admetos évoque aussi la plus haute antiquité, le passé lointain : on retrouve alors cette référence à une récapitulation des connaissances ; et en effet, depuis l'époque de la Révolution française et de la campagne de Bonaparte en Égypte, les recherches archéologiques n'ont cessé de mettre au jour des monuments et des objets de la plus haute antiquité - dont Guénon signale par ailleurs qu'ils peuvent être cause de fortes perturbations psychiques dans le cadre du monde moderne ignorant des influences spirituelles qu'ils véhiculent. Neptune associé à cet axe suggère beaucoup de confusion, d'erreurs, d'illusions et de tromperies : on pourrait y déceler l'action de ce que Guénon nomme « l'anti-tradition ». Quant à Pluton, il signale le manque croissant de matières premières et la parcimonie : des indications qui prennent un sens tout à fait actuel au temps du carré Uranus-Pluton de 2012-2015. Poséidon s'insère également dans l'axe Hadès/Admetos, avec la double indication d'ignorance et d'indifférence spirituelle, mais aussi d'un intérêt pour la lointaine antiquité, pour la nuit des temps. Éclipse « nostradamique » de 1999 : Transneptuniennes et Courbe de « Logos » Nous avons évoqué plus haut le point de désaccord entre Jean Phaure et Vlaicu Ionescu à propos de l'année 1999, dont le point culminant fut l'éclipse totale du Soleil du 11 août, visible à travers toute l'Europe, et dont la figure majeure était celle d'un carré Saturne-Uranus activé par un carré Soleil-Mars au milieu des signes Cardinaux (et donc en relation avec le Point Vernal en Harmonique 8). On peut précisément observer l'implication dans cette figure du carré entre les deux Transneptuniennes Zeus et Kronos. Une figure extraordinaire aurait pu venir alimenter le débat entre Jean Phaure et Vlaicu Ionescu : le mouvement de la courbe de Logos, tel que le présente Paul Bernard-Decroze dans son ouvrage fort original intitulé Les Blasons astrologiques. Sans qu'il soit besoin ici d'entrer dans les détails, disons simplement que Logos est une courbe résultant du mouvement des dix planètes (du Soleil à Pluton), ce qui permet de mesurer, un peu dans la même optique que l'Indice cyclique d'André Barbault, l'état d'équilibre ou de déséquilibre et de repérer, au cours de l'histoire, des périodes d'instabilité. Paul Bernard est assez proche également des recherches d'André Barbault relatives à une synthèse de l'état d'équilibre ou de déséquilibre de l'ensemble du système solaire, selon la concentration ou la diffraction des planètes autour de la circonférence zodiacale. Barbault trouve un outil adéquat dans l'Indice cyclique (qui est obtenu par l'addition de tous les écarts entre les cinq planètes lentes). Paul Bernard recourt à un compteur de densité obtenu par un vecteur radial de longueur variable (m), dont la pointe orientée vers le centre de gravité des dix planètes reçoit le nom de Kronos (K), tandis que la projection radiale de Kronos sur la circonférence du zodiaque reçoit le nom de Logos (L). Cela permet d'observer des périodes d'équilibre et des périodes d'instabilité au cours de l'histoire. Un des diagrammes les plus spectaculaires dans cet ouvrage est fourni avec le mouvement de Logos pour l'année 1999. Voici comment Paul Bernard présente cette figure : La figure 45 reproduit le mouvement de Logos, entité messagère des dix planètes et point du zodiaque où s'équilibrent leurs influences. La courbe habituelle de Logos prend la forme d'une montée relativement lente, rythmée par l'oscillation continuelle que lui imprime le mouvement de la Lune. Fréquemment, mais avec des interruptions qui peuvent durer quelques années, cette courbe s'envole brutalement, ce qui correspond aux phases d'ouverture. En 1999 toutefois, ce décrochement va se manifester avec une extraordinaire ampleur, jamais constatée depuis le début de l'ère chrétienne, et qui ne se présentera plus pendant le IIIe millénaire. Il s'agit d'un véritable saut quantique, d'un brusque relèvement du niveau des énergies planétaires [18]. Naturellement, il était possible, avant 1999, d'interpréter ce schéma dans le sens de Jean Phaure qui situait à cette époque la fin du cycle ; il demeure plausible aujourd'hui de voir dans ce « saut quantique », le signe de la venue dans notre monde d'un être ou d'une entité appelée à jouer un rôle considérable au moment de la conjonction Hadès-Kronos en 2031… Charles Ridoux Amfroipret, le 27 octobre 2012 [1] Phaure Jean, Les Portes du Troisième Millénaire. Les Astres, les prophéties et la fin de l'Histoire, Éditions Ramuel, 1994, p. 94. [2] Phaure Jean, Le Cycle de l'humanité adamique. Introduction à l'étude de la cyclologie traditionnelle et de la Fin des Temps, Dervy-Livres, 1983 (1e éd. 1973), p. 262. [3] Robin Anne-Marie, « Témoignage sur Jean Phaure ». [4] Les Portes…, op. cit., p. 75. [5] Signalons au passage que Jean Phaure a donné, le lundi 26 mars 1973 une conférence sur « La monarchie française et le Grand Monarque », dans le cadre des lundis de l'Institut d'herméneutique. [6] Guénon René, Le Règne de la quantité et les signes des temps, Gallimard, 1945, Coll. Idées. [7] Origenius, « L'histoire vraie du faux Grand Monarque », sur le site du « Forum Catholique » (forum destiné aux catholiques attachés à la liturgie traditionnelle dans la fidélité au Magistère romain). [8] Cf. notamment : La mission divine de la France, éd. Saint-Michel, 1956 (rééd. aux Ed. Saint-Rémi, Cadillac, 2000 ; La Vierge Marie dans l'histoire de France (1re éd. 1939), éd. Résiac, Montsûrs, 1974 ; Le Saint Pape et le grand monarque d'après les prophéties, éd. de Chiré, Chiré-en-Montreuil, 1980. [9] Franquerie (marquis de la), Mission divine de la France, éd. Saint-Michel, 1956. [10] Origenius signale de façon intéressante que le terme hébreu viqehath (rassembler) a pour valeur numérique 515, équivalent du Veltro de Dante. A ce propos, on ne peut que conseiller le livre remarquable de Lima de Freitas, 515. Le lieu du miroir. Art et numérologie, Albin Michel, 1993 (Bibliothèque de l'Hermétisme). [11] Joannès Rodéry (en religion le P. Théotime de Saint-Just) est connu pour avoir exposé la doctrine du Cardinal Pie concernant la royauté sociale de Jésus-Christ dans un ouvrage paru en 1923, et qui a connu par la suite de nombreuses éditions. [12] Auclair Raoul, Le Mystère de l'Histoire, Nouvelles Editions Latines, 1977, p. 265. [13] Edgar P. Jacobs, L'Énigme de l'Atlantide, Le Lombard, 1957. [14] Voir à cet égard les chapitres consacrés aux calendriers des Amérindiens dans le livre de Federico Gonzales, Le symbolisme précolombien. Cosmovision des Cultures Archaïques, que l'on peut consulter sur le site de la revue Symbolos. [15] C'est ce qu'avance Laure Gratias, dans son livre La Grande Peur de 2012, Albin Michel, 2011. [16] Sur le site : http://ift.tt/2emS9Im [17] Sur le site : http://ift.tt/2dvNYwr [18] Bernard-Decroze Paul, Les Blasons astrologiques, Éditions du Rocher, 1999, p. 230. - Artículo*: Charles RIDOUX - Más info en psico@mijasnatural.com / 607725547 MENADEL Psicología Clínica y Transpersonal Tradicional (Pneumatología) en Mijas y Fuengirola, MIJAS NATURAL *No suscribimos necesariamente las opiniones o artículos aquí enlazados
 

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